Menu
Logo Logo
  • DE
  • FR
  • IT
  • La Commune 135
  • Énergie et environnement 127
  • Territoire et mobilité 78
  • Commune numérique 70
  • Editorial 53
  • Politique sociale 53
  • Finances et économie 28
  • Colonne 25
  • Actualités de la Berne fédérale 17
  • Santé 14
  • 6
  • Nadja Sutter 103
  • Manon Röthlisberger 22
  • Alain Meyer 20
  • Fabio Pacozzi 19
  • Gerhard Lob 11
  • Grégory Grin 11
  • Fabrice Müller 10
  • Christoph Niederberger 9
  • Kaspar Abplanalp 9
  • Luisa Tringale 8
  • Nora Hesse 8
  • Mathias Müller 7
  • Barbara Thalmann 6
  • Benedikt Vogel 6
  • Claudia Kratochvil-Hametner 6
  • Denise Lachat 6
  • Gérald Strub 6
  • Valérie Beauverd 6
  • Annegret Mathari 5
  • Benno Staub 5
  • Marion Loher 5
  • Maude Schreyer 5
  • Maude Schreyer-Gonthier 5
  • Sandra Lüthi 5
  • Anna Kocher 4
  • Anne Devaux 4
  • Claudia Hametner 4
  • Florina German 4
  • Joachim Tillessen 4
  • Julia Rippstein 4
  • Nicola Pini 4
  • Patricia Michaud 4
  • Remo Bürgi 4
  • Silvan Müggler 4
  • Viviane Pfister 4
  • Claudia Kratochvil 3
  • Hannes Germann 3
  • Jana Machljankin 3
  • Kilian Cuche 3
  • Lukas Weibel 3
  • Nathalie Gigandet 3
  • Nina Ammon 3
  • Sarah C. Sidler 3
  • Silvana Menzli 3
  • Vérène Gaillard 3
  • Yvonne Kiefer-Glomme 3
  • Anita Wenger 2
  • Anna Rosenthaler 2
  • Carole Imhof 2
  • Diana Müller 2
  • Eloïse Eperon 2
  • Felice Dafond 2
  • Florian Koch 2
  • Gilles A. Léchot 2
  • Guirec Gicquel 2
  • Heinz Ammann 2
  • Isabelle Schletti 2
  • Janina Wolfsberger 2
  • Jenny Leuba 2
  • Jonas Schmid 2
  • Karin Freiermuth 2
  • Lara Gross Etter 2
  • Lukas Kistler 2
  • Manuel Reisinger 2
  • Martine Salomon 2
  • Micheline Guerry-Berchier 2
  • Myriam Kleiner 2
  • Oliver Wullschleger 2
  • Pieter Poldervaart 2
  • Samuel Kissling 2
  • Tatjana Schädler 2
  • Thomas Egger 2
  • red 2
  • Daniel Baehler 1
  • Joëlle Fahrni et Wieland Hintz, responsables énergie solaire 1
  • Adrian Irniger 1
  • Adrian Schmid 1
  • Alissa Brenn 1
  • Andrea Beeler 1
  • Andreas Gattlen 1
  • Andreas Huber 1
  • Andreas Hurni 1
  • Andreas Meyer Primavesi 1
  • Andreas Staeger 1
  • Andreas Weidmann 1
  • Angelo Lozza 1
  • Anja Raaber 1
  • Anna Celio-Panzeri 1
  • Anna Celio-Panzeri et Luisa Tringale 1
  • Anna Katharina Gasser 1
  • Anna-Lena Burren 1
  • Annika Müller 1
  • Annika Schmidt 1
  • Arnaud Barras und Petra Horch 1
  • Association suisse des écoles de musique 1
  • Astrid Bossert Meier 1
  • Audrey Monbaron 1
  • Aurélie Schmassmann 1
  • Axel Thoma 1
  • Balz Halter 1
  • 7-8 | 2024 19
  • 7-8 | 2026 18
  • 10 l 2025 17
  • 11 l 2025 16
  • 12 | 2024 16
  • 4 | 2026 16
  • 9 l 2025 16
  • 9 | 2024 16
  • 3 l 2025 15
  • 5 | 2024 15
  • 5 | 2026 15
  • 6 | 2026 15
  • 7-8 l 2025 15
  • 1-2 l 2025 14
  • 11 | 2024 14
  • 4 l 2025 14
  • 6 | 2024 14
  • 9 | 2026 14
  • 10 | 2024 13
  • 3 | 2026 13
  • 4 | 2024 13
  • 6 l 2025 13
  • 1-2 | 2026 12
  • 12 l 2025 12
  • 12 | 2022 12
  • 3 | 2024 12
  • 4 l 2023 12
  • 5 l 2025 12
  • 7/8 | 2021 11
  • 1-2 l 2023 10
  • 10 | 2021 10
  • 11 l 2023 10
  • 12 l 2023 10
  • 5 l 2023 10
  • 9 | 2021 9
  • 10 l 2023 8
  • 10 | 2022 8
  • 11 | 2021 8
  • 6 l 2023 8
  • 6 | 2021 8
  • 6 | 2022 8
  • 7-8 | 2022 8
  • 9 | 2022 8
  • 1-2 l 2024 7
  • 1/2 | 2021 7
  • 3 l 2023 7
  • 4 | 2021 7
  • 5 | 2022 7
  • 7-8 l 2023 7
  • 9 l 2023 7
  • 1/2 | 2022 6
  • 11 | 2022 6
  • 4 | 2022 6
  • 5 | 2021 4
  • 3 | 2022 3
  • 3 | 2021 1
Found 628 results in 2 milliseconds. Displaying results 71 to 80 of 628.
  • «
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • ....
  • »
Results per page:

«Chaque commune devrait se préoccuper de l’IA»

L’intelligence artificielle se développe de manière fulgurante. Les administrations publiques doivent toutefois faire preuve de prudence dans son utilisation. Des données saisies une seule fois dans un outil d’IA peuvent devenir publiques, ce qui ne doit absolument pas se produire, en particulier lorsqu'il s'agit de données personnelles sensibles. L’expert IA Reto Vogt recommande aux communes de de se saisir de ce thème, d’élaborer des directives et de former les collaboratrices et collaborateurs à l’utilisation de l’IA. Pour les communes, les outils d’IA peuvent notamment être utiles dans la communication avec la population, dans la mesure où ils peuvent contribuer à rédiger de façon plus compréhensible des textes sur Internet, des newsletter ainsi que des communiqués de presse. Des chatbots IA sur les sites web des communes peuvent aussi être pertinents, car ils permettent de répondre à des questions dans plusieurs langues. Les communes devraient cependant veiller à ce que ces chatbots n'aient accès qu'aux informations fournies et ne fassent pas des recherches sur l’ensemble d’Internet. Cela minimise le risque de fausses réponses. En effet, les communes en assumeraient la responsabilité, une responsabilité qu’elles ne peuvent déléguer à l’IA. Nadja Sutter

Des communes soleuroises développent ensemble des services digitaux

En mars 2025, l’équipe de GemeindeConnect (un projet commun de l’Association des Communes Suisses et de l’association Ma Commune) a lancé le projet pilote avec les associations communales soleuroises. L’objectif: offrir en l’espace de 12 mois cinq services communaux sur le portail cantonal my.so.ch, de manière standardisée et en étant centré sur le client. Des prestations communales pourront ainsi à l’avenir aussi être mises à disposition de la population par le biais du portail cantonal, peu importe la commune compétente pour traiter la demande. Les Public Innovators forment le cœur du projet. Ces spécialistes des administrations communales collaborent à titre bénévole au sein de groupes d’innovation thématiques. Ils ont défini les cinq services de façon professionnelle et ont apporté leurs expériences du quotidien dans les communes et les associations. Le transfert de savoir par le biais des Public Innovators est un point clé du projet. Ces derniers assumeront à l’avenir un rôle central dans la poursuite du développement des services. La phase d’introduction a démarré en janvier 2026. Plus de 130 collaboratrices et collaborateurs des administrations communales ont participé à la séance d’information. L’équipe de GemeindeConnect accompagne étroitement les communes soleuroises. A côté d’une aide pour la mise en place du cockpit communal, l’accent est aussi mis sur les questions techniques. Les communes reçoivent des instructions, peuvent participer à des formations et sont soutenues individuellement lors du paramétrage de leurs services. En mars 2026, les cinq premiers services seront mis à disposition de la population. Le modèle soleurois prouve qu’un développement en commun est plus efficace qu’une numérisation chacun de son côté. Thomas Blum, Michael Steiner

