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Search narrowed by: Catégorie: Territoire et mobilité Auteur: Nadja Sutter Remove all filters
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Rénovation réussie d’un bâtiment scolaire classé

L’ancienne école Wolfgraben à Langnau am Albis (ZH) a été construite en 1826 et est un exemple typique de l’architecture scolaire de l’époque. Une rénovation totale du bâtiment a été entreprise ces dernières années car il ne répondait plus aux exigences d’accessibilité. La commune a procédé à cette rénovation avec tout le soin nécessaire, l’édifice figurant dans l’inventaire communal du patrimoine bâti. Une expertise externe a été effectuée pour évaluer ce qui était digne de protection. Dans le même temps, certaines prescriptions architecturales ont dû être appliquées. Lors de la planification, des compromis ont donc dû être trouvés à tous les niveaux, comme le note Urs Waser, responsable des constructions et de la planification de la commune. Concrètement, un ascenseur a été installé afin de rendre le bâtiment accessible. Mais il n’est pas visible de l’extérieur. Les anciennes colonnes en acier dans les salles de classe ont par ailleurs été conservées, mais avec un nouveau revêtement car elles posaient problème du point de vue de la sécurité incendie. Nadja Sutter

Pénurie de logements: ce que les communes peuvent faire

Le phénomène de la pénurie de logements touche depuis longtemps les grandes villes. Ces dernières années, la situation s’est toutefois détériorée, en particulier aussi dans les stations de montagne ainsi que dans les agglomérations et les petits centres. Si fortement qu’un plan d’action sur la pénurie de logements a été élaboré. Selon Martin Tschirren, directeur de l’Office fédéral du logement (OFL), il est primordial que les communes soient associées car elles assument d’importantes tâches dans le domaine de l’aménagement du territoire. «Les communes ont plusieurs options: elles peuvent exercer un rôle directeur et par exemple prévoir dans leurs plans d’affectation des prescriptions ou des incitations pour la construction de logements bon marché. Elles peuvent aussi encourager et financer, par exemple en soutenant la création d’une coopérative d’habitation ou en cédant du terrain en droit de superficie.» Plusieurs mesures de soutien direct aux communes sont définies dans le plan d’action. L’OFL a par ailleurs récemment publié le kit d’options «logement à prix avantageux» qui contient aussi des aides pour les communes. Pour en savoir plus: https://www.bwo.admin.ch/fr/plan-d-action-sur-la-penurie-du-logement Nadja Sutter

Sécurité sismique: des mesures simples sont utiles

Les séismes violents sont rares en Suisse, mais ils ont néanmoins un énorme potentiel de dégâts. Sven Heunert, expert séisme à l’Office fédéral de l’environnement et président du Conseil communal de Thierachern (BE), explique que la sécurité sismique n’est pas toujours très coûteuse et compliquée. Des petites mesures comme la sécurisation des étagères dans les écoles peuvent déjà être utiles. Lors de la rénovation de bâtiments, il vaut la peine d’examiner leur sécurité sismique. Les nouvelles constructions sont déjà soumises à des exigences de sécurité standardisées. Les communes devraient par ailleurs revoir leurs plans d’urgence afin d’être préparées à des scénarios spécifiques comme des pannes prolongées de courant. Au niveau législatif, la Confédération est en train d’élaborer un message sur le financement des dommages causés aux bâtiments par des tremblements de terre. Nadja Sutter

L’urbaniste qui a fait le tour de la Suisse

Heinz Egli est parti en mars 2022 de Balzers au Liechtenstein. Après avoir traversé la vallée du Rhin, il est parvenu au lac de Constance et a poursuivi sa route en passant par Schaffhouse, Bâle et le Jura jusqu’à Genève. Son parcours l’a ensuite mené le long de la frontière sud du pays jusqu’aux Grisons en passant par le Valais et le Tessin. Avant de rejoindre à nouveau Balzers en octobre. L’ancien urbaniste de Frauenfeld a vu plein de choses pendant son périple, des paysages et des habitats très variés et d’innombrables bornes frontalières. Cette randonnée lui a permis d’expérimenter les frontières dans les deux sens du terme. Sur les 3000 kilomètres de distance et 150 000 mètres de dénivelé parcourus le long de la frontière, il a parfois atteint ses propres limites. Il partage aujourd’hui ses expériences de randonneur au long cours lors de conférences. Nadja Sutter

