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Ensemble, dans sa commune

Comment promouvoir et renforcer la participation politique et sociale de la population à la vie de sa commune? C'est la question qui a guidé le travail de l’ACS et de quatre communes pilotes dans le cadre du projet «in comune» financé par le programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations (CFM). L’ACS a accompagné les quatre communes dans le développement, la mise en œuvre et l'évaluation de projets participatifs, réalisés grâce aux ressources financières provenant du fonds «in comune». Au total, douze projets ont été réalisés dans les communes de Bühler (AR), Bussigny (VD), Chippis (VS) et Mendrisio (TI). Comment promouvoir et renforcer la participation politique et sociale de la population à la vie de sa commune? C'est la question qui a guidé le travail de l’ACS et de quatre communes pilotes dans le cadre du projet «in comune» financé par le programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations (CFM). L’ACS a accompagné les quatre communes dans le développement, la mise en œuvre et l'évaluation de projets participatifs, réalisés grâce aux ressources financières provenant du fonds «in comune». Au total, douze projets ont été réalisés dans les communes de Bühler (AR), Bussigny (VD), Chippis (VS) et Mendrisio (TI). Comment promouvoir et renforcer la participation politique et sociale de la population à la vie de sa commune? C'est la question qui a guidé le travail de l’ACS et de quatre communes pilotes dans le cadre du projet «in comune» financé par le programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations (CFM). L’ACS a accompagné les quatre communes dans le développement, la mise en œuvre et l'évaluation de projets participatifs, réalisés grâce aux ressources financières provenant du fonds «in comune». Au total, douze projets ont été réalisés dans les communes de Bühler (AR), Bussigny (VD), Chippis (VS) et Mendrisio (TI). 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L’ACS a accompagné les quatre communes dans le développement, la mise en œuvre et l'évaluation de projets participatifs, réalisés grâce aux ressources financières provenant du fonds «in comune». Au total, douze projets ont été réalisés dans les communes de Bühler (AR), Bussigny (VD), Chippis (VS) et Mendrisio (TI). … est à moitié fait! Cette expression convient bien aux débuts du projet «in comune». Dans les deux premières communes concernées, les expériences ont été plus que positives. Dans les deux municipalités, les projets mis en œuvre ont été bien accueillis par la population et de nombreux bénévoles ont participé aux différentes activités. La Municipalité de Bühler dans le Mittelland appenzellois a développé des projets pour toutes les générations – un événement pour les retraités résidents dans la commune, un lieu de rencontre pour les jeunes et une soirée karaoké pour tous les âges. A Bussigny, situé dans la banlieue de Lausanne, l'accent a été mis sur le quartier situé au sud de la gare, considéré comme un peu en marge de la vie sociale du village. La mise en place de potagers urbains dans certains espaces publics, l’organisation du cortège de Noël, du carnaval des enfants et d’un repas en commun ainsi que d’une journée de nettoyage du quartier a été très appréciée par la population, au point que ces événements ont également été organisés les années suivantes. … est à moitié fait! Cette expression convient bien aux débuts du projet «in comune». Dans les deux premières communes concernées, les expériences ont été plus que positives. Dans les deux municipalités, les projets mis en œuvre ont été bien accueillis par la population et de nombreux bénévoles ont participé aux différentes activités. La Municipalité de Bühler dans le Mittelland appenzellois a développé des projets pour toutes les générations – un événement pour les retraités résidents dans la commune, un lieu de rencontre pour les jeunes et une soirée karaoké pour tous les âges. A Bussigny, situé dans la banlieue de Lausanne, l'accent a été mis sur le quartier situé au sud de la gare, considéré comme un peu en marge de la vie sociale du village. La mise en place de potagers urbains dans certains espaces publics, l’organisation du cortège de Noël, du carnaval des enfants et d’un repas en commun ainsi que d’une journée de nettoyage du quartier a été très appréciée par la population, au point que ces événements ont également été organisés les années suivantes. … est à moitié fait! Cette expression convient bien aux débuts du projet «in comune». Dans les deux premières communes concernées, les expériences ont été plus que positives. 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Dans les deux premières communes concernées, les expériences ont été plus que positives. Dans les deux municipalités, les projets mis en œuvre ont été bien accueillis par la population et de nombreux bénévoles ont participé aux différentes activités. La Municipalité de Bühler dans le Mittelland appenzellois a développé des projets pour toutes les générations – un événement pour les retraités résidents dans la commune, un lieu de rencontre pour les jeunes et une soirée karaoké pour tous les âges. A Bussigny, situé dans la banlieue de Lausanne, l'accent a été mis sur le quartier situé au sud de la gare, considéré comme un peu en marge de la vie sociale du village. La mise en place de potagers urbains dans certains espaces publics, l’organisation du cortège de Noël, du carnaval des enfants et d’un repas en commun ainsi que d’une journée de nettoyage du quartier a été très appréciée par la population, au point que ces événements ont également été organisés les années suivantes. A Chippis, un village d'environ 1700 habitants situé près de Sion, deux projets ont été développés. Le besoin identifié par la municipalité de mieux répondre aux besoins de la tranche d'âge 18-25 ans a amené à l'élaboration du «projet jeunes». Grâce à une enquête en ligne, puis à des rencontres avec des jeunes de la commune, l'idée de fonder une société de jeunesse avec la participation active des jeunes a émergé. En raison de la pandémie de COVID-19, la société fondée fin 2019 n'a malheureusement pas encore connu un réel démarrage de ses activités. Les travaux sont actuellement en attente, mais tout est en place pour créer un programme intéressant pour les jeunes, dès que la situation le permettra. En développant un projet participatif avec les jeunes, la municipalité a voulu promouvoir indirectement leur éducation civique. Martine Perruchoud, à la tête des dicastères Enseignement, jeunesse et formation et Culture, loisirs et sports, explique que l'objectif global de la municipalité avec ce projet est de favoriser l'intégration et l'éducation civique de cette tranche d'âge. Le «projet cabines» a permis à la commune de transformer deux anciennes cabines téléphoniques en une boîte à jeux et en une petite bibliothèque, qui sont appréciées et utilisées par la population depuis leur ouverture. Accompagnés par Evelyne Emery, animatrice socioculturelle, les enfants ont pu participer à la décoration de la boîte à jeux et ont été sensibilisés à sa bonne gestion. A Chippis, un village d'environ 1700 habitants situé près de Sion, deux projets ont été développés. Le besoin identifié par la municipalité de mieux répondre aux besoins de la tranche d'âge 18-25 ans a amené à l'élaboration du «projet jeunes». Grâce à une enquête en ligne, puis à des rencontres avec des jeunes de la commune, l'idée de fonder une société de jeunesse avec la participation active des jeunes a émergé. En raison de la pandémie de COVID-19, la société fondée fin 2019 n'a malheureusement pas encore connu un réel démarrage de ses activités. Les travaux sont actuellement en attente, mais tout est en place pour créer un programme intéressant pour les jeunes, dès que la situation le permettra. En développant un projet participatif avec les jeunes, la municipalité a voulu promouvoir indirectement leur éducation civique. Martine Perruchoud, à la tête des dicastères Enseignement, jeunesse et formation et Culture, loisirs et sports, explique que l'objectif global de la municipalité avec ce projet est de favoriser l'intégration et l'éducation civique de cette tranche d'âge. Le «projet cabines» a permis à la commune de transformer deux anciennes cabines téléphoniques en une boîte à jeux et en une petite bibliothèque, qui sont appréciées et utilisées par la population depuis leur ouverture. Accompagnés par Evelyne Emery, animatrice socioculturelle, les enfants ont pu participer à la décoration de la boîte à jeux et ont été sensibilisés à sa bonne gestion. A Chippis, un village d'environ 1700 habitants situé près de Sion, deux projets ont été développés. Le besoin identifié par la municipalité de mieux répondre aux besoins de la tranche d'âge 18-25 ans a amené à l'élaboration du «projet jeunes». Grâce à une enquête en ligne, puis à des rencontres avec des jeunes de la commune, l'idée de fonder une société de jeunesse avec la participation active