Une épicerie qui vend du lien social

«L’épicerie, c’est l’âme d’un village», lance Wanda Hopman, la gérante de la «Butia Ramosch». Son âme, Ramosch – un village de Basse-Engadine perché à 1233 mètres – a bien failli la perdre. En 2019, après avoir exploité durant 30 ans l’unique magasin de cette localité d’environ 490 habitantes et habitants, la famille qui le gérait a décidé de jeter l’éponge. Attachés à leur épicerie, les indigènes se sont alors mobilisés pour imaginer une relève. Ils ont fondé l’association «Società Butia Ramosch», dont les cotisations des membres devaient couvrir le loyer de l’échoppe. C’est à ce moment-là que Wanda Hopman est entrée en scène. Quelques années après avoir quitté l’hôtel Val Sinestra, situé dans la vallée latérale éponyme et qu’elle avait dirigé durant trois décennies, elle cherchait un nouveau projet dans lequel investir son énergie et ses idées. L’aventure démarre en 2020, en même temps que la crise du Covid-19. Une «chance dans la malchance», puisque la population locale a alors tendance à délaisser les commerces de Scuol et à faire ses courses sur place. Reste qu’un obstacle de taille vient vite barrer la route de Wanda et de ses collègues de la «Società Butia Ramosch»: les propriétaires des locaux abritant l’épicerie depuis des dizaines d’années résilient le bail. Persuadées de l’importance sociale que joue un tel établissement, surtout dans un village qui ne compte plus de restaurant, les autorités communales interviennent. Un terrain est mis à disposition au cœur de la localité, juste à côté de l’école et de l’église, et un bâtiment y est construit en urgence. Il est inauguré en avril 2023. Outre une épicerie franchisée Prima, la structure comporte un bureau de poste et un centre d’information pour les touristes. Sans oublier bien sûr le café Plazzin, dont la terrasse fait face aux élégants sommets qui marquent la frontière entre la Suisse, l’Autriche et l’Italie. Les quatre collaboratrices du magasin, qui résident toutes à Ramosch, y servent notamment des petits plats légers et simples. «Deux fois par semaine, je cuisine par ailleurs un menu de midi complet, sur réservation; il est apprécié aussi bien par les ouvriers que les personnes retraitées», se réjouit la dynamique sexagénaire. Elle précise qu’avant de lancer cette formule, elle s’est renseignée afin de connaître les besoins et envies des uns et des autres, dans un esprit «par les habitants pour les habitants». Des idées pour «sa» Butia, la gérante en a à revendre. Du généreux assortiment de produits régionaux au stand mettant en avant les créations d’artisans locaux, en passant par la prolongation des horaires d’ouverture du bistrot les soirs de répétition de la fanfare villageoise et à l’organisation de bourses aux vêtements devant l’épicerie, il y en a pour tous les goûts. Autant d’initiatives qui visent d’une part à favoriser le lien social, «puisque le but même de l’association est de s’assurer que Ramosch demeure un village vivant». D’autre part, «il est devenu très compliqué pour les épiceries de village, qui plus est en montagne, de compter uniquement sur la vente de produits alimentaires pour attirer la clientèle». «Il est devenu très compliqué pour les épiceries de village de compter uniquement sur la vente de produits alimentaires.» Wanda Hopman, gérante de la Butia Ramosch Séduit par le concept de l’établissement et par l’engagement de ses responsables, le jury du Prix Montagne a choisi la Butia Ramosch parmi les nominés de son édition 2024. Pour mémoire, cette récompense est attribuée par l’Aide suisse à la montagne et le Groupement suisse pour les régions de montagne à des projets créant de la valeur ajoutée et des emplois, tout en contribuant à la diversité économique des régions de montagne suisses. Séduits eux aussi, les habitants et habitantes du village jouent le jeu. «Les ventes grimpent gentiment; je suis donc confiante en l’avenir, même si gérer une épicerie de montagne équivaut à randonner sur une ligne de crête», commente Wanda. Après un instant d’hésitation, elle ajoute: «A l’ère des grands supermarchés et discounters, un cliché est tenace: faire ses courses dans une épicerie de village serait forcément plus cher.» Or, «si l’on prend tous les facteurs pertinents en considération, notamment l’absence de trajet et le fait qu’on est beaucoup moins tenté d’acheter des produits superflus», les petits commerces de proximité ont de quoi séduire toutes les bourses. Patricia Michaud

