Menu
Logo Logo
  • DE
  • FR
  • IT
  • Santé 14
  • Kaspar Abplanalp 2
  • Nadja Sutter 2
  • Alain Meyer 1
  • Chloé Jaunin 1
  • Diana Müller 1
  • Dominik Weber 1
  • Elisa Domeniconi 1
  • Florence Chenaux 1
  • Florian Koch 1
  • Gabriela Widmer 1
  • Ilona Hannich 1
  • Myriam Kleiner 1
  • Yves Weber 1
  • red 1
  • 10 l 2023 2
  • 6 | 2021 2
  • 1-2 l 2024 1
  • 10 | 2022 1
  • 11 | 2024 1
  • 12 l 2023 1
  • 12 l 2025 1
  • 12 | 2024 1
  • 3 | 2024 1
  • 6 | 2022 1
  • 7-8 | 2026 1
  • 9 | 2022 1
Search narrowed by: Catégorie: Santé Remove all filters
Found 14 results in 2 milliseconds. Displaying results 1 to 10 of 14.
  • 1
  • 2
  • »
Results per page:

Remise du prix national «Commune en santé/Ville en santé»

Un jury national a désigné trois lauréates pour le prix «Commune en santé/Ville en santé»: Adliswil (ZH), Meyrin (GE) et Schaffhouse. En signe de reconnaissance de leur engagement, les lauréates ont reçu chacune un prix de 5000 francs. La ville d’Adliswil a adopté une politique de promotion de la santé. Elle propose notamment des informations, des formations sur diverses thématiques et des activités visant à renforcer les compétences en santé de la population. Afin d’assurer la mise en œuvre, elle a créé un service de coordination «Drehscheibe Gesundheit» (Plateforme Santé) et a introduit un nouveau label «Gesundes Adliswil» (Adliswil en santé). Grâce à de nombreuses mesures, la ville de Meyrin encourage une alimentation durable, renforce les liens entre productrices, producteurs et consommatrices, consommateurs et augmente la proportion d’offres alimentaires saines, régionales et végétariennes. Par exemple, une alimentation saine dans les crèches et les écoles est garantie par des standards et des labels obligatoires et les associations sont encouragées à privilégier des prestataires locaux et des offres végétariennes lors de leurs manifestations. Sous la devise «Schaffhuuse spielt … dusse!» (Schaffhouse joue… dehors), la Ville de Schaffhouse poursuit un objectif clair: permettre aux enfants de bouger et de jouer dehors tous les jours. Pour y parvenir, les écoles, les quartiers et les familles se sont réunis pour mettre en œuvre des projets. Par exemple, des rues ludiques, des activités physiques mobiles ou encore des aires de jeux proches de la nature. Plus d’informations Yves Weber

Proches aidants: les communes exigent des conditions-cadres claires

Le rapport du Conseil fédéral sur le thème des proches aidants était attendu depuis longtemps. Le document publié en octobre par le gouvernement déçoit cependant les communes. Il fournit certes une bonne vue d’ensemble et des bases importantes, mais ne juge pas nécessaire de fixer au niveau fédéral des règles pour l’engagement de proches aidants par des organisations de soins et d’aide à domicile. C’est pourtant justement cela qui serait important pour les communes. Depuis que ces organisations ont commencé il y a quelques années à engager des proches aidants, cette pratique pèse lourdement sur les coûts de la santé à la charge des communes. «Les proches aidants fournissent une contribution indispensable en matière de soins de santé en Suisse, écrivent l’Association des Communes Suisses et l’Union des villes suisses dans une prise de position. Dans l’intérêt des proches qui prodiguent soins et soutien ainsi que des pouvoirs publics, l’Association des Communes Suisses et l’Union des villes suisses exigent de la Confédération des conditions-cadres claires pour les proches aidants en termes de définition, de qualité, de transparence, de conditions d’engagement et de montant des rémunérations.» Le rapport du Conseil fédéral sur le thème des proches aidants: https://www.bag.admin.ch/fr/newnsb/9CM49D78uIXXF-7lUFs5D Nadja Sutter