Développement territorial: «Les communes ont besoin d’une vision claire»

Membre du comité de l’Association des Communes Suisses, Jürg Marti a présidé la commune de Steffisburg de 2009 à 2022. Pendant cette période, il a engrangé de nombreuses expériences en matière de développement territorial. Lorsqu’il est entré en fonction, des terrains à construire avec un potentiel de développement se trouvaient en effet dans le haut comme dans le bas de la localité. Jürg Marti estime qu’il est important que les communes s’engagent en matière de développement territorial car elles peuvent ainsi largement influencer la physionomie des zones d’habitation. Pour que cela marche, les autorités doivent avoir une vision claire. «Il est judicieux de dresser un état des lieux avec les entreprises qui veulent développer des terrains ainsi qu’avec les groupes intéressés et de définir une image cible commune.» Associer la population est aussi central. «Les responsables des communes peuvent tout à fait se montrer sûrs d’eux en tant qu’autorité de planification.» Jürg Marti, ancien syndic de Steffisburg (BE) et membre du comité de l’Association des Communes Suisses Nadja Sutter

Un site industriel donne naissance à un nouveau quartier

Lorsque le site industriel de l’ancienne entreprise Attisholz Cellulose AG a été fermé en 2008, le canton de Soleure et la commune de Riedholz se sont rapidement rendu compte que les 500 000 m 2 de la partie nord du site avait une importance stratégique. En 2016, le terrain a été vendu à l’entreprise immobilière Halter AG. En 2018, celle-ci a déjà ouvert le site au public. «L’information continue et l’implication de la population ont été centrales dans le processus de planification.» Sandra Morstein, syndique de Riedholz (SO) Depuis, des affectations provisoires comme des bistrots et des manifestations font vivre l’ancien site industriel. D’ici à 2045, environ 140 logements et plus 1000 places de travail devraient y être créés. La propriétaire, la commune et le canton participent étroitement à la planification. Une convention fixe clairement les tâches de chaque partie. La réalisation d’ici à 2045 se fera en différentes étapes. Pour en savoir plus: www.attisholz-areal.ch Nadja Sutter