Et si le service public devenait un choix de carrière évident?

«Les communes ont tendance à sous-estimer leurs atouts», relève d’emblée Aurélie Lesne-Gouillon, directrice de «Jura bernois.Bienne (Jb.B)» et membre du Conseil de fondation de la marque territoriale «Grand Chasseral». Or, le service public communal dispose d’arguments solides, à condition de les rendre visibles. La création de la marque «Grand Chasseral» découle indirectement de cette volonté. Portée initialement par la société civile soit l’économie, le tourisme, l’agriculture, l’environnement et les communes, la sphère politique s’est rapidement jointe à l’effort. Trente-neuf communes du Jura bernois constituent aujourd’hui cette marque territoriale, dont le slogan est «Grand Chasseral: le meilleur du Jura bernois, sans chichi». Son logo représente l’ADN et les forces de cette région, qui sont mises en valeur. L’un des volets d’activité de cette fondation concerne l’employabilité dans la région. La principale force réside dans la mise en réseau et le travail collectif pour rendre un territoire attractif. Comme toute organisation, une commune véhicule une image. Comment construire et développer sa «marque» en tant que commune employeuse? Le Grand Chasseral, comme d’autres régions suisses, dispose d’un cadre de vie et d’un environnement de grande qualité ainsi que de possibilités de logement. À cela doivent s’ajouter des conditions de travail en adéquation avec notre époque: temps partiel, possibilités de télétravail ou encore annualisation du temps de travail. Ces éléments doivent être clairement présentés et mis en avant. De plus, certaines fonctions clés au sein d’une commune, comme le poste de secrétaire communal ou municipal, avec le cahier des charges passionnant qu’il implique, doivent être mieux communiquées vers l’extérieur afin d’attirer des talents aux parcours moins conventionnels. Une commune a énormément à offrir et doit communiquer activement sur ces opportunités: «On ne vend pas seulement un poste, on propose de participer concrètement à la vie d’une collectivité», souligne Aurélie Lesne-Gouillon. Le pouvoir décisionnel d’un poste au sein de l’administration communale fait partie des points forts à valoriser. L’image de la commune, notamment via sa communication externe, peut également susciter l’intérêt de canditates et candidats potentiels et déboucher sur des candidatures spontanées. D’ailleurs, une grande partie des emplois de la région est désormais regroupée, notamment sur la plateforme LinkedIn. «On ne vend pas seulement un poste, on propose de participer concrètement à la vie d’une collectivité.» Aurélie Lesne-Gouillon, directrice de «Jura bernois.Bienne» Toutes les communes n’ont pas la taille critique nécessaire pour offrir des perspectives d’évolution internes. La solution se trouve souvent au niveau régional. C’est dans ce contexte que s’inscrit la collaboration intercommunale, qui permet de disposer de possibilités élargies d’évolution professionnelle. La mutualisation d’un poste, par exemple dans la gestion des permis de construire, peut le rendre plus attractif ou mieux correspondre à un taux d’activité ou à une classe salariale attractifs. L’objectif est de retenir les talents du secteur public dans une région plus large que les frontières communales. Cette logique vaut également pour la formation des apprenties et apprentis, avec des parcours de mobilité pendant l’apprentissage qui enrichissent les compétences tout en renforçant l’attractivité des métiers communaux. L’idée consiste à apprendre un métier grâce à un temps de formation réparti entre plusieurs communes de la région. La collaboration intercommunale constitue aussi un levier pour la formation continue. Le Grand Chasseral met en place un programme de formation continue pour les élus. Or, qui dit personnel dit également gestion des ressources humaines. Bien souvent, les spécialistes RH ne sont présents qu’à partir d’une certaine taille organisationnelle, alors même que ces compétences sont essentielles pour toute organisation. Leur mutualisation à l’échelle d’un territoire pourrait constituer une piste supplémentaire à l’avenir. Les communes ne partent pas de zéro. Elles disposent déjà de nombreux atouts, mais doivent apprendre à les nommer et les valoriser. L’enjeu n’est pas de copier le secteur privé, mais d’assumer pleinement la spécificité du service public local, comme le dit Aurélie Lesne-Gouillon: «Travailler pour une commune, c’est exercer un métier qui a du sens, au cœur de la vie quotidienne des habitants. Si nous savons le montrer, nous redeviendrons naturellement attractifs.» Manon Röthlisberger