La santé en entreprise, une carte à jouer

Travailler dans un environnement sain s’avère non seulement bénéfique pour le bien-être personnel, mais aussi pour toute l’équipe: moins celle-ci doit compenser les arrêts de travail, plus sa productivité est élevée et, partant, celle de l’entreprise. Un environnement professionnel sain contribue en outre à alléger la pression sur les coûts: le personnel présent n’a pas besoin d’être remplacé à grands frais, ce qui limite les dommages inhérents à l’incapacité de travail et réduit par là même les coûts de risque appliqués par les caisses de pension et les assureurs d’indemnités journalières en cas de maladie. La gestion de la santé en entreprise (GSE) s’est imposée ces dernières années. Il n’existe cependant pas de recette miracle. «Selon la culture, la branche, la marche des affaires et les priorités du moment, une mesure peut être parfaitement adaptée dans une entreprise donnée et ne pas convenir du tout dans une autre», explique Stefan Kessler, expert en GSE. Plus d’informations sur: previs.ch/enbonnesante@work «La gestion de la santé en entreprise ne doit pas nécessairement être onéreuse: des mesures minimes peuvent déjà s’avérer efficaces.» Stefan Kessler, expert en GSE, continget.ch Kaspar Abplanalp

Réseau de soutien aux seniors à Gersau et Riddes

Près d’un tiers de la population du district de Gersau dans le canton de Schwyz est âgée de plus de 60 ans. En 2022, la commune a lancé le projet «Gersau – Leben im Alter» (Vivre sa vieillesse à Gersau) avec le soutien du programme d’action cantonal et l’accompagnement de la Fondation suisse pour la santé RADIX. Les quatre groupes de travail créés dans ce contexte et composés de personnes âgées ont développé de nombreux projets, dont un club de lecture et l’association «Senioren NetzWERK». La commune de Riddes dans le canton du Valais porte le label «Commune en santé». En organisant des sondages et des apéro-cafés, elle a recueilli les besoins de sa population âgée et établi un plan d’action. Le nouveau «Coin bla-bla» et les «Dîners du cœur» sont aujourd’hui des lieux de socialisation prisés. La conseillère municipale Daniela Gillioz conclut: «La démarche systématique, l’implication des personnes âgées et la mise en réseau d’acteurs locaux ont fait la différence pour Riddes.» Diana Müller, Myriam Kleiner

L’aménagement du territoire au service de la santé: cap sur Münsingen

«Münsingen 2030», ainsi s’intitule le projet sur la révision de l’aménagement local initiée en 2018. Depuis, toutes les bases légales relatives à la construction ont été revues, les plans de zone et les règlements alignés sur les plans directeurs Mobilité, Energie et Paysage. Le projet a-t-il un lien avec la santé? «Le mot santé apparaît une seule fois dans le règlement de construction, dans un article sur les plantes exotiques, explique Martin Niederberger, bien que le projet y contribue largement. Après tout, l’objectif de l’aménagement du territoire est de garantir la qualité de vie dans la commune.» Le projet «Münsingen 2030» encourage la création d’espaces ouverts qui sont favorables à la santé de la population, car ils invitent aux rencontres et à l’activité physique. Un environnement vert présente d’autres avantages: il