Menu
Logo Logo
  • DE
  • FR
  • IT
  • Finances et économie 28
  • Alain Meyer 4
  • Nadja Sutter 3
  • Oliver Wullschleger 2
  • Silvan Müggler 2
  • Christian Wohlwend 1
  • Claude Wagner 1
  • Diobe Wyss 1
  • Eve Zeender 1
  • Fabio Pacozzi 1
  • Fabrice Müller 1
  • Fredy Gilgen 1
  • Gerhard Lob 1
  • Gilles A. Léchot 1
  • Joël Buntschu 1
  • Kaspar Abplanalp 1
  • Laurent Savary 1
  • Lionel Maître 1
  • Markus Metzger 1
  • Nora Hesse 1
  • Patricia Michaud 1
  • Silvana Menzli 1
  • Thierry Bregnard 1
  • Thomas Egger 1
  • 7-8 | 2024 7
  • 12 l 2025 5
  • 12 | 2024 3
  • 3 | 2026 2
  • 7-8 | 2026 2
  • 10 | 2022 1
  • 11 l 2023 1
  • 3 l 2025 1
  • 3 | 2024 1
  • 4 | 2024 1
  • 4 | 2026 1
  • 5 l 2025 1
  • 6 | 2026 1
  • 9 | 2021 1
Search narrowed by: Catégorie: Finances et économie Remove all filters
Found 28 results in 2 milliseconds. Displaying results 1 to 10 of 28.
  • 1
  • 2
  • 3
  • »
Results per page:

Pénurie de personnel qualifié: l’Arc jurassien cherche des solutions 

Recruter du personnel qualifié reste une tâche ardue dans l’Arc jurassien, zone affectée depuis deux ans par le chômage partiel, en particulier dans la micromécanique et l’horlogerie. La pénurie de personnel médical et soignant est ressentie avec toujours plus d’acuité dans les hôpitaux, cliniques, centres médicaux et EMS. «Nous atteignons régulièrement nos limites», atteste le nouveau directeur du Centre hospitalier de Bienne, Philippe Plodeck. Pour certaines spécialités, les équipes sont moindres et l’absence d’une seule personne peut compromettre la prise en charge d’un cas, a-t-il alerté cet été dans la presse régionale. C’est au prix de sacrifices que l’ensemble des lits du Centre, environ 230, sont exploités. «Parce que les équipes se remplacent et s’entraident», confie-t-il. La pénurie fragilise l’offre des soins et accentue la concurrence pour le recrutement. Pour recruter et renforcer ses équipes, Philippe Plodeck compte sur l’ouverture, normalement en 2032, du nouvel hôpital en périphérie de Bienne, sur la commune de Brügg (BE), susceptible d’attirer du personnel. Il en faudra. Avec le vieillissement de la population, le directeur s’attend à une hausse d’ici 2040 de 30% du nombre de patients. A 30 km de là, le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNE) traverse les mêmes tourments. Un quart des soignants du RHNE viennent aujourd’hui de France pour pallier le manque de personnel indigène. Parmi les options stratégiques présentées en décembre dernier par le RHNE, une des priorités sera «d’attirer et de fidéliser les collaborateurs-trices». Mais il faudra sans doute se mettre à niveau. «Dans certains domaines, nous devons encore proposer une rémunération plus conforme au marché et développer de nouveaux modèles de travail», concède Philippe Plodeck à Bienne. Outre la santé, la branche de la gastronomie vit également toujours sous haute tension. «La pénurie de personnel qualifié demeure une réalité dans les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie dans notre canton», confirme le président de Gastro Neuchâtel, David Maye. Problématique renforcée, selon lui, par le ralentissement de l’activité économique dans une zone où de plus en plus d’entreprises font face à un manque de travail et rentrées. Et font appel à une réduction de l’horaire de travail. «Près de 50% des demandes de RHT enregistrées en Suisse se concentrent dans notre région actuellement», rappelle David Maye. Il ajoute que «cette situation a un impact direct sur nos établissements, qui doivent adapter leur activité alors qu’ils peinent déjà à recruter certains profils». Pour faire tourner les enseignes, l’apport de forces nouvelles, a fortiori durant la saison haute, est nécessaire. Et une partie du personnel vient là aussi de France. «Nous constatons néanmoins que les établissements font souvent appel en priorité à du personnel local, qui a déjà une expérience de la restauration plutôt qu’à de nouveaux travailleurs frontaliers», note-t-il. Les contraintes liées aux déplacements quotidiens et au passage de la frontière peuvent constituer un frein. En particulier pour les horaires atypiques des professions de la gastronomie. On entend également toujours plus des bribes d’ukrainien en tendant l’oreille dans les bistrots de la région. «Nous avons recours à l’apport de jeunes réfugiés d’Ukraine ou d’ailleurs. A Neuchâtel, des programmes comme Start’intégration encouragent cette démarche. Et cela fonctionne particulièrement bien», explique David Maye. Le principe est le suivant: offrir à des jeunes âgés de 16 à 35 ans la possibilité de découvrir les métiers de la restauration-hôtellerie, d’effectuer des stages et de s’engager ensuite, s’ils le désirent, dans une formation professionnelle. Ce programme a été introduit précisément pour réduire la pénurie de personnel dans les secteurs les plus touchés (hôtellerie-restauration/bâtiment-construction/mécanique/social-santé). Dans le canton voisin du Jura, il est là difficile de dénicher des perles rares dans le secteur de l’éducation. Secrétaire générale de l’Association jurassienne des communes, Magali Voillat confirme qu’un problème persiste pour recruter du personnel qualifié pour les crèches notamment. Elle invoque «une concurrence entre les structures et entre les communes». Non pas en raison des conditions salariales, qui restent plus ou moins identiques dans le canton, mais en raison des conditions d’emploi, conclut-elle. Alain Meyer