L’animation communautaire professionnelle rassemble les générations

L’espace intergénérationnel à Rotkreuz est le centre du travail communautaire de la commune de Risch. C’est là que se rencontrent jeunes, familles, adultes et seniors. L’équipe interdisciplinaire «Générations et société» accompagne des personnes de tous âges et encourage les échanges au quotidien. Les animatrices et animateurs communautaires ES tels que Patrick Bütikofer et Rahel Heini (en formation) sont proches des gens. Ils écoutent, établissent des relations et soutiennent les idées de la population. Dans le cadre du travail avec les jeunes en particulier, ils instaurent la confiance, fournissent des repères et encouragent la coresponsabilité. Grâce à un bon réseau, des projets intergénérationnels tels que des dialogues politiques ou des événements culinaires communs voient le jour. L’animation communautaire professionnelle aide à réagir à la croissance, aux changements sociaux et à l’intégration. L’accompagnement par des animatrices et animateurs communautaires formés permet ainsi la participation et renforce durablement la cohabitation au sein de la commune. Lien vers la formation (en allemand): https://artiset.ch/hfg Astrid Bossert Meier

Boom économique en Valais: les communes professionnalisent leur recrutement

Le Valais vit un boom. Ces dernières années, de nombreuses personnes qualifiées ont déménagé dans le canton alpin. Les communes en ressentent les effets lorsqu’elles cherchent du personnel qualifié, remarque ainsi Joachim Rausis, président de l’Antenne Région Valais romand et président de la commune d’Orsières. L’Antenne Région Valais romand est un centre de compétences au service des collectivités publiques du Valais romand et fait office d’interface entre les communes et le canton. «Ce boom est très réjouissant. Il apporte davantage de ressources aux communes», relève Joachim Rausis. Dans le même temps, cela signifie qu’il y a une concurrence entre l’économie privée et les communes pour trouver du personnel qualifié. Il existe de grandes différences salariales, notamment pour les postes hautement spécialisés. Un autre facteur qui fait du Valais un cas particulier est sa situation périphérique. «Sur le Plateau ou sur l’Arc lémanique, les gens sont plus mobiles. Déménager en Valais pour son travail est un pas important», note Joachim Rausis. Les communes des vallées latérales qui sont uniquement accessibles en hiver avec un véhicule 4×4 sont désavantagées. Le Valais et ses communes ont pris conscience de la problématique et ont décidé d’agir. Depuis quelques années, le guide digital «valais4you» conseille les personnes qui déménagent en Valais. Il fournit des infos pratiques aux nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants et met en évidence les avantages d’une vie dans un canton de montagne. Florence Gessler, spécialiste en politique économique et touristique à l’Antenne Région Valais romand, constate par ailleurs que de nombreuses communes ont professionnalisé le recrutement du personnel ces dernières années. «De plus en plus de petites communes disposent aujourd’hui aussi de responsables RH spécialisés.» «De plus en plus de petites communes disposent aujourd’hui aussi de responsables RH spécialisés.» Florence Gessler, spécialiste en politique économique et touristique à l’Antenne Région Valais romand C’est ce que confirme également un sondage de «Commune Suisse» auprès des municipalités de Savièse, Riddes et Sion. Les responsables RH des trois communes déclarent qu’ils trouvent certes actuellement suffisamment de personnel, mais que cela exige de gros efforts et qu’il n’est pas rare d’enregistrer des désistements de dernière minute. Il est particulièrement