participe à la biodiversité et à la régulation du climat. «De plus en plus, climat et santé sont des arguments qui font mouche», souligne Martin. «Nous appelons la population à nous transmettre ses souhaits par écrit. Pour les nouvelles constructions, on nous demande souvent des aires de jeu et des espaces récréatifs. Si nécessaire, nous les assortissons d’une interdiction de changement d’affectation.» L’aménagement du territoire contribue à faire des espaces extérieurs des lieux attrayants et à en garantir la pérennité: «La législation est déterminante ici, elle nous donne les leviers pour intervenir.» La construction d’une route a nécessité l’extension d’une surface d’infiltration, là où se trouvait un bassin d’infiltration entouré de hautes clôtures. «Nous nous sommes dit: nous pouvons faire mieux», se souvient Martin Niederberger. Des talus plats remplacent aujourd’hui les grillages; un pont, une fontaine et des bancs invitent à la détente. Le parc est devenu un lieu de rencontre très apprécié. «Une partie a été financée avec le budget alloué à la route, une autre avec les taxes d’assainissement des CFF.» Des fonds étrangers ont couvert plus de la moitié des coûts, ce qui a facilité l’octroi du crédit par le Conseil communal. «Cela montre à quel point notre travail peut être créatif et qu’il faut influencer le cours des choses dès le début.» L’assainissement de la route cantonale a laissé une grande zone inutilisée au centre de Münsingen. Sur ce terrain, devenu propriété de la commune, un espace public ouvert verra le jour. C’est un projet ambitieux. «Tout le monde a son idée. Nous devons tenir compte des besoins les plus variés.» Malgré les défis à relever, un projet consolidé existe désormais. «Les plans directeurs comme instruments d’aménagement du territoire sont précieux, car ils permettent d’exploiter des synergies.» Martin se réfère aux cours d’eau réglementés dans le plan directeur Paysage. «Une remise à ciel ouvert des cours d’eau n’est pas une mince affaire. Mais si d’autres travaux sont prévus à proximité, on peut penser plus grand.» Dans le cas évoqué, un ruisseau enterré à l’origine de problèmes d’inondation dans le village a pu être dévié, déterré et renaturalisé. La participation du canton et la construction d’un lotissement délimité par ce cours d’eau ont facilité le projet, dont une partie a été financée par le prélèvement de la taxe sur la plus-value prévue par la loi sur l’aménagement du territoire. Un autre moyen de promouvoir l’activité physique et les rencontres est d’ouvrir les installations à la population: «Toutes les installations scolaires et sportives sont ouvertes en dehors des heures de classe, même le week-end. Il y a deux ans, nous avons levé l’interdiction d’accès aux aires de jeu des jardins d’enfants.» Même le terrain de football du FC Münsingen est accessible à tout le monde. Climat, santé, espaces dédiés aux rencontres et à l’activité physique sont autant de thèmes qui figurent depuis longtemps dans l’aménagement du territoire de Münsingen. «Cela demande un engagement à toute épreuve, estime Martin Niederberger, mais qui est payant. Parfois, quand je passe devant un bel endroit, je me dis que c’est aussi un peu grâce à moi.» Ilona Hannich, Florian Koch