des jeunes a émergé. En raison de la pandémie de COVID-19, la société fondée fin 2019 n'a malheureusement pas encore connu un réel démarrage de ses activités. Les travaux sont actuellement en attente, mais tout est en place pour créer un programme intéressant pour les jeunes, dès que la situation le permettra. En développant un projet participatif avec les jeunes, la municipalité a voulu promouvoir indirectement leur éducation civique. Martine Perruchoud, à la tête des dicastères Enseignement, jeunesse et formation et Culture, loisirs et sports, explique que l'objectif global de la municipalité avec ce projet est de favoriser l'intégration et l'éducation civique de cette tranche d'âge. Le «projet cabines» a permis à la commune de transformer deux anciennes cabines téléphoniques en une boîte à jeux et en une petite bibliothèque, qui sont appréciées et utilisées par la population depuis leur ouverture. Accompagnés par Evelyne Emery, animatrice socioculturelle, les enfants ont pu participer à la décoration de la boîte à jeux et ont été sensibilisés à sa bonne gestion. A Chippis, un village d'environ 1700 habitants situé près de Sion, deux projets ont été développés. Le besoin identifié par la municipalité de mieux répondre aux besoins de la tranche d'âge 18-25 ans a amené à l'élaboration du «projet jeunes». Grâce à une enquête en ligne, puis à des rencontres avec des jeunes de la commune, l'idée de fonder une société de jeunesse avec la participation active des jeunes a émergé. En raison de la pandémie de COVID-19, la société fondée fin 2019 n'a malheureusement pas encore connu un réel démarrage de ses activités. Les travaux sont actuellement en attente, mais tout est en place pour créer un programme intéressant pour les jeunes, dès que la situation le permettra. En développant un projet participatif avec les jeunes, la municipalité a voulu promouvoir indirectement leur éducation civique. Martine Perruchoud, à la tête des dicastères Enseignement, jeunesse et formation et Culture, loisirs et sports, explique que l'objectif global de la municipalité avec ce projet est de favoriser l'intégration et l'éducation civique de cette tranche d'âge. Le «projet cabines» a permis à la commune de transformer deux anciennes cabines téléphoniques en une boîte à jeux et en une petite bibliothèque, qui sont appréciées et utilisées par la population depuis leur ouverture. Accompagnés par Evelyne Emery, animatrice socioculturelle, les enfants ont pu participer à la décoration de la boîte à jeux et ont été sensibilisés à sa bonne gestion. A Chippis, un village d'environ 1700 habitants situé près de Sion, deux projets ont été développés. Le besoin identifié par la municipalité de mieux répondre aux besoins de la tranche d'âge 18-25 ans a amené à l'élaboration du «projet jeunes». 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Grâce à une enquête en ligne, puis à des rencontres avec des jeunes de la commune, l'idée de fonder une société de jeunesse avec la participation active des jeunes a émergé. En raison de la pandémie de COVID-19, la société fondée fin 2019 n'a malheureusement pas encore connu un réel démarrage de ses activités. Les travaux sont actuellement en attente, mais tout est en place pour créer un programme intéressant pour les jeunes, dès que la situation le permettra. En développant un projet participatif avec les jeunes, la municipalité a voulu promouvoir indirectement leur éducation civique. Martine Perruchoud, à la tête des dicastères Enseignement, jeunesse et formation et Culture, loisirs et sports, explique que l'objectif global de la municipalité avec ce projet est de favoriser l'intégration et l'éducation civique de cette tranche d'âge. Le «projet cabines» a permis à la commune de transformer deux anciennes cabines téléphoniques en une boîte à jeux et en une petite bibliothèque, qui sont appréciées et utilisées par la population depuis leur ouverture. Accompagnés par Evelyne Emery, animatrice socioculturelle, les enfants ont pu participer à la décoration de la boîte à jeux et ont été sensibilisés à sa bonne gestion. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. À Mendrisio, il a été décidé de développer un projet pour et avec des jeunes âgés de 14 à 19 ans. La ville du sud du Tessin compte aujourd'hui dix quartiers et plus de 15 500 habitants. La municipalité a voulu dès le début se concentrer sur la thématique de la rencontre et de l'inclusion et développer un projet en collaboration avec le Centre jeunesse, une réalité active depuis de nombreuses années. En février 2020, les jeunes ont été invités à participer au projet «Racconta la tua Mendrisio in un progetto video» (Raconte ta ville Mendrisio dans un projet vidéo) et à réaliser des vidéos pour décrire leur ville et leur vie quotidienne. Après une pause assez longue due à la pandémie de coronavirus, certains jeunes ont finalement pu réaliser leurs vidéos. À l’automne, un court-métrage a été réalisé avec le soutien d'un studio de la région avec le titre «Riprendo il mio diritto. La città a modo mio» (Reprendre mon droit. La ville à ma façon»). En italien, le titre contient un jeu de mots, le verbe «reprendre» signifiant à la fois le fait de récupérer son droit de citoyen et le fait de filmer. Luca De Stefano, responsable du Centre jeunesse de Mendrisio, qui a travaillé sur le projet avec les jeunes, définit le résultat un «message de sens». Les jeunes montrent comment ils vivent et habitent les espaces de la ville et illustrent ainsi leur perception de l'espace public. «La vidéo réalisée est un document authentique qui montre comment les filles et les garçons redonnent du sens aux espaces publics. Ils les vivent souvent et les réinterprètent de manière différente et personnelle par rapport à la fonction pour laquelle ils ont été conçus», explique Luca De Stefano. La Ville de Mendrisio espère que la vidéo intéressera également d'autres communes et le canton dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. La volonté de travailler sur la thématique de la participation afin de renforcer la cohésion sociale dans leur propre réalité a émergé clairement dans les quatre municipalités ayant participé au projet. Malgré les différences, les projets sélectionnés visent à offrir à la population des possibilités de rencontre et d'échange et à améliorer le dialogue entre les citoyens et les autorités. Le bilan dressé par l'équipe de projet ACS et les autorités responsables des quatre municipalités est positif. Cependant, le projet a également connu quelques difficultés, principalement dues au fait que la mise en œuvre de chaque projet a pris plus de temps que prévu. Les ambitions initiales, selon lesquelles les communes pilotes seraient suivies relativement rapidement par d'autres communes auxquelles l'ACS pourrait fournir une sorte de conseil ciblé n'ont pas été réalisées. Au cours de l'année écoulée, le contexte créé par la situation d'urgence, et notamment l'arrêt des activités récréatives, a encore prolongé les délais et empêché les municipalités de Chippis et de Mendrisio de développer leurs projets comme prévu initialement. «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations «La démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté» de la Commission fédérale des migrations Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Avec le projet quinquennal «in comune», l'ACS a pu se concentrer sur la thématique de la participation au niveau communal en travaillant en étroite collaboration avec les communes pour connaître leurs besoins réels en matière de participation. Les différentes réalités géographiques et linguistiques de notre pays rendent la conception et le développement de projets de participation encore plus intéressants. En ce qui concerne la participation de la population, il n'y a pas de barrières – ni en termes de langue, de géographie, d'âge, d'origine. Un constat partagé par Élodie Morand, responsable du programme «Citoyenneté», qui souligne que «la démocratie est subordonnée à l‘ouverture des possibilités de participation politique à l‘ensemble de la population.» Bien que le projet soit arrivé à son terme, la thématique de la participation reste très importante pour l'ACS. En effet, la participation de la population est un élément fondamental d'une société qui fonctionne. Le système de milice, un des piliers de la politique suisse, repose sur la volonté individuelle de dizaines de milliers de personnes d'exercer une fonction publique dans l'intérêt du bien commun, parallèlement à leurs activités professionnelles et familiales. L'implication de la population dans la planification et le développement local à travers des processus participatifs capables de générer de nouvelles idées et des décisions partagées offre en outre une valeur ajoutée en termes d'acceptation des projets. En bref, la participation des citoyens à la vie (politique) est essentielle à tous les niveaux institutionnels. Et c'est précisément pour cette raison que l'ACS continuera à s'occuper de cette question. Anna Celio-Panzeri et Luisa Tringale