difficile de recruter dans les métiers techniques, le secteur de l’enfance ainsi que dans certains postes très spécialisés. Tous soulignent combien il est important pour les communes d’investir dans le recrutement de leur personnel. «Nous œuvrons pour une réelle professionnalisation de la fonction RH au sein de notre commune. Il ne s’agit plus de traiter simplement les salaires, mais de revenir à l’humain», fait valoir Lorena Steiner-Conti, responsable RH de la commune de Riddes. «Dans le contexte actuel, les communes doivent adapter leurs pratiques et être plus proactives dans leur communication», argue Sévérine Stalder, responsable RH de Savièse. Les communes interrogées offrent à leur personnel des modèles de travail flexibles et des possibilités de formation continue. Elles cherchent aussi à créer un climat de travail agréable, grâce notamment à la reconnaissance du travail fourni et à une communication claire. La commune de Riddes mise également sur la formation et l’accompagnement des cadres. Depuis début 2026, les collaboratrices et collaborateurs y ont par ailleurs la possibilité de faire appel à une personne de confiance externe, en complément des dispositifs internes en place. La Ville de Sion mentionne des mesures similaires et a révisé son règlement du personnel. Elle investit par ailleurs dans son image en tant qu’employeuse. Elle a ainsi réalisé des vidéos de présentation de ses métiers. «Cette action a reçu un retour très positif de la population mais aussi de notre personnel», remarque Ludovic Bruchez, chef du service RH. Sion mise également sur des vidéos sur les réseaux sociaux pour inciter des jeunes à suivre une formation ou à occuper un poste au sein de l’administration municipale. Communiquer de manière proactive veut aussi dire mettre en avant les avantages d’un travail au sein d’une commune. Selon les personnes interrogées, il n’y a pas seulement la sécurité de l’emploi. Il y a avant tout le fait d’effectuer un travail porteur de sens au service de la population. «Il est possible de renforcer la marque de la commune comme employeuse grâce à des actions simples et peu coûteuses», estime Ludovic Bruchez. Et Joachim Rausis d’Orsières d’ajouter: «En tant que commune dans un canton périphérique, nous devons activement faire quelque chose pour notre attractivité comme employeuse.» «En tant que commune dans un canton périphérique, nous devons activement faire quelque chose pour notre attractivité comme employeuse.» Joachim Rausis, président de l’Antenne Région Valais romand et président de la commune d’Orsières (VS) Nadja Sutter

Top sharing: un tandem de cadres réussi

Melanie Lienhard et Phuntsok Namgyal-Hofstetter se partagent depuis octobre 2024 le poste de responsable du département de la construction, de l’environnement et de l’économie de la commune de Hitzkirch (LU). Elles se sont sciemment portées ensemble candidates en top sharing et avaient déjà une expérience commune à un poste à responsabilités dans une autre commune. Selon Melanie Lienhard, la commune de Hitzkirch s’est d’entrée montrée ouverte à l’idée. «Pour nous, cette solution est idéale car nous pouvons ainsi bien concilier famille et travail », relève Phuntsok Namgyal-Hofstetter. Pour la commune, elle a aussi des avantages car les profils des deux collaboratrices, avec leur parcours professionnel différent, se complètent parfaitement. Melanie Lienhard se concentre davantage sur l’aménagement du territoire, Phuntsok Namgyal-Hofstetter plutôt sur le bâtiment et le génie civil. La réussite du modèle de top sharing est aussi liée au fait que le tandem de cadres se comprend sur le plan humain et qu’il collabore en partenariat sur un pied d’égalité. Fabrice Müller