Promouvoir la santé au travail est vraiment payant

Vous avez déjà vécu cette situation, n’est-ce pas? L’absence pour cause de maladie de l’un des membres de l’équipe accroît automatiquement la charge de travail de ses collègues, ce qui peut être source de mécontentement et de stress. Sans compter les coûts indirects liés aux absences: outre les coûts salariaux directs, il y a des frais indirects d’organisation ou de main-d’œuvre externe à prendre en considération. D’autant qu’une incapacité de travail accroît le risque d’invalidité, avec des répercussions sur les coûts de risque à partir desquels les assureurs d’indemnités journalières en cas de maladie et les caisses de pension effectuent leurs calculs de cotisations: plus les dommages dus à l’incapacité de travail sont importants, plus la pression sur les primes de risque est élevée. Il est donc dans l’intérêt des personnes concernées comme de l’entreprise d’éviter autant que possible les absences pour maladie. Les collaboratrices et collaborateurs constituent en effet le bien le plus précieux d’une organisation. Un environnement de travail sain se caractérise par différents facteurs. Des modèles de temps de travail modernes et favorables à la vie de famille, une culture de conduite et d’entreprise respectueuse de la santé, mais aussi la disposition et la motivation du personnel à adopter un comportement sain et responsable sont autant de critères déterminants. Mettre en œuvre une gestion de la santé en entreprise (GSE) systématique et adaptée à l’organisation contribue par ailleurs efficacement à promouvoir le bien-être des collaboratrices et collaborateurs sur leur lieu de travail et à améliorer leurs performances. C’est prouvé: instaurer des mesures de prévention permet de réduire les absences pour maladie et les coûts y afférents. Instaurer un cadre sain visant à promouvoir et protéger la santé au sein de l’entreprise a des effets positifs sur les collaboratrices et collaborateurs. Les organisations saines exercent un pouvoir d’attraction qui fidélise le personnel en place (au niveau interne) et facilite les recrutements (au niveau externe); bref, l’employeuse ou l’employeur gagne en attractivité. Un atout non négligeable en ces temps de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, y compris pour les administrations communales. Pour s’en faire une idée, il s’avère utile d’analyser les ressources et les contraintes auxquelles les collaboratrices et collaborateurs sont exposés. Promotion Santé Suisse, une fondation soutenue par les cantons et les assureurs investie d’un mandat légal de promotion de la santé et de prévention des maladies, propose à cette fin divers instruments, par exemple, l’analyse du stress au travail (Job-Stress-Analysis), un outil en ligne validé de manière scientifique et éprouvé dans la pratique. Informations: previs.ch/fr/enbonnesante@work Job-Stress-Analysis | Promotion Santé Suisse (promotionsante.ch) Kaspar Abplanalp