Prévoyance professionnelle: prendre les devants

De nombreuses employées et nombreux employés ne se préoccupent que tardivement de leur prévoyance professionnelle. Or, plus on commence tôt à épargner, plus on en retire d’avantages. Outre des cotisations d’épargne plus élevées, l’effet des intérêts composés joue également en faveur du capital retraite au fil des années. Le travail à temps partiel ou des interruptions d’activité, notamment, peuvent entraîner des lacunes de prévoyance. C’est pourquoi il est judicieux d’examiner régulièrement sa situation personnelle et de l’améliorer si possible. La prévoyance est une préoccupation qui devrait s’étendre sur toute la vie professionnelle. Pour les communes également, il est utile de revoir régulièrement leurs solutions de prévoyance. Des plans optionnels, un démarrage précoce de l’épargne ou une déduction de coordination adaptée au taux d’occupation peuvent améliorer la prévoyance des employées et employés. Dans le même temps, des solutions de prévoyance attrayantes renforcent leur position dans la course aux professionnels qualifiés. «L’épargne à long terme est le meilleur moyen de se constituer un capital retraite.» Franziska Gäggeler, responsable Prévoyance, Previs Prévoyance Kaspar Abplanalp

Stratégie immobilière sur mesure pour Büron

La commune de Büron (LU) développe, avec le soutien de la société de conseil BDO, une stratégie immobilière pour son vaste portefeuille d’immeubles et de terrains. Le processus stratégique est accompagné par une équipe formée de gens issus du monde politique et de l’administration ainsi que de professionnels de l’immobilier. L’objectif est de fixer des principes à long terme pour la gestion des immeubles en mains communales et d’en tirer des stratégies concrètes pour l’exploitation, l’entretien et le développement. Un élément important du processus est l’intégration de divers groupes d’interlocuteurs. Lors d’ateliers, les besoins, priorités et domaines d’action ont été discutés ensemble. Büron crée ainsi les bases pour continuer à développer l’infrastructure, le parc de logements et les surfaces commerciales conformément aux besoins et de manière économique. Joël Buntschu

Renforcer systématiquement la marge de manœuvre financière

Rapperswil-Jona (SG) dispose actuellement encore d’une situation financière saine, mais elle est confrontée à des investissements croissants, notamment dans les établissements de soins et les bâtiments scolaires. Afin de s’assurer une stabilité financière à long terme, le Conseil municipal a décidé de procéder à une large évaluation des tâches et des prestations. Le processus a été accompagné par la société de conseil BDO. Au moyen d’une étude comparative et d’une analyse des coûts et des résultats, les prestations de la ville ont été évaluées de manière systématique et des marges de manœuvre ont été identifiées. Sur cette base, l’administration et des spécialistes externes ont élaboré ensemble des mesures concrètes pour adapter le niveau des prestations, renoncer à certaines d’entre elles ou augmenter les recettes. Le rapport sert maintenant de base pour prioriser des mesures qui peuvent être appliquées à court terme et influencer le budget 2027. Oliver Wullschleger

Une épicerie qui vend du lien social

«L’épicerie, c’est l’âme d’un village», lance Wanda Hopman, la gérante de la «Butia Ramosch». Son âme, Ramosch – un village de Basse-Engadine perché à 1233 mètres – a bien failli la perdre. En 2019, après avoir exploité durant 30 ans l’unique magasin de cette localité d’environ 490 habitantes et habitants, la famille qui le gérait a décidé de jeter l’éponge. Attachés à leur épicerie, les indigènes se sont alors mobilisés pour imaginer une relève. Ils ont fondé l’association «Società Butia Ramosch», dont les cotisations des membres devaient couvrir le loyer de l’échoppe. C’est à ce moment-là que Wanda Hopman est entrée en scène. Quelques années après avoir quitté l’hôtel Val Sinestra, situé dans la vallée latérale éponyme et qu’elle avait dirigé durant trois décennies, elle cherchait un nouveau projet dans lequel investir son énergie et ses idées. L’aventure démarre en 2020, en même temps que la crise du Covid-19. Une «chance dans la malchance», puisque la population locale a alors tendance à délaisser les commerces de Scuol et à faire ses courses sur place. Reste qu’un obstacle de taille vient vite barrer la route de Wanda et de ses collègues de la «Società Butia Ramosch»: les propriétaires des locaux abritant l’épicerie depuis des dizaines d’années résilient le bail. Persuadées de l’importance sociale que joue un tel établissement, surtout dans un village qui ne compte plus de restaurant, les autorités communales interviennent. Un terrain est mis à disposition au cœur de la localité, juste à côté de l’école et de l’église, et un bâtiment y est construit en urgence. Il est inauguré en avril 2023. Outre une épicerie franchisée Prima, la structure comporte un bureau de poste et un centre d’information pour les touristes. Sans oublier bien sûr le café Plazzin, dont la terrasse fait face aux élégants sommets qui marquent la frontière entre la Suisse, l’Autriche et l’Italie. Les quatre collaboratrices du magasin, qui résident toutes à Ramosch, y servent notamment des petits plats légers et simples. «Deux fois par semaine, je cuisine par ailleurs un menu de midi complet, sur réservation; il est apprécié aussi bien par les ouvriers que les personnes retraitées», se réjouit la dynamique sexagénaire. Elle précise qu’avant de lancer cette formule, elle s’est renseignée afin de connaître les besoins et envies des uns et des autres, dans un esprit «par les habitants pour les habitants». Des idées pour «sa» Butia, la gérante en a à revendre. Du généreux assortiment de produits régionaux au stand mettant en avant les créations d’artisans locaux, en passant par la prolongation des horaires d’ouverture du bistrot les soirs de répétition de la fanfare villageoise et à l’organisation de bourses aux vêtements devant l’épicerie, il y en a pour tous les goûts. Autant d’initiatives qui visent d’une part à favoriser le lien social, «puisque le but même de l’association est de s’assurer que Ramosch demeure un village vivant». D’autre part, «il est devenu très compliqué pour les épiceries de village, qui plus est en montagne, de compter uniquement sur la vente de produits alimentaires pour attirer la clientèle». «Il est devenu très compliqué pour les épiceries de village de compter uniquement sur la vente de produits alimentaires.» Wanda Hopman, gérante de la Butia Ramosch Séduit par le concept de l’établissement et par l’engagement de ses responsables, le jury du Prix Montagne a choisi la Butia Ramosch parmi les nominés de son édition 2024. Pour mémoire, cette récompense est attribuée par l’Aide suisse à la montagne et le Groupement suisse pour les régions de montagne à des projets créant de la valeur ajoutée et des emplois, tout en contribuant à la diversité économique des régions de montagne suisses. Séduits eux aussi, les habitants et habitantes du village jouent le jeu. «Les ventes grimpent gentiment; je suis donc confiante en l’avenir, même si gérer une épicerie de montagne équivaut à randonner sur une ligne de crête», commente Wanda. Après un instant d’hésitation, elle ajoute: «A l’ère des grands supermarchés et discounters, un cliché est tenace: faire ses courses dans une épicerie de village serait forcément plus cher.» Or, «si l’on prend tous les facteurs pertinents en considération, notamment l’absence de trajet et le fait qu’on est beaucoup moins tenté d’acheter des produits superflus», les petits commerces de proximité ont de quoi séduire toutes les bourses. Patricia Michaud

Boom économique en Valais: les communes professionnalisent leur recrutement

Le Valais vit un boom. Ces dernières années, de nombreuses personnes qualifiées ont déménagé dans le canton alpin. Les communes en ressentent les effets lorsqu’elles cherchent du personnel qualifié, remarque ainsi Joachim Rausis, président de l’Antenne Région Valais romand et président de la commune d’Orsières. L’Antenne Région Valais romand est un centre de compétences au service des collectivités publiques du Valais romand et fait office d’interface entre les communes et le canton. «Ce boom est très réjouissant. Il apporte davantage de ressources aux communes», relève Joachim Rausis. Dans le même temps, cela signifie qu’il y a une concurrence entre l’économie privée et les communes pour trouver du personnel qualifié. Il existe de grandes différences salariales, notamment pour les postes hautement spécialisés. Un autre facteur qui fait du Valais un cas particulier est sa situation périphérique. «Sur le Plateau ou sur l’Arc lémanique, les gens sont plus mobiles. Déménager en Valais pour son travail est un pas important», note Joachim Rausis. Les communes des vallées latérales qui sont uniquement accessibles en hiver avec un véhicule 4×4 sont désavantagées. Le Valais et ses communes ont pris conscience de la problématique et ont décidé d’agir. Depuis quelques années, le guide digital «valais4you» conseille les personnes qui déménagent en Valais. Il fournit des infos pratiques aux nouvelles arrivantes et nouveaux arrivants et met en évidence les avantages d’une vie dans un canton de montagne. Florence Gessler, spécialiste en politique économique et touristique à l’Antenne Région Valais romand, constate par ailleurs que de nombreuses communes ont professionnalisé le recrutement du personnel ces dernières années. «De plus en plus de petites communes disposent aujourd’hui aussi de responsables RH spécialisés.» «De plus en plus de petites communes disposent aujourd’hui aussi de responsables RH spécialisés.» Florence Gessler, spécialiste en politique économique et touristique à l’Antenne Région Valais romand C’est ce que confirme également un sondage de «Commune Suisse» auprès des municipalités de Savièse, Riddes et Sion. Les responsables RH des trois communes déclarent qu’ils trouvent certes actuellement suffisamment de personnel, mais que cela exige de gros efforts et qu’il n’est pas rare d’enregistrer des désistements de dernière minute. Il est particulièrement difficile de recruter dans les métiers techniques, le secteur de l’enfance ainsi que dans certains postes très spécialisés. Tous soulignent combien il est important pour les communes d’investir dans le recrutement de leur personnel. «Nous œuvrons pour une réelle professionnalisation de la fonction RH au sein de notre commune. Il ne s’agit plus de traiter simplement les salaires, mais de revenir à l’humain», fait valoir Lorena Steiner-Conti, responsable RH de la commune de Riddes. «Dans le contexte actuel, les communes doivent adapter leurs pratiques et être plus proactives dans leur communication», argue Sévérine Stalder, responsable RH de Savièse. Les communes interrogées offrent à leur personnel des modèles de travail flexibles et des possibilités de formation continue. Elles cherchent aussi à créer un climat de travail agréable, grâce notamment à la reconnaissance du travail fourni et à une communication claire. La commune de Riddes mise également sur la formation et l’accompagnement des cadres. Depuis début 2026, les collaboratrices et collaborateurs y ont par ailleurs la possibilité de faire appel à une personne de confiance externe, en complément des dispositifs internes en place. La Ville de Sion mentionne des mesures similaires et a révisé son règlement du personnel. Elle investit par ailleurs dans son image en tant qu’employeuse. Elle a ainsi réalisé des vidéos de présentation de ses métiers. «Cette action a reçu un retour très positif de la population mais aussi de notre personnel», remarque Ludovic Bruchez, chef du service RH. Sion mise également sur des vidéos sur les réseaux sociaux pour inciter des jeunes à suivre une formation ou à occuper un poste au sein de l’administration municipale. Communiquer de manière proactive veut aussi dire mettre en avant les avantages d’un travail au sein d’une commune. Selon les personnes interrogées, il n’y a pas seulement la sécurité de l’emploi. Il y a avant tout le fait d’effectuer un travail porteur de sens au service de la population. «Il est possible de renforcer la marque de la commune comme employeuse grâce à des actions simples et peu coûteuses», estime Ludovic Bruchez. Et Joachim Rausis d’Orsières d’ajouter: «En tant que commune dans un canton périphérique, nous devons activement faire quelque chose pour notre attractivité comme employeuse.» «En tant que commune dans un canton périphérique, nous devons activement faire quelque chose pour notre attractivité comme employeuse.» Joachim Rausis, président de l’Antenne Région Valais romand et président de la commune d’Orsières (VS) Nadja Sutter

Programme d’allégement 27: retour au point de départ

En raison de dépenses croissantes, la Confédération s’attend dès 2027 à un déficit budgétaire pouvant atteindre 4 milliards de francs. Le Conseil fédéral a de ce fait élaboré le programme d’allégement 27, mais sans avoir associé les cantons et les communes. L’Association des Communes Suisses reconnaît qu’il est nécessaire d’agir au niveau des finances fédérales. Elle rejette en revanche de nombreuses mesures proposées, comme la réduction du forfait global dans le domaine de l’asile. Au terme de la procédure de consultation à laquelle l’ACS a aussi pris part, le Conseil fédéral n’a toutefois guère modifié le programme. Ce dernier est actuellement examiné par les Chambres fédérales. En procédant de la sorte, le Conseil fédéral risque de provoquer un référendum et un rejet du programme dans les urnes car les transferts de charges sont refusés par les autres niveaux étatiques. L’ACS exige pour cette raison que l’exercice soit interrompu et qu’un nouveau programme soit élaboré avec les cantons et les communes en coordination avec le projet Désenchevêtrement des tâches 27. Silvan Müggler

Une aide indispensable pour les communes de montagne

Jaun est la commune la plus pauvre du canton de Fribourg. Située dans un cadre idyllique au fond d’une vallée dans les Préalpes fribourgeoises à la frontière avec le canton de Berne, elle est confrontée à de gros défis financiers. Elle n’a que 670 habitantes et habitants, peu d’entreprises, mais une immense surface avec un terrain montagneux qui nécessite d’importantes mesures de protection contre les dangers naturels, comme des ouvrages contre les avalanches, les éboulements et les inondations. Le réseau d’eau potable est également vaste et largement ramifié. Financer son entretien uniquement par des taxes n’est guère possible. Jaun dépose de ce fait régulièrement