La commune en tant qu’employeur: un potentiel à exploiter

Etes-vous aussi confrontés dans votre commune à une pénurie de personnel qualifié ou avez-vous de la peine à trouver suffisamment de personnes prêtes à s’engager dans un exécutif ou dans des commissions? Une chose est sûre: les communes sont d’importantes entreprises formatrices et offrent dans divers domaines un travail varié et des perspectives professionnelles. Pour de nombreuses personnes, un engagement politique au sein d’une commune est le plus beau des mandats. Malgré de grandes responsabilités, on peut ainsi participer activement à la gestion de la commune et influer de manière déterminante sur la vie des habitantes et habitants. Dans la compétition pour attirer du personnel qualifié ou lorsqu’il faut repourvoir des postes politiques, il importe de penser out of the box et d’emprunter de nouveaux chemins. A côté de conditions de travail attrayantes et d’un encouragement ciblé de la relève, par exemple avec des offres d’emploi modernes et des formations continues proches de la pratique, de nouveaux modèles de travail représentent aussi une grande chance pour les administrations. Découvrez dans ce numéro comment l’association «Génération Conseil communal» entend renforcer la confiance en soi des jeunes et les inciter à s’engager politiquement au niveau communal. Ou encore ce que les communes bernoises et tessinoises entreprennent pour rester attractives en tant qu’employeuses. Le compte rendu sur l’expérience de la commune de Hitzkirch (LU) montre quant à lui comment des tâches opérationnelles et stratégiques peuvent être assumées avec succès par un tandem de cadres. Laissez-vous séduire par ces exemples! «Dans la compétition pour attirer du personnel qualifié ou lorsqu’il faut repourvoir des postes politiques, il importe de penser out of the box et d’emprunter de nouveaux chemins.» Claudia Kratochvil-Hametner, directrice de l’Association des Communes Suisses Claudia Kratochvil-Hametner

Ce qui rend les communes efficaces, un regard derrière les chiffres

Les communes suisses font face à des attentes croissantes en matière de prestations, de qualité de service et de transparence, alors que leurs marges financières restent limitées. Dans ce contexte, le projet de recherche «Benchmarking de l’efficience» de l’Université de Berne propose une base d’orientation factuelle pour la population, la politique et l’administration. À partir de données publiques de la Confédération, des cantons et des communes, harmonisées et mises à jour chaque année, l’outil compare de manière systématique l’efficience financière des communes. Les résultats sont présentés sur une plateforme web, où chaque commune est décrite sous forme de «story» et comparée à des communes structurellement similaires ainsi que dans le temps. L’analyse porte sur quatre domaines particulièrement coûteux: administration générale, formation, infrastructure et affaires sociales, en mettant toujours les dépenses en relation avec des indicateurs de prestations ou de structure. Le benchmarking ne constitue pas un classement politique, mais un instrument d’apprentissage et de réflexion sur l’utilisation des ressources publiques et la santé financière des communes. Plus d’informations: http://www.efficiencecommunale.ch/ «L’efficacité n’est pas une fin en soi: elle aide les communes à situer leurs prestations de manière réaliste.» Adrian Ritz, professeur d’économie d’entreprise et directeur du Centre de compétence pour la gestion publique de l’Université de Berne Prof. Dr Adrian Ritz, Ben Rechsteiner

Pénurie de personnel dans les communes tessinoises

Au Tessin, les communes ont également de plus en plus de mal à recruter du personnel qualifié, notamment dans les métiers techniques et les postes à responsabilités. Selon le département tessinois chargé des autorités locales, il ne s’agit pas d’une crise aiguë, mais d’un clair signal d’alarme. Une commission cantonale est en train d’élaborer une stratégie pour renforcer l’attrait des communes en tant qu’employeuses. La transformation du monde du travail joue à cet égard un rôle central. Les jeunes générations attendent davantage de flexibilité, des possibilités de développement et des styles de direction modernes. Des horaires de travail rigides et des routines classiques sont de plus en plus considérés comme un inconvénient. Peu de communes s’expriment publiquement. Arbedo-Castione évoque de meilleures chances de recrutement grâce à une gestion de la qualité. La commune de Gordola a réagi en proposant des conditions de travail adaptées, davantage de télétravail et en encourageant la formation continue, ce qui a conduit à une situation plus stable du personnel. Marco Jeitziner

  • «
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • ....
  • »
  • Abonnements
  • Protection des données
  • Impressum
  • Données médias
  • Archives PDF
  • Cookies
© Association des Communes Suisses
  • Home
  • Recherche
  • Archive
  • Abonnements
  • Données médias
  • Protection des données
  • Impressum
Fermer