Des repas équilibrés et durables pour les enfants

Gregory Pellissier: La commune de Marly a créé en 2021 une cuisine centralisée pour préparer des repas équilibrés et durables pour les enfants accueillis dans les structures communales. Dès le départ, nous avions la volonté de valoriser cette démarche: le label Fourchette verte - Ama terra a été adopté tout de suite, et en 2023 nous avons signé la charte Cuisinons Notre Région. Aujourd’hui, une crèche et deux accueils extrascolaires sont livrés, pour un total de 200 repas par jour. Dans le courant de l’année 2024, s’ajouteront une nouvelle crèche et la livraison de repas pour le personnel communal. La commune compte aujourd’hui près de 10 000 habitants et elle est en pleine expansion. Jan Descloux: La durabilité des repas ainsi que le soutien à l’économie régionale nous tiennent à cœur. Les aliments choisis proviennent en grande partie de la région fribourgeoise et sont pour la plupart bio. A titre d’exemple, toutes les farines et les légumes que nous utilisons sont bio et locaux. En outre, l’éducation au goût est fondamentale: les enfants doivent pouvoir découvrir de nouvelles saveurs, sous de nouvelles formes. Puisque l’on mange d’abord avec les yeux, la présentation de l’assiette joue aussi un rôle majeur. Gregory Pellissier: Notre chef de cuisine Jan Descloux sera secondé par un collaborateur dès février 2024. Toutefois, notre cuisine se veut inclusive. La commune a mandaté l’association «De toutes nos forces» qui offre la possibilité à des personnes en situation de handicap de s’insérer professionnellement. Ces personnes travaillent tous les jours en cuisine et livrent les repas. Jan Descloux: Un important défi auquel nous sommes confrontés est celui de former les personnes qui accompagnent les enfants, leur servent les repas et mangent avec eux. Ces personnes jouent un rôle fondamental dans l’appréciation des repas par les enfants: ils sont des modèles. En termes de durabilité, le gaspillage représente un défi constant. Grâce aux achats de proximité, nous avons déjà réussi à remplacer une grande partie des emballages en plastique en privilégiant les fruits et légumes en vrac et les contenants en verre réutilisables pour le lait et les yogourts. Nous collaborons aussi avec l’association «Frütile» qui valorise les fruits invendus en confiture. En ce qui concerne la planification des menus, tout est calculé minutieusement pour éviter le gaspillage. S’il arrive malgré ça qu’une partie de la nourriture ne soit pas servie, elle est congelée et revalorisée dans un autre menu. D’autres pistes sont à l’étude pour limiter le gaspillage. Dernier défi: les coûts. Malgré tous les efforts, l’augmentation des coûts des aliments, de l’électricité, etc. a une incidence sur le prix des menus. Actuellement, le coût de revient de nos repas, en marchandises, est d’environ 4 francs. Gregory Pellissier: Nous encourageons toutes les communes à entreprendre cette démarche. Elle nous donne une grande satisfaction et elle est appréciée par la population. Faire le premier pas demande de l’énergie. Une fois le roulement instauré, on s’aperçoit que cela fonctionne très bien. Notre commune en est l’exemple. S’investir afin d’offrir des repas équilibrés et durables en vaut la peine: cela est fondamental pour le bien-être des enfants. Pour certains enfants, manger dans nos structures représente le seul repas sain et équilibré. C’est donc une occasion privilégiée. Elisa Domeniconi