La participation crée du lien social

La participation de la population à la vie sociale et politique est l’un des piliers d’une société qui fonctionne; le système suisse de milice en est la meilleure preuve. Afin, d’une part, de comprendre les défis concrets des communes suisses et, d’autre part, d’encourager la participation à l’échelon communal, l’ACS a, avec le soutien de la Commission fédérale pour les migrations (CFM) et dans le cadre de son programme «Citoyenneté», mené pendant cinq ans le projet «in comune» (2016-2020). Avec l’achèvement de ce projet, dont nous tirons un bilan dans ce numéro, l’ACS n’abandonne pas cette thématique, bien au contraire. Les conclusions tirées de l’évaluation servent de ligne directrice pour la mise en place d’activités futures dans ce domaine. La pandémie de coronavirus a en effet à nouveau mis l’importance de la cohésion sociale en évidence. La recherche de possibilités en matière de participation numérique a replacé ce thème au centre de l’attention et a montré en même temps que la participation est en constante mutation. Une chose est sûre: des projets comme le conseil des enfants de Mendrisio présenté dans cette édition, les commissions de quartier à Lugano et Bellinzone, le projet PM23 de la commune de Moutier, la «Mission takeover!» de la Fédération suisse des parlements des jeunes ou la «checklist de l’inclusion» de l’association Tatkraft démontrent la volonté et le désir d’encourager la participation de tous les groupes de la population. Ce n’est qu’ainsi que peut se former une communauté avec laquelle chacun et chacune peut s’identifier et pour laquelle chacun et chacune peut s’engager politiquement et socialement. Anna Celio-Panzeri, Luisa Tringale

Les personnes âgées, acteurs de la promotion de la santé

Saviez-vous que les personnes âgées de 65 à 84 ans apportaient de l’aide informelle deux fois plus souvent qu’elles n’en recevaient? Ou que les 65 à 74 ans faisaient plus de bénévolat que tous les autres groupes d’âge*? Les personnes âgées apportent une contribution essentielle à la société à bien des égards: en soutenant leurs connaissances et leurs voisins, en s’occupant de leurs proches, en jouant un rôle de mentor pour les jeunes ou en contribuant à l’économie en tant que travailleurs et consommateurs. Les personnes âgées sont également des partenaires indispensables des communes dans la promotion de la santé des personnes âgées. Elles complètent ainsi le large éventail de partenaires qui aident les responsables des communes à élaborer et à mettre en œuvre un plan d’action pour un vieillissement en bonne santé: traditionnellement, il s’agit des services sociaux et de santé des communes et des cantons, des ONG et des professions médicales. En de nombreux endroits aujourd’hui, les personnes âgées participent elles aussi activement aux programmes de promotion de la santé. Elles mettent leurs compétences et leur expérience au service de la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de la promotion de la santé des personnes âgées. Faire participer activement les personnes âgées permet notamment d’augmenter l’efficacité, l’équité des chances et la légitimité des offres. Une promotion efficace et attrayante de la santé est orientée simultanément sur les besoins objectifs d’un point de vue spécialisé (données et expertise) et sur les besoins subjectifs du groupe cible (souhaits et préférences). Les offres sont d’autant plus utilisées et ont d’autant plus d’impact qu’elles sont axées sur les besoins du groupe cible et attrayantes pour celui-ci. Qui mieux que les personnes âgées elles-mêmes peut savoir où se situent leurs besoins et ce qui leur plaît? Les personnes âgées sont un groupe cible extrêmement hétérogène. Elles n’ont pas toutes les mêmes besoins ni les mêmes possibilités d’avoir un mode de vie qui promeut la santé. La participation des personnes âgées permet d’aligner les offres sur leur univers de vie et de promouvoir ainsi l’égalité des chances. Les personnes âgées sont également des multiplicateur-trice-s important-e-s dans la mise en œuvre, car en tant que pairs, elles ont un accès privilégié aux personnes dites vulnérables. Enfin, les offres peuvent être mieux justifiées auprès des acteurs politiques et de la population si elles sont non seulement rentables, mais si elles soutiennent également les groupes cibles dans ce qui est important pour eux. La Commune de Lichtensteig (SG) dans la vallée du Toggenburg se concentre systématiquement sur les ressources des personnes âgées et crée ainsi un changement de paradigme par rapport à l’image orientée sur les déficits, qui prévaut couramment sur la vieillesse. Cela commence au niveau stratégique, où la participation est ancrée en tant que principe central d’action dans la stratégie globale de la commune . Sur cette base, les personnes âgées travaillent sur un pied d’égalité avec les prestataires de services et les professionnels et bénéficient de plus d’appréciation et «d’empowerment». Dans la pratique, diverses formes de participation ont fait leurs preuves: · La ville organise des événements participatifs et fournit à cet effet des salles et des services de restauration. · Les besoins ont été recensés lors de plusieurs conférences sur l’avenir et de réunions avec la population (60 ans et plus). Parallèlement, la mise en réseau avec la population âgée de la municipalité a été encouragée. · Sur cette base, les acteurs professionnels et les personnes âgées développent ensemble des offres concrètes.· Les prestataires et les personnes âgées se rencontrent régulièrement au sein du réseau communal «Netzwerk 60+ Lichtensteig» ( réseau 60+ ) pour coordonner les offres destinées aux personnes âgées (voir aussi: réseaux communaux d’activité physique et de rencontres ). · Avec la coopérative « Zeitgut-Toggenburg », la petite ville promeut l’aide entre voisins en mettant en contact les personnes proposant des services et celles qui en bénéficient. L’exemple de Lichtensteig montre que la participation ne se limite pas à la consultation et au concours des personnes âgées, mais englobe également leur organisation autonome. Afin de permettre aux personnes sans expérience de projet de participer elles aussi, des professionnels accompagnent les nouveaux projets dans leurs débuts. Au fil du temps, les participants s’organisent eux-mêmes dans leurs projets, comme c’est le cas pour le repas de midi que des seniors partagent , chaque fois avec une contribution thématique. Des groupes de travail ont été ainsi créés pour trois projets prioritaires, avec une personne âgée par groupe faisant la liaison avec la commune. Informations: * Voir OFS 2021: Travail non rémunéré. https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/travail-remuneration/travail-non-remunere.html «Utilisez les ressources des groupes cibles! Les jeunes seniors surtout ont le désir et le temps d’utiliser leurs connaissances et leur expérience pour la communauté. Il suffit de créer les opportunités de participation appropriées.» Mathias Müller, président de la commune de Lichtensteig (SG) Dominik Weber

La politique de la petite enfance doit rester entre les mains des communes

Les communes ont largement reconnu l’importance de l’encouragement précoce des enfants d’âge préscolaire, tant au plan de la politique sociale que de la politique de l’éducation. Par «encouragement précoce», on n’entend pas que les enfants apprennent une langue étrangère ou expriment leur talent musical dès leur plus jeune âge. Il s’agit plutôt d’améliorer leurs chances de développement et de conforter les parents dans leur importante tâche éducative. C’est aux parents d’abord qu’il appartient de s’occuper de leurs enfants. L’État peut les accompagner, les conseiller et les soutenir dans cette tâche par des offres extrafamiliales adaptées. Ensemble, les parents et les institutions d’accueil extrafamilial créent les conditions nécessaires au bon développement des enfants. Notamment grâce aux aides financières temporaires que la Confédération verse depuis 2003 en faveur de l’accueil extrafamilial (OFAS 2021), il existe aujourd’hui dans les communes un large éventail d’offres d’accueil extrafamilial pour les enfants d’âge préscolaire, telles que groupes de jeu, familles de jour, conseils aux mères et aux pères, crèches, mais aussi des offres dans le domaine de l’aide entre voisins. Toujours plus de communes s’engagent dans l’encouragement précoce et inscrivent le sujet à leur agenda politique. Dans leur fonction d’interlocutrices des familles, elles soutiennent le réseautage des acteurs locaux ad hoc et participent au financement des infrastructures tout comme au subventionnement des places d’accueil par des bons de garde afin de réduire les frais des parents. Les investissements qu’elles font dans l’encouragement précoce des langues gagnent eux aussi en importance. Les communes et leurs écoles sont de plus en plus souvent confrontées au problème que certains enfants ont de la peine à s’exprimer dans la langue locale lors de leur entrée au jardin d’enfants ou à l’école. C’est pourquoi elles lancent des programmes d’encouragement spécifiques afin de déceler les déficits linguistiques à temps et de les combler. Les offres d’encouragement précoce rendent les communes attrayantes pour les familles, car elles leur permettent de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Les familles qui ne peuvent s’appuyer sur un réseau de parents et d’amis sont tributaires de ces offres. Pour les parents élevant seuls leur enfant, elles sont même la condition qui leur permet de travailler. Les compétences relatives aux différentes offres d’encouragement précoce sont réparties entre plusieurs offices et services dans les communes. Ainsi, les crèches relèvent généralement du domaine social, les conseils aux mères et aux pères, de la santé, et l’encouragement précoce des langues, de l’éducation ou de l’intégration. Bien des offres sont aussi le fruit d’initiatives purement privées. Il manque souvent une vue d’ensemble et un échange d’informations entre les différents acteurs. C’est pourquoi il est utile de pratiquer un réseautage au sein de l’administration et de collaborer au développement d’une stratégie communale de la petite enfance. Le guide à l‘intention des petites et moyennes communes mis au point par l’Association des communes suisses (ACS) en collaboration avec l’OFAS (OFAS/ACS 2018), les programmes tels que Primokiz 2 (RADIX 2021) et le label « Commune amie des enfants » (UNICEF 2021) soutiennent les communes dans ces processus de développement stratégique. Les services cantonaux travaillant à la politique familiale sont des interlocuteurs décisifs et offrent divers outils et services facilitant la mise en œuvre par les communes de programmes et de projets dans le domaine de la petite enfance. Dans quelques cantons, le partage des compétences entre canton et communes est réglé par la loi. Une loi-cadre offrant une règlementation uniforme peut être utile, mais un modèle identique pour les régions rurales et urbaines ou pour les communes petites et grandes n’est pas nécessaire au même titre. Et même lorsqu’il existe une législation cantonale sur l’accueil extrafamilial des enfants, il reste important que les communes orientent leurs offres en fonction de la demande locale ou régionale et fixent différentes priorités. La poursuite du développement des offres communales devrait s’orienter en priorité en fonction des besoins des familles, non être ordonnée. C’est précisément dans les petites et moyennes communes que la collaboration intercommunale dans le domaine de l’encouragement précoce revêt un grand potentiel. L’ACS estime que le Conseil fédéral a dressé un bon état des lieux des bases juridiques et de la répartition fédérale des tâches dans le domaine de la petite enfance dans le rapport sur la politique de la petite enfance qu’il a publié en février 2021 (Conseil fédéral 2021). Il y constate notamment « que, dans le domaine de la politique de la petite enfance, de multiples mesures visant à promouvoir sur l’ensemble du territoire des offres de qualité accessibles pour tous les groupes de population ont d’ores et déjà été initiées ». Le rapport identifie dans le même temps des lacunes ou des potentiels d’amélioration et indique différentes solutions au niveau fédéral. Du point de vue de l’ACS, il est par principe bon que le Conseil fédéral se situe, avec les mesures proposées, dans le cadre des bases légales existantes. L’ACS partage l’avis que l’amélioration des bases de données statistiques présente un potentiel de développement considérable. Disposer de bases de décision fiables, aux données statistiques, peut contribuer notablement à simplifier la planification et le pilotage d’une offre répondant aux besoins dans les cantons et les communes. L’ACS salue également le fait que le Conseil fédéral souhaite renforcer les échanges réguliers entre spécialistes et la coordination des offices fédéraux impliqués dans la politique de la petite enfance. Elle ne voit, par contre, actuellement aucune nécessité de prendre des mesures visant d’autres compétences ou tâches fédérales spécifiques dans le domaine de la petite enfance. Il est capital que les rouages de la collaboration entre canton et communes soient bien huilés. La majorité des cantons possèdent aujourd’hui une stratégie de la petite enfance et assurent le réseautage et les échanges d’expériences avec les communes. Les conférences des directeurs cantonaux qui traitent de la question – CDAS, CDIP et CDS – s’engagent ensemble pour une politique de la petite enfance qui soit cohérente et coordonnée au plan intercantonal. Il s’agit de paver davantage cette voie afin de développer et de mettre en œuvre des solutions communes en collaboration avec les autorités cantonales et les milieux économiques. L’ACS s’oppose à l’introduction d’une obligation à l’échelle de la Suisse et à de nouvelles normes fédérales sur la manière dont les cantons et les communes doivent réglementer le domaine de la petite enfance. La Confédération peut soutenir l’accueil extrafamilial pour enfants en vertu des bases légales existantes ; aucune nouvelle disposition constitutionnelle ou compétence fédérale élargie n’est requise. Source: «Sécurité Sociale» CHSS, la revue spécialisée de l'Office fédéral des assurances sociales Informations: https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-82185.html https://www.bsv.admin.ch/bsv/fr/home/finanzhilfen/kinderbetreuung.html https://www.radix.ch/fr/communes-en-sante/offres/primokiz2/ https://www.unicef.ch/fr/notre-travail/suisse-liechtenstein/commune-amie-des-enfants Claudia Hametner

Moutier: une commune innovante en matière de participation

Depuis plusieurs années, la Commune de Moutier propose des prestations qui doivent permettre à sa population d’acquérir ou de renforcer ses compétences démocratiques. Partant du principe que la participation au débat public nécessite un apprentissage par la pratique et que le niveau local est le plus approprié pour ce faire*, la municipalité a chargé le Service de la jeunesse et des actions communautaires (SeJAC) de développer des actions visant à favoriser la participation, avec un focus sur un public jeune et éloigné des différentes formes de pouvoir. «PM23» est le titre provisoire d’un projet qui trouve son origine en 2017. Cette année-là, une centaine de citoyennes et de citoyens prennent part au projet «Tourner la page» dont l’objectif est de critiquer, de rêver et de transformer la bibliothèque de la petite ville de Moutier, qui compte environ 7400 habitants. Au terme des ateliers participatifs, trois jeunes enthousiastes proposent à l’équipe d’animation du SeJAC d’appliquer les mêmes méthodes participatives pour réaménager une place publique. Jan Ferkovic, Mirsad et Senad Zahaj ont alors entre 12 et 15 ans. Ils fréquentent le Centre de jeunesse et y travaillent, à leur rythme, les compétences démocratiques: «S’exprimer, écouter, arbitrer et s’engager.»* Avant de pouvoir prendre part à des ateliers participatifs, ces jeunes prévôtois ont été acteurs de l’accueil libre du Centre de jeunesse, espace favorisant l’autogestion, l’expérimentation, l’émancipation et l’autonomie. Par son fonctionnement, le Centre de jeunesse peut donner une image d’un lieu où les jeunes ne font que «se réunir». Or, l’équipe du SeJAC propose un environnement exigeant. Les professionnels partagent avec les jeunes la responsabilité d’établir et de faire respecter les règles qui permettent un accueil inconditionnel et quasi quotidien. Le Centre de jeunesse est autre chose qu’un centre de loisirs. Il revient aux usagères et aux usagers d’élaborer le programme qui correspond à leurs besoins. Chaque activité doit proposer de l’intérêt du point de vue de l’animation socioculturelle: participer au lien social, favoriser l’éducation informelle, soutenir la prévention, … C’est dans ce contexte et à travers des activités d’apparence banale comme organiser une soirée festive, s’occuper du matériel, résoudre un conflit ou encore réaliser des «petits jobs» que Jan, Mirsad et Senad ont fait l’expérience consciente de la citoyenneté. «Tourner la page» a été pour les jeunes précités, ainsi que pour une trentaine de leurs pairs, l’occasion de transposer les compétences acquises dans le Centre de jeunesse à l’espace public et de se confronter, dans un cadre sécurisé et adapté, à un exercice de démocratie locale avec des citoyens adultes actifs dans la vie sociale ou politique prévôtoise. La demande de ce groupe de participer au réaménagement de la ville démontre que ces jeunes ont acquis des compétences mais aussi un sentiment de légitimé fort et durable. Ils se projettent désormais comme des citoyens, rendant visible l’effet «tremplin» du centre de jeunesse vers une citoyenneté active. En janvier 2018, Jan, Mirsad et Senad se sont saisis de l’outil «ADN» («Ask Direct Now»), une chaîne YouTube qui permet aux jeunes de dialoguer avec les autorités de la ville. Dans une vidéo, ils y ont interpellé les élus sur la nécessité et leur envie de réaménager une place publique. Cette demande a été relayée par des élus du conseil de ville (législatif). Suite à une décision politique, un groupe de pilotage a été mis sur pied par la municipalité en 2019. Celui-ci a alors sollicité le SeJAC afin de définir les méthodes permettant la réalisation participative du réaménagement de cette place. Fin 2019, le conseil municipal a validé l’idée que l’organisation de «PM23» soit déléguée à un groupe de travail qui permette une large représentation des institutions et de la population. Une place particulière est faite aux publics cibles du projet qui sont la jeunesse, les personnes migrantes ainsi que les citoyens éloignés des cercles de décisions communales. Ce groupe de travail va organiser la phase «pratique» du réaménagement participatif de la place du collège. Celle-ci prendra la forme de trois ateliers, situés fin 2021, ouverts à l’ensemble de la population. Il va ensuite être acteur d’une deuxième phase «conceptuelle» qui aura lieu entre 2022 et 2023 et au terme de laquelle il proposera un catalogue de mesures concrètes destinées à améliorer la participation citoyenne en ville de Moutier. Cette approche participative est soutenue par les autorités de la ville et notamment par Claire-Lise Coste, conseillère municipale en charge du dicastère des sports, de la culture, de la jeunesse et de la santé publique. Pour cette élue, «les démarches participatives sont efficaces car elles permettent de se rapprocher de la réalité et des besoins des citoyennes et des citoyens.» Elle ajoute que son rôle de membre de l’exécutif communal n’est pas tant d’imposer ses idées mais plutôt «de donner les moyens à la population de formuler et de réaliser les siennes». «On peut donner la parole au peuple aussi en dehors des votations, bien sûr!» «Les démarches participatives sont efficaces car elles permettent de se rapprocher de la réalité et des besoins des citoyennes et des citoyens.» Claire-Lise Coste, conseillère municipale de Moutier Le projet initié par Mirsad, Jan et Senad, est aussi soutenu par la Confédération via le programme «Citoyenneté» ou encore par la Fondation Mercator. Ces institutions offrent à la Municipalité de Moutier une reconnaissance au niveau national pour son engagement et son innovation en faveur de la participation et de la démocratie, ainsi qu’un soutien financier supérieur à 100 000 francs. Ces subventions seront gérées par les participants au groupe de travail, qui n’ont pas encore pu se réunir en raison du COVID-19. Dans l’attente que «PM23» puisse reprendre son cours, Senad Zahaj, aujourd’hui âgé de 16 ans, appelle déjà la population à se mobiliser quand le moment sera venu: «nous avons besoin d’un projet commun. Le but est que tout le monde puisse donner son avis, peu importe son âge, son statut social ou son origine.» *Bassand, M., Kaufmann, V. et Joye, D. (2007). Enjeux de la sociologie urbaine. Les Presses polytechniques fédérales et universitaires romandes. Silvère Ackermann

Les jeunes à la conquête des conseils communaux

En tant qu’année du travail de milice, 2019 a montré une fois de plus que les jeunes adultes sont trop peu représentés dans le système suisse de milice, en particulier dans les exécutifs. Il y a plusieurs raisons à cela – le manque de temps à côté des loisirs, du travail ou de la famille, la charge de travail ou la responsabilité trop importante, le manque de connaissances sur la politique ou encore le processus de candidature en sont quelques-unes*. C’est pourquoi la Fédération Suisse des Parlements des Jeunes (FSPJ) a instauré le dialogue avec des jeunes et des jeunes adultes et organisé des tables rondes sur la problématique de la relève dans le système de milice à l’occasion de la Soirée Politique 2019. Une douzaine de propositions de réformes du système de milice suisse a été présentée par des jeunes politiciennes et politiciens. En bref: les jeunes ont des idées, ils faut juste qu’elles soient entendues. Pour répondre à cela, les domaines youpa et FPP de la FSPJ ont lancé en 2020 la «Mission takeover!» . L’objectif de ce projet est de rassembler les jeunes des communes et leurs conseillers communaux et de discuter dans cette constellation des propositions de réformes pour le système de milice. Symboliquement, les jeunes prennent la tête du conseil communal et exposent leurs souhaits. Ainsi, un échange direct entre les générations a lieu et les problèmes de relève dans le système de milice peuvent être abordés à la racine. Neuf parlements des jeunes se sont inscrits au groupe de travail et huit takeovers sont prévus dans différentes régions de la Suisse, de Genève à Lucerne en passant par le district de la Broye et par Berne. Les takeovers des parlements des jeunes se déroulent en trois parties. Ils débutent par une présentation des jeunes de leurs souhaits et idées pour le système de milice suisse. Qu’est-ce qui devrait changer afin qu’ils se portent candidats au conseil communal? Y a-t-il un manque de reconnaissance pour l’engagement bénévole? Et les documents nécessaires à l’exercice d’une fonction devraient-ils être disponibles sous forme numérique? Ces questions et tant d’autres peuvent être abordées par les parlements des jeunes lors d’une présentation au début du takeover. Suite à cela, les membres des parlements des jeunes devraient pouvoir assister à une séance du conseil communal et contribuer aux points de l’ordre du jour ou adresser des requêtes. Enfin, un échange informel permet d’aborder d’autres questions urgentes. La «Mission takeover!» parvient ainsi à établir un échange politique intergénérationnel au niveau communal et montre aux jeunes qu’ils et elles peuvent façonner activement la politique dans leur environnement direct. Le premier takeover restera un évènement marquant dans les livres d'histoire des parlements des jeunes. Il s'est déroulé avec 16 jeunes parlementaires dans la salle du Conseil des Etats au Palais fédéral avec la présence de Hans Stöckli, alors président du Conseil des Etats. Dans son discours de bienvenue, Hans Stöckli a réservé un accueil chaleureux aux jeunes parlementaires: «Ce sont des jeunes qui désirent s'engager. Qui cherchent des moyens d'améliorer le système de milice et qui souhaitent que les besoins des jeunes soient adressés.» Pendant le dîner, les jeunes ont posé des questions au président du Conseil des États et ont fait part de leurs souhaits concernant un système de milice suisse durable. A Brigue-Glis également, les jeunes ont exprimé leurs idées et souhaits aux représentants de la commune, dont le vice-président Patrick Amoos. Des revendications telles que le soutien au vote au niveau communal, la mise en place d'un point d’une personne de contact qui informe les jeunes sur les possibilités d'engagement existantes et l’instauration cantonale d’une demi-heure d'éducation politique par semaine dans les écoles ont émergé. Le Conseil des Jeunes d'Yverdon a discuté en ligne avec Jean-Claude Ruchet, entre autres, membre de l'exécutif communal, de la manière dont le Conseil des Jeunes pourrait être mieux impliqué, et à un stade précoce, dans les affaires politiques de la commune. Le Conseil des Jeunes d'Yverdon a notamment demandé à siéger dans la commission scolaire, la commission culturelle et la commission Agenda 21. Ces deux occasions ont donné lieu à d’importantes revendications qui pourront désormais être reprises par les politiciens au Conseil des États et au niveau communal afin de rendre le système de milice plus attractif pour les jeunes. Il faut maintenant espérer que, malgré la pandémie du COVID-19, les autres parlements des jeunes motivés auront également l’occasion de «prendre la tête» de leur conseil communal pour une journée et d’y amener les points de vue des jeunes. *Derungs, Cudrin und Dario Wellinger. 2019. PROMO 35. Politisches Engagement von jungen Erwachsenen in der Gemeindeexekutive – Analysen und Stossrichtungen. Chur: HTW Chur Verlag. Olivia Borer

Logement protégé… de qui, de quoi ?

L’image a de quoi faire frémir: coudes et genoux matelassés, une dame âgée se déplace à quatre pattes dans son appartement plutôt que de devoir s’exposer au moindre risque pouvant entraîner une chute fatale. Dans son esprit, un accident synonyme à terme d’un transfert dans un EMS… sa plus grande hantise. Récemment relayée par Christophe Büla, chef du service de gériatrie au CHUV à Lausanne, cette histoire édifiante mais véridique illustre avec effroi le mal-être abyssal dans lequel sont parfois plongés nos seniors. Surtout à l’heure du déménagement. Plus l’âge avance, plus ce mot suscite angoisse et peur. A fortiori durant la pandémie, où l’habitat des aînés a constitué pour certains autant une prison qu’un refuge face à l’extérieur. Spécialiste en réadaptation pour les personnes âgées, Christophe Büla participait le 28 janvier à une table ronde consacrée à «l’évolution des formes d’habitat pour vieillir chez soi.» Une révolution politique et sociétale est déjà en marche dans ce domaine en raison du vieillissement de la population. Mais cette révolution a connu un coup d’accélérateur avec la crise sanitaire. Menée par l’Institut et la Haute Ecole de la Santé de La Source à Lausanne, cette table ronde a permis de confronter points de vue et approches. Le docteur Büla a d’abord tenu à réaffirmer cette donnée de base: «Une grande majorité des gens veulent vieillir et mourir à la maison.» Et donc éviter un Etablissement médico-social (EMS). Le praticien s’interroge sur leur devenir et sur celui des logements protégés conçus pour permettre le maintien à domicile de seniors ou de personnes en situation de handicap. Que deviendront-ils dans une société plus individualiste et contrainte d’intérioriser des réflexes sanitaires? Il observe aussi que l’atomisation de la société conduit les pouvoirs publics à soutenir des projets toujours plus porteurs de solidarité intergénérationnelle. Mais que faire demain de cette population vieillissante en perte d’autonomie? Faut-il continuer alors de construire des appartements protégés? «Oui, mais il faudrait revoir leur architecture. Prévoir un balcon, une loggia ou un jardin d’hiver», lance un intervenant. La plupart des experts vont désormais même plus loin et conviennent qu’il faudrait repenser la société également. «Un logement protégé, c’est le prix de l’indépendance» ou «Un LP n’est pas un EMS». Ces slogans qui ont cours font l’apologie de type d’appartement aux accès facilités et qui donnent le sentiment de pouvoir profiter d’un «chez soi» pour le restant de ses jours avec des espaces collectifs mis à disposition pour lutter contre toute solitude. Mais Promotion Santé Suisse et l’association Curaviva, qui regroupe des institutions en charge des seniors, veulent désormais repenser ce type de logements avec l’objectif d’affiner un modèle d’habitat et de soins intégrés orientés demain vers l’environnement social. Voilé près de vingt ans déjà que Willie Anhorn et une douzaine d’autres préretraités ou retraités ont créé près de Lausanne un groupe de réflexion axé sur l’habitat pour les seniors. «L’idée de coopératives d’habitations n’accrochait pas encore l’attention vers la fin des années 1990», se remémore-t-il. Ce qui n’empêcha pas deux architectes de réfléchir à des projets tout en essayant de trouver sur sol vaudois des terrains susceptibles d’être mis en droit de superficie. Ainsi est née la fondation NetAge, qui gère depuis une bonne dizaine d’années le site de Pra Roman à Vers-chez-les-Blanc, sur la commune de Lausanne. Une soixantaine de logements (2,5 et 3,5 pièces) destinés aux plus de 55 ans, en solo ou en couple. Un site doté d’espaces communautaires en plein air ou à l’intérieur afin de raffermir le lien social. «Je n’aime pas le terme de logement protégé», s’offusque Willie Anhorn. «Protégé de qui, de quoi?», s’indigne-t-il presque. Il préfère évoquer des «logements adaptés» ou «accompagnés». Des espaces de vie non médicalisés gérés le plus souvent par des coopératives avec des offres différenciées. Des lieux de vie où personne n’empiète sur l’existence des voisins. Où tout en étant à la maison, on peut communiquer très rapidement avec l’extérieur dans un espace générant de nouvelles formes de solidarités entre habitants. Ceci à l’intérieur d’une structure qui s’adapte aux locataires et non le contraire. Le canton de Vaud compte une soixantaine de sites de logements protégés. De quoi héberger 2000 personnes environ. Mais à l’avenir, ces structures ne seront certainement plus suffisantes pour combler la demande exponentielle. «Dans le canton, les plus de 60 ans représentent 20% de la population. Ce taux montera à 25% dans 15 ans», prévient Antonello Spagnolo, directeur de l’insertion et des solidarités à la Direction générale de la cohésion sociale du canton de Vaud. «Le système va atteindre ses limites», s’alarme-t-il. Il table même sur un doublement des dépenses de l’Etat dans ce secteur. Il est dès lors logique que la réflexion des pouvoirs publics s’oriente désormais sur une limitation des coûts tout en encourageant le recours aux soins à domicile. Enseignante à la Haute Ecole d’Ingénierie et de Gestion du canton de Vaud, Gabrielle Wanzenried brandit aussi la menace «d’une explosion des coûts». Des dépenses qui ne sauraient être, selon elle, du seul ressort de l’Etat. Ce d’autant que les paramètres Social et Santé ne devraient bientôt plus être aussi dissociés. De nouveaux modes de financement ont été évoqués lors de cette table ronde. Des idées venues de l’étranger comme celle de ce modèle s’implantant toujours plus en Allemagne et au Danemark: l’introduction d’une assurance de soins pour le vieillissement en dehors de l’assurance-maladie. C’est en observant le trop-plein de personnes en EMS que cette idée a germé. En France, des spécialistes du Living Lab, un laboratoire dédié au Vieillissement et à la Vulnérabilité, planchent, eux, sur des habitats non plus «protégés» mais «inclusifs». Des lieux qui s’adaptent aux locataires et plus l’inverse. Architectes, experts en psychologie environnementale et consultants en gérontologie sociale défendent l’idée que les seniors veulent aussi «poursuivre un mouvement». Continuer ainsi de jouir d’autonomie et a fortiori chez eux. «Le libre choix est conditionné par la diversité des formules d’habitats», analyse ce laboratoire, lequel mise sur une implication institutionnelle plus forte accompagnée d’aménagements urbains. Le Living Lab cite les Pays-Bas, où la mode est aux logements dits «assistés». Un choix politique assumé pour permettre progressivement une démédicalisation de l’accompagnement des personnes. Avec pour corollaire la transformation progressive de maisons de retraite en logements «assistés». A l’intérieur, un espace collectif regroupe divers services (bar, pharmacies, restaurants). Chaque résident a droit à un logement de 50 m2. Des locataires s’occupent de faire à manger aux personnes souffrant de troubles cognitifs. «Considérer ces personnes avant de considérer leur pathologie», conclut le Lab, qui cite l’expression «Person comes first». Alain Meyer

La neutralité carbone en 2050: arrêt sur image de la politique

La révision de la Loi sur le CO 2 est un premier pas vers la réalisation de l’objectif «zéro émission nette» à l’horizon 2050. La réforme vise à ce que la Suisse réduise, d’ici 2030, ses émissions de CO 2 de moitié par rapport à 1990. Ce faisant, la Suisse pourra tenir ses engagements de l’Accord de Paris sur le climat. Après de longues délibérations débutées en 2018, les Chambres fédérales ont finalement adopté le projet de loi en automne 2020. Pourtant, l’arsenal des mesures figurant actuellement dans le projet est jugé insuffisant par les activistes climatiques et trop interventionniste par l’UDC ainsi que par certaines branches économiques. Deux référendums parallèles ont donc été lancés contre cette loi jugée simultanément comme trop faible et trop forte. Certains diront qu’elle représente donc l’exemple parfait du compromis helvétique. La loi sera soumise au peuple le 13 juin 2021. L’ACS soutient le projet tel qu’accepté par le Parlement. Christoph Niederberger, Directeur de l’ACS: «La révision de la Loi sur le CO 2 crée une base légale claire permettant aux communes de planifier les travaux de mise en oeuvre. L’instrument de financement prévu, le Fonds pour le climat, pallie en partie les futurs coûts auxquels les communes devront faire face. L’ACS se positionne donc en faveur de la Loi sur le CO 2 .» C’est une condition sine qua non pour le succès dans la mise en oeuvre communale des nouveaux objectifs. La Loi sur le CO 2 est l’élément clé de la politique climatique de la Confédération et s’articule prioritairement autour des secteurs des transports, de l’industrie et du bâtiment. Cette approche représente donc un défi majeur pour l’ensemble des acteurs tant privés que publics et les communes sont bien entendu directement impactées par cet objectif. La sécurisation de l’approvisionnement énergétique est l’un des points centraux de la stratégie énergétique, le deuxième pilier de la politique énergétique et climatique. De lourds investissements assortis de changements comportementaux seront nécessaires pour faire face aux objectifs, car selon les scénarios envisagés par l’OFEN et publiés le 26 novembre 2020 (perspectives énergétiques 2050+), la demande d’électricité augmentera sensiblement jusqu’en 2050. Face à ces évolutions et aux nouveaux défis fixés dans les perspectives, les communes doivent anticiper de grands chamboulements touchant aux infrastructures communales. L’on peut citer l’abandon programmé de l’utilisation d’énergies fossiles pour le chauffage, les programmes d’assainissement des bâtiments et le renforcement de la production d’énergie renouvelable. Les perspectives énergétiques pour le remplacement des systèmes de chauffage fonctionnant aux énergies fossiles, pour l’augmentation de l’efficacité énergétique, ainsi que pour la production d’électricité sont très ambitieuses. «La révision totale de la Loi sur le CO 2 crée une base légale claire permettant aux communes de planifier les travaux pour faire face aux nouvelles obligations. L’instrument de financement prévu, le Fonds pour le climat, pallie en partie les futurs coûts auxquels les communes devront faire face.» Christoph Niederberger, directeur de l’ACS Ces chamboulements s’articulent autour de deux axes principaux: premièrement, la nécessité d’une augmentation significative de l’approvisionnement en énergie renouvelable. Ici, la marge de progression est impressionnante. Par exemple, selon les perspectives énergétiques 2050+, les installations photovoltaïques devront fournir environ 17 fois plus d’électricité qu’aujourd’hui pour satisfaire les objectifs en matière d’énergie renouvelable. Deuxièmement, le système de chauffage doit passer par la décarbonisation des sources de chaleur. De manière concrète, cela signifie l’abandon graduel des systèmes de chauffage au mazout au profit de deux alternatives: le système de chauffage à distance et le système de pompe à chaleur. Bien entendu, dans le domaine de l’énergie, aucune solution miracle n’est de mise. En effet, qui dit pompe à chaleur dit problématique de bruit. Une problématique qui est actuellement un frein non négligeable pour cette technologie. Une analyse de situation, au cas par cas, est donc effectuée et se base sur le principe de précaution, en d’autres termes: «mieux vaut prévenir que guérir». Rappelons que la lutte contre le bruit est aussi un principe au coeur de la politique environnementale suisse. L’alternative actuelle, soit le système de chauffage à distance, est un autre outil très efficace mais pas faisable partout. Un certain nombre de critères garantit que cette solution permette véritablement d’assurer la sécurité énergétique d’une commune sur le long terme. Mais avant de chauffer autrement, il faut surtout chauffer moins. Cela devient possible avec les programmes d’efficacité énergétique des bâtiments qui passent par un assainissement. Les communes, en tant que propriétaires fonciers, sont aux premières loges de ce programme. Actuellement, l’écart entre la réalité et les exigences de la stratégie énergétique 2050, mise à jour par les perspectives 2050+, est grand. Les investissements financiers infrastructurels pour le niveau communal seront colossaux. L’innovation, notamment en termes de tarification de l’électricité (modifications du comportement des consommateurs) ou encore les capacités de stockage des énergies renouvelables seront vraisemblablement des aides nécessaires pour atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050. Mario Cavigelli, président de la Conférence des directeurs cantonaux de l’énergie (EnDK), abonde dans ce sens: «La politique climatique pose des défis majeurs aux cantons et aux communes. Dans le domaine de la politique du bâtiment, le taux de rénovation doit être augmenté afin que les vieux bâtiments deviennent plus efficaces sur le plan énergétique. En outre, les systèmes de chauffage doivent être convertis aux sources d’énergie renouvelables. Pour les propriétaires, cela signifie souvent un investissement initial plus élevé, mais sur toute la période d’exploitation, le chauffage renouvelable est financièrement intéressant. D’une part, il est donc important que les propriétaires soient bien informés, également par les autorités communales. En outre, l’investissement initial élevé, en particulier pour les ménages à faibles revenus, peut être pallié par des programmes de soutien cantonaux et communaux appropriés ou par des prêts sans intérêt. Mais il est clair que la décarbonisation pose un défi pour de nombreuses communes: les réseaux de gaz devront être démantelés à moyen terme et de nouveaux investissements, par exemple dans des réseaux de chauffage à distance, sont à prévoir. Pour que cette conversion réussisse, une planification énergétique à long terme est utile. Par exemple, il est important d’identifier les zones où le chauffage à distance doit être développé ou, à l’inverse, d’identifier à un stade précoce les zones où le réseau de gaz doit être démantelé à moyen terme.» «La décarbonisation pose un défi pour de nombreuses communes: les réseaux de gaz devront être démantelés à moyen terme et de nouveaux investissements, par exemple dans des réseaux de chauffage à distance, sont à prévoir.» Mario Cavigelli, président de la EnDK Sur le plan politique, les politiques climatiques et énergétiques naviguent encore dans des eaux troubles. La révision totale de la Loi sur le CO2 fait justement l’objet d’un référendum, et l’initiative dite pour les glaciers veut inscrire dans la Constitution une interdiction totale de la mise en circulation de combustibles fossiles au plus tard en 2050. Elle demande donc une mise en oeuvre plus stricte que les travaux actuels prévus par la Confédération, principalement à travers la Loi sur le CO2 révisée. Suite au dépôt de l’initiative le 27 novembre 2019, le Conseil fédéral a rédigé un contre-projet qui a fait l’objet d’une consultation à laquelle l’ACS a pris part en décembre 2020. Les résultats de cette consultation seront publiés ce printemps. S’ensuivra la phase parlementaire et les discussions en Chambres pour une votation populaire prévue entre 2023 et 2024. L’ACS soutient le contre-projet direct du Conseil fédéral, car il représente une alternative souhaitable à l’initiative populaire. Il a un but similaire: atteindre d’ici 2050 le zéro net des émissions de gaz à effet de serre. Mais ce contre-projet prend mieux en compte la pluralité des réalités communales. Certaines communes, étant donné leur emplacement géographique, ne disposent pas des mêmes infrastructures que des villes-centres et ne pourront pas avoir accès aux infrastructures nécessaires pour faire face à l’abandon total des énergies fossiles dans les 30 prochaines années. Il est clair que la facilité d’accès d’un Zurichois à une ligne de bus, tram ou encore RER est bien plus élevée qu’un habitant de Corippo (TI). De trop lourdes conséquences financières pèseront sur ces collectivités et des solutions de substitutions technologiques seront vraisemblablement encore trop limitées. L’ACS estime donc - au même titre que la Confédération - que pour des raisons de sécurité énergétique nationale et de viabilité économique, il est important que la situation particulière des régions de montagne et de périphérie soit prise en compte. Manon Röthlisberger

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