Une place de jeux très attrayante

Un brouillard épais plane sur le lac de Sarnen, le froid est mordant en ce jour d’hiver. Mais cela n’a pas dissuadé deux familles de se rendre sur la place de jeux «Kapitän Zinsli» à Sarnen (OW), directement au bord du lac. Bien emmitouflés, deux petits enfants ramassent consciencieusement du sable avec une pelle pour le verser sur une installation de jeu en bois. Un peu à l’écart, dans sa combinaison orange, Wisi Kathriner assiste à la scène et sourit. L’activité des enfants va lui donner du travail plus tard. Deux fois par semaine, ce responsable de l’équipe des espaces verts du Service d’exploitation de la commune de Sarnen consacre quelques heures à l’entretien du terrain de jeux. Il remplit les trous que les enfants ont creusés dans le sable, taille les buissons, tond la pelouse pendant la belle saison et contrôle régulièrement l’ensemble de l’infrastructure. Une vérification est justement nécessaire actuellement. L’aire de jeux a été créée en 2012 et est notamment composée de bois. Les équipements et la clôture en bois autour du terrain sont exposés aux intempéries depuis douze ans et cela se voit. Le jeu en forme de bateau et certains bancs ainsi que des poteaux ont déjà dû être remplacés par la commune. «Si l’on veut avoir une belle place de jeux proche de la nature, il faut investir du temps et de l’argent pour son entretien», argue Wisi Kathriner. L’aire de jeux «Kapitän Zinsli» a été construite en 2012, à l’occasion des 125 ans de la Banque cantonale d’Obwald (OKB). «L’OKB voulait reverser quelque chose à la population pour cet anniversaire», relève Alex Mathis, responsable de l’administration communale de Sarnen. C’est pourquoi elle a décidé de créer une nouvelle place de jeux, en remplacement de l’ancien terrain plus petit. La nouvelle place lui doit aussi son nom: «Zinsli» est la mascotte de ses offres pour enfants. L’OKB a financé les équipements ludiques, le Service d’exploitation de la commune a assumé les travaux et s’occupe depuis de l’entretien. La place de jeux a coûté environ un demi-million de francs. Les travaux ont duré trois mois et ont été effectués en étroite collaboration avec l’entreprise Iris Spielwelten. Wisi Kathriner a déjà collaboré à la construction de l’aire de jeux. «Elle répond à un concept pédagogique. Nous n’avons pas choisi des équipements au hasard», se souvient-il. Le terrain de jeux était censé être proche de la nature et offrir diverses possibilités de découvertes aux enfants. On a ainsi principalement misé sur des matériaux naturels: bois, cordes de chanvre, pierres, sable. Celui-ci sert, d’une part, de protection en cas de chute et invite, d’autre part, les enfants à la création. «Nous avons volontairement choisi du sable et non des copeaux de bois. Ceux-ci se décomposent en effet avec le temps et salissent l’ensemble du terrain.» Les enfants peuvent découvrir ensemble de nombreuses possibilités de grimper, se balancer et glisser. Des sièges permettent de se reposer. Divers arbres et buissons offrent de l’ombre en été mais aussi des cachettes aux enfants. Le jeu d’eau est un des attraits principaux. Les enfants peuvent retenir l’eau, la laisser couler à travers des canaux ou la pomper avec un levier. L’eau circule d’avril à la mi-octobre et est arrêtée pendant la saison froide. «Les parents qui connaissent bien la place de jeux emmènent la plupart du temps des habits de rechange car ils savent que les enfants seront mouillés», précise Wisi Kathriner, en souriant. Pour Sarnen, la place de jeux est devenue une véritable attraction publique. «Des gens de toute la région et pas seulement de la commune viennent ici, indique Alex Mathis. En été, l’endroit est extraordinairement animé.» La beauté du lieu y contribue aussi. L’aire de jeux est située directement au bord du lac, à côté d’un terrain de pétanque et de terrains de football et non loin de la piscine. Malgré cette grande fréquentation, la commune n’a pas constaté de problèmes de vandalisme. «Au bord du lac, il y a de la place et des infrastructures pour toutes les tranches d’âge. On accepte que ces installations soient là pour les enfants.» Nadja Sutter