Promotion des compétences de vie à Chiasso

Avec l’espérance de vie qui se rallonge, la santé psychique des personnes âgées devient un point d’attention. Pour la maintenir à un âge avancé, il est important d’avoir des compétences de vie bien développées: des habiletés permettant d’affronter avec succès les défis et les tâches de la vie quotidienne. Chiara Maspero: La gestion de la vie quotidienne est rendue plus difficile par le déclin des capacités motrices et sensorielles: faire les courses ou monter les escaliers devient subitement un défi plus important. Les capacités cognitives, telles que la rapidité et la capacité de traitement de l’information, diminuent: il faut plus de temps pour comprendre et assimiler un concept ou alors il faut en simplifier l’explication afin qu’il soit compris. Pour terminer, il devient plus difficile de recevoir du soutien social à l’âge avancé, à cause de maladies ou du décès de proches. Pas toutes les compétences diminuent avec l’âge, certaines restent stables ou s’améliorent même. Il existe par ailleurs des différences notoires entre les personnes âgées au niveau des diverses compétences et de l’ancrage social, qui sont liées au mode de vie et aux relations qui existaient avant la vieillesse. Plus la force physique et mentale et les relations interpersonnelles diminuent, plus certaines ressources internes et externes aux personnes deviennent importantes. La ressource interne principale est l’auto-efficacité, c’est-à-dire le fait d’être en mesure de mener à bien les actions souhaitées grâce à ses propres compétences, et de faire face à des situations difficiles, tout en ayant conscience de ses limites. Le centre a été créé en 1987 sous forme de centre récréatif pour les personnes âgées. Après le passage sous la juridiction cantonale, il est devenu un centre d’action sociale dédié aux personnes à la retraite. Les objectifs du centre sont principalement la sociabilisation entre les usagères et usagers, le maintien de l’activité physique et mentale, mais également le soulagement des proches-aidants. Nous ne sommes pas une structure thérapeutique, même si notre personnel est composé de professionnels du domaine en mesure d’offrir un soutien plus ciblé en cas de besoin. Nous sommes surtout un centre qui aspire à faire (ré)affleurer les compétences sociales et communicatives encore présentes chez les personnes âgées. Celles qui viennent nous voir sont effectivement majoritairement autonomes et indépendantes. Et c’est peut-être là l’une des forces de notre activité: ces personnes peuvent décider de manière autonome si et à quelles activités elles souhaitent participer. Nous avons un programme hebdomadaire qui se compose d’activités fixes et d’autres qui changent chaque mois. Chaque activité, aussi simple qu’elle soit, a un objectif. Prenons le jeu de cartes: il peut sembler banal à première vue, mais il permet en réalité aux personnes âgées d’entraîner leurs capacités cognitives ou motrices et, à nous, de les observer discrètement. Nous organisons également de petites balades ou excursions qui encouragent la sociabilité et l’activité physique. Outre ces activités participatives, nous organisons également diverses sessions d’information pour nos usagères et usagers, durant lesquelles nous abordons des questions qui les concernent directement. Nous organisons des activités dédiées à la relaxation et au bien-être pour soutenir la régulation des émotions et la gestion du stress. Avec l’activité de musicothérapie «Emosuoni», que nous avons lancée en 2022 sur demande explicite de nos usagères et usagers, nous nous concentrons sur les émotions. Accompagnés par un musicien professionnel, nos usagères et usagers sont invités à exprimer leurs émotions en chantant. Une expérience magnifique dont l’objectif est simplement d’externaliser ce que l’on ressent au travers de sa propre voix, indépendamment des compétences en chant. Les participantes et participants ont indiqué s’être sentis plus positifs et responsabilisés après l’activité. Le «Café-récits» renforce l’autoréflexion en particulier et est un autre projet très apprécié de nos usagères et usagers. Il consiste à lancer des discussions en petits groupes de 8-10 personnes avec une modération externe. Les thématiques sont définies par le groupe à chaque rencontre et touchent au vécu et à l’expérience des usagères et usagers, qui partagent leurs souvenirs et leurs opinions. Cela leur permet de découvrir de nouveaux aspects de leur histoire de vie, de suivre le fil d’un discours et d’entraîner les compétences de communication. Nous proposons également divers moments informatifs, durant lesquels nous parlons de thématiques qui aident nos usagères et usagers à faire les bons choix pour leur santé, comme par exemple l’importance de l’hydratation, les risques liés à la canicule ou comment prévenir les chutes. «Nous sommes surtout un centre qui aspire à faire (ré)affleurer les compétences sociales et communicatives encore présentes chez les personnes âgées.» Chiara Maspero, responsable du centre à Chiasso (TI) L’une des responsabilités d’une commune est celle de promouvoir des activités ou des lieux dans lesquels les personnes âgées peuvent développer ou acquérir de nouvelles compétences, telles que les six mentionnées, importantes pour leur quotidien et leur qualité de vie et pour construire ou maintenir de nouvelles relations avec les pairs. Si la commune soutient et promeut ces activités, c’est toute la société qui en profite: les personnes âgées restent autonomes plus longtemps et peuvent s’engager également dans des activités utiles à toute la société, par exemple au travers du volontariat. Informations: Brochure de Promotion Santé Suisse « Compétences de vie et santé psychique des personnes âgées » Vidéos élaborées par Promotion Santé Suisse et Gerontologie.ch sur la thématique des compétences de vie chez les personnes âgées Feuille d’information 77 de Promotion Santé Suisse «Evaluation ‹Café-Récits› 2021–2022» Liste d’orientation PAC 2019 – extrait pour les communes et les villes: interventions et mesures dans les domaines de l’alimentation, de l’activité physique et de la santé psychique (disponible en allemand uniquement) Offre de conseil «Promotion des compétences de vie des personnes âgées» par Geronotologie.ch, destinée aux responsables de programmes d’action cantonaux (PAC) et responsables dans les communes ou les organisations spécialisées. Contacts: Franzisca Zehnder; zehnder@prevenziun.ch et Anne Eschen; anne@eschen.cc. Chloé Jaunin

Faire tomber les barrières pour les jeunes

Les enfants et les adolescents sont soumis à une forte pression psychique. C’est ce qu’a montré récemment une étude alarmante de Pro Juventute. Les consultations pour dépressions, pensées suicidaires et angoisses augmentent. Fait révélateur, deux des trois lauréates du prix «Ville en santé – Commune en santé 2023» se préoccupent des problèmes des jeunes. La Commune de Beromünster (LU) a mis en œuvre de nombreux projets après avoir procédé à une analyse des besoins des jeunes de la commune. Membre de l’ACS, la Commune de Moutier (BE) mène depuis pas mal de temps un projet visant à renforcer la santé psychique des jeunes. Ce dernier est présenté de manière plus précise dans les lignes qui suivent. La troisième lauréate est la Ville de Genève qui a développé un projet visant à encourager les seniors à bouger (voir encadré). Le projet prévôtois est basé sur le Centre de jeunesse du «Service de la jeunesse et des actions communautaires» (SeJAC). Celui-ci est ouvert du mardi au vendredi, l’après-midi après l’école. Les jeunes ne doivent pas s’annoncer et peuvent aller et venir comme ils l’entendent. Le Centre de jeunesse est équipé de manière fonctionnelle mais conviviale. On y trouve plusieurs sofas confortables, une table de ping-pong, un baby-foot et une table de billard. Les jeunes décident eux-mêmes de ce qu’ils y font et de la façon dont ils aménagent l’espace. «Le Centre de jeunesse est un troisième espace à côté de l’école et de la famille. A l’école et dans leur famille, les jeunes sont fortement limités, il y a beaucoup de règles. Chez nous, il n’y a guère de règles et les jeunes peuvent décider librement de la manière dont ils veulent passer leur temps», explique Nicolas Mangold, animateur socioculturel au centre et partie prenante au projet «Santé mentale – démocratiser l’accès aux prestations avec une approche de terrain». Le projet est porté par une équipe multidisciplinaire de sept personnes, ce qui fait le succès de la démarche. A côté de Nicolas Mangold, l’équipe est composée de Silvère Ackermann, animateur socioculturel et chef de service, Zélie Zuend, animatrice socioculturelle, Qendresa Latifi, psychologue et animatrice socioculturelle, les deux infirmières de santé communautaire Maulde Studer et Fátima Marques ainsi que la stagiaire Elise Vallat. Cette constellation est née suite à la décision prise il y a une dizaine d’années par le Canton de Berne de supprimer les infirmières et infirmiers scolaires. Moutier les a ensuite intégrés dans les structures communales et le SeJAC est né. L’équipe souligne combien cette coopération transdisciplinaire est précieuse. «Elle nous permet d’aider les jeunes dans de nombreux domaines – sans devoir les orienter vers d’autres services», relève Silvère Ackermann. C’est important car de nombreux jeunes qui fréquentent le centre sont en situation de vulnérabilité. Cela signifie qu’ils sont confrontés à plusieurs problèmes en même temps, par exemple des relations familiales instables ainsi que des difficultés à l’école ou dans leur place d’apprentissage. «Pour ces jeunes, chercher un soutien auprès d’un psychologue ou d’un service représente un important seuil à franchir, affirme la psychologue Qendresa Latifi. C’est encore un pas qu’ils doivent effectuer, encore une tâche qui leur pèse. Le Centre de jeunesse ne doit pas être un lieu où il y a des obligations.» Les jeunes y ont toujours trouvé une oreille attentive. Ils décident eux-mêmes si et comment ils acceptent l’aide. C’est cela justement la recette du succès. Selon Silvère Ackermann, la santé psychique des jeunes reste un grand tabou. Et de préciser: «Les offres en matière de santé psychique ne sont pas particulièrement inclusives. Avoir recours à elles nécessite un certain effort.» Qendresa Latifi remarque pour sa part que «faire le premier pas est très difficile pour les jeunes. Mais s’ils décident d’avoir un entretien, nombreux sont ceux qui parlent très ouvertement.» Actuellement, environ 50 à 70 jeunes viennent au Centre de jeunesse chaque semaine, ce qui permet à l’équipe d’identifier et d’appréhender des problèmes. Cela exige toutefois aussi beaucoup de flexibilité. «Nous nous adaptons aux besoins et modifions sans cesse nos méthodes. C’est assez exigeant, mais absolument nécessaire», souligne Silvère Ackermann. Nicolas Mangold ajoute: «Nous ne faisons pas de plan avec diverses activités. L’initiative vient toujours des jeunes.» Les activités sont développées avec les jeunes en ayant à l’œil la plus-value socioculturelle qu’elles offrent. Un groupe souhaite en ce moment aller pêcher. «Nous examinons maintenant comment nous pouvons mettre cela en place», note Nicolas Mangold. La réussite du projet est difficilement mesurable. «La plupart des jeunes ne réalisent que des années plus tard ce que le centre leur a apporté», fait valoir Qendresa Latifi. Comme l’équipe accompagne les jeunes sur une longue période, elle peut voir des améliorations, qui ne sont pas forcément visibles de l’extérieur, et y réfléchir avec les jeunes. Il n’y a pas de limite d’âge supérieure fixe. Les jeunes peuvent aussi fréquenter le Centre de jeunesse après avoir quitté l’école ou même achevé leur apprentissage. «Si le soutien tombe brusquement au moment de l’entrée en apprentissage à 15 ans, cela peut poser problème», argue Silvère Ackermann. Le prix «Ville en santé» est une reconnaissance importante pour l’équipe. «Il donne de la visibilité au projet et reconnaît notre démarche au niveau national.» Pour Moutier, c’est aussi essentiel dans la perspective du rattachement au canton du Jura. Contrairement au canton de Berne, le Jura prévoit l’engagement de personnel infirmier dans les écoles. Pour l’équipe, il serait toutefois important que les infirmières restent intégrées en son sein car cette approche multidisciplinaire est très fructueuse. Nadja Sutter

Active City donne de l’élan aux communes

Du sport et du plaisir pour toutes et tous! C’est par cette devise qu’Active City fait bouger la population: des plus jeunes aux plus âgés. L’offre se décline sur quatre à huit semaines dans différentes communes et villes de Suisse. Les habitants et habitantes peuvent tester facilement et gratuitement différentes pratiques sportives. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire. Avec Active City, chacune et chacun y trouve son compte! Du Bootcamp au Bodystep en passant par le yoga, la danse en ligne, le Qi-Gong, l’entraînement à la course ou le skateboard. Tout le monde est le bienvenu et peut participer, que l’on pratique régulièrement du sport ou non, jeune ou vieux. Ainsi, des octogénaires en pleine forme peuvent danser aux côtés d’adolescentes lors d’un cours de zumba. Des habitués du fitness et des novices transpirent ensemble lors d’un cours de Bootcamp en faisant des «burpees», des pompes et des squats. Les participants apprécient l’ambiance conviviale de ces moments invitant à engager la discussion avec sa voisine ou son voisin. Le sport crée des liens – et ce au-delà des générations et des cultures. Pratiquer le sport en extérieur rend l’activité plus ludique. Les petites communes comme les grandes villes peuvent mettre en œuvre Active City. Les communes, les villes ou les régions adaptent l’offre aux conditions régionales et la développent selon leurs besoins. Chaque site élabore son propre programme de cours en collaboration avec les associations et les clubs de sport locaux. Selon la taille de la commune, le nombre de cours et leur durée peuvent varier. La Commune de Bachenbülach (ZH) propose à ses quelque 4250 habitantes et habitants 20 cours sur quatre semaines. Avec ce projet, Bachenbülach souhaite promouvoir le sport et faire bouger sa population. Parallèlement, les associations sportives locales disposent d’un site internet pour présenter leurs offres. «Le sport crée des liens et nous rassemble en tant que communauté. Les habitants sont conscients des efforts investis par la commune, qui organise le projet et le met gratuitement à disposition – cela fait plaisir», décrit Yves Zwahlen, responsable du service contrôle des habitants/santé de la commune. «Ce qui a été le plus apprécié, c’est la bonne ambiance et la possibilité de participer spontanément.» Manuela Meier, conseillère communale à Bachenbülach Manuela Meier, conseillère communale à Bachenbülach et responsable du service de la santé, ajoute: «L’impatience de participer à Active City cette année était grande. Ce qui a été le plus apprécié, c’est la bonne ambiance et la possibilité de participer spontanément. Le fait de pouvoir essayer facilement et sans réservation différents types de sports est également un plus!» C’est ce que confirme une participante au programme de la commune de Volketswil (ZH): «Active City a été une excellente occasion de découvrir différents sports, et ce en plein air. J’espère vraiment que cela aura lieu l’année prochaine. C’était super!» Avec 19’100 habitantes et habitants, Volketswil est une ville un peu plus grande. Elle a opté pour 60 cours répartis sur huit semaines. Les habitants de cette commune auront l’opportunité de tester dix sports différents. «La facilité d’accès est un des grands avantages d’Active City. Nous atteignons ainsi toutes les couches de la population. Peu importe l’âge ou la forme physique de la personne», explique Shirin Hegetschweiler, responsable de la prévention de la commune de Volketswil. Le syndic, Monsieur Jean-Philippe Pinto, dit: «Avec Active City, Volketswil donne un signal fort pour la promotion de la santé et permet des rencontres intergénérationnelles. Grâce à cet engagement, la commune accroît son attractivité, et l’identification avec le lieu de résidence ou de travail augmente.» «Avec Active City, Volketswil donne un signal fort pour la promotion de la santé et permet des rencontres intergénérationnelles.» Jean-Philippe Pinto, syndic de Volketswil Les cours Active City sont animés par des associations ou des prestataires locaux. Les participants font ainsi connaissance avec les monitrices et moniteurs ainsi que les offres de leur région. A l’issue d’Active City, les participants peuvent continuer à suivre un cours de sport à proximité ou adhérer à un nouveau club. Active City, c’est aussi une plateforme attrayante pour les prestataires et les clubs locaux, qui peuvent ainsi faire de la publicité pour leurs offres et trouver de nouveaux membres. Lors des deux premières éditions, les villes et les communes sont soutenues par la fondation suisse pour la santé RADIX lors des travaux de préparation ainsi que de l’implantation du projet. En plus de l’accompagnement professionnel, les villes et les communes reçoivent également des instruments de travail, un accès au site internet d’Active City et un kit de communication attractif avec des modèles de flyers, d’affiches, d’écrans LED et de bâches. La phase pilote de deux ans peut être cofinancée, selon la commune ou la ville, par une subvention cantonale. De son côté, la commune met à disposition les ressources en personnel pour la gestion locale du projet (p. ex. délégué au sport, responsable des affaires sociales ou collaborateur administratif). La commune garantit également l’utilisation de l’espace public (p. ex. parc) et met à disposition les canaux de communication locaux. Active City est déjà mise en œuvre dans les cantons de Zurich et de Saint-Gall. Les communes et les villes qui souhaitent lancer le projet dans ces cantons l’année prochaine peuvent compter sur une contribution cantonale. Dans un deuxième temps, des Active Cities devraient voir le jour dans les cantons de Zoug et de Schaffhouse. Les communes pilotes zougoises et schaffhousoises qui lanceront Active City en 2023 bénéficieront également d’une contribution cantonale. Pour les villes et les communes des autres cantons suisses alémaniques, intéressées par Active City, elles peuvent s’adresser directement à RADIX. L’offre sera planifiée en collaboration avec le canton concerné. L’adaptation pour la Suisse romande est en cours de planification. Active City souhaite promouvoir le plaisir de bouger et de pratiquer du sport à l’extérieur dans toute la Suisse. Informations: www.activecity.ch www.radix.ch Gabriela Widmer

  • 1
  • 2
  • »
  • Abonnements
  • Protection des données
  • Impressum
  • Données médias
  • Archives PDF
  • Cookies
© Association des Communes Suisses
  • Home
  • Recherche
  • Archive
  • Abonnements
  • Données médias
  • Protection des données
  • Impressum
Fermer