La région de Soleure sur le chemin du paradis du vélo

Trois femmes à bicyclette passent devant Sascha Attia. Le délégué vélo du canton de Soleure se trouve au bord d’une voie cyclable près de Zuchwil (SO). Derrière lui, on entend le bruit de l’autoroute au-dessus de laquelle passe un pont pour les cyclistes. A côté de lui, un terre-plein avec des arbres, ensuite une route plus petite et derrière un bâtiment industriel. «C’est un bon exemple pour un chemin cyclable. Il est assez large pour pouvoir croiser et bien séparé de la route pour le trafic individuel motorisé», fait valoir Sascha Attia. Il se penche et active le compteur sur le sol avec un aimant. Grâce à une app, il peut maintenant faire le décompte des vélos qui sont passés depuis le début des mesures mais aussi ce jour-là. Le compteur est quasiment imperceptible pour les cyclistes. Il s’agit d’une boucle d’induction qui est visible sur l’asphalte sous la forme d’une bande en treillis. Ces mesures sont utiles pour la planification des voies cyclables prioritaires dans le canton. Celles-ci doivent permettre aux cyclistes de rouler de manière aussi sûre que possible d’un point A à un point B. Par exemple de Soleure à Subingen en passant par Zuchwil et Derendingen. «Commune Suisse» a accompagné Sascha Attia sur cet itinéraire déjà réalisé. D’autres sont planifiés. De Zuchwil, le tracé continue en direction de Derendingen. Au pont sur l’Emme, la piste cyclable devient plus étroite, nous devons freiner. «Cet endroit n’est pas idéal, mais nous ne pouvons pas élargir le pont. Nous devons nous adapter aux conditions du lieu.» Sascha Attia sait ce que les cyclistes apprécient: des pistes larges, bien séparées du trafic automobile et poids lourds, si possible en ligne directe et avec une infrastructure homogène, afin de ne pas devoir trop freiner ou s’arrêter. Un savoir indispensable. «Nous devons planifier les voies cyclables là où les gens roulent à vélo, fait-il valoir. Les itinéraires doivent être compris de façon intuitive.» La meilleure infrastructure ne sert à rien si elle se trouve au mauvais endroit, car elle ne sera pas utilisée. Le Canton de Soleure a la compétence de planifier et de réaliser des itinéraires cyclables prioritaires et principaux sur les routes communales. Une responsabilité qui incombe à Sascha Attia. Ces parcours relient plusieurs localités entre elles. Les itinéraires cyclables prioritaires sont conçus pour plus de 1000 vélos par jour, les itinéraires cyclables principaux pour plus de 500 vélos par jour. La planification s’appuie sur les déplacements des pendulaires: combien de personnes se rendent régulièrement de quel endroit à quel autre? Les communes soleuroises restent compétentes pour le réseau cyclable communal. Celui-ci doit par exemple permettre de se rendre à vélo d’un quartier au centre de la localité pour effectuer des achats. «Les communes ont aussi besoin d’une bonne planification du réseau et d’une coordination, souligne Sascha Attia. Des projets isolés peuvent certes être utiles, mais uniquement s’ils sont planifiés en gardant à l’œil l’ensemble du tracé.» La collaboration entre les communes est centrale. «Les cyclistes se moquent des frontières communales et cantonales, précise-t-il. Ils ne comprennent pas qu’une voie cyclable s’arrête à la limite d’une commune ou d’un canton.» «Les communes ont besoin d’une bonne planification du réseau. Des projets isolés peuvent certes être utiles, mais uniquement s’ils sont planifiés en gardant à l’œil l’ensemble du tracé.» Sascha Attia, délégué vélo du canton de Soleure Par le biais des projets d’agglomération, la Confédération encourage des mesures de circulation comme les itinéraires vélo. Dans l’agglomération soleuroise, une liaison cyclable est ainsi planifiée entre Granges et Soleure et elle figure dans la 4 e génération des projets d’agglomération. «Les projets d’agglomération sont aujourd’hui institutionnalisés, relève Sascha Attia. Il est maintenant important de bien réfléchir afin de savoir quels projets sont réalisables et dans quel laps de temps. Pour cela, une bonne planification du réseau est nécessaire.» Revenons à notre tour à vélo. De Derendingen, celui-ci conduit le long de l’Emme jusqu’à Luterbach et de là à nouveau à Soleure par Zuchwil. Dans cette localité, le tracé passe sous deux grandes routes et le chemin de fer, sans rencontrer d’obstacle. Sur la petite route, des pistes séparées sont marquées dans les deux sens pour les vélos et les piétons. C’est notamment en raison d’un tel projet que Zuchwil s’est hissée au deuxième rang des localités les plus favorables aux vélos de Suisse, juste derrière Berthoud (BE). Pour Sascha Attia, une infrastructure aussi bien développée et personnalisée n’est toutefois pas toujours nécessaire. Parfois, il est plus sensé de déplacer l’itinéraire sur une route de quartier tranquille, plutôt que d’installer des pistes cyclables sur une route principale. «Les cyclistes ne roulent pas volontiers sur des routes principales très fréquentées. Ils se rabattent d’eux-mêmes sur des routes plus calmes.» La planification des itinéraires pour les cyclistes tient justement compte de ce comportement. «Le vélo ne nécessite que ponctuellement de nouvelles infrastructures. C’est pourquoi une bonne planification du réseau est importante.» Nadja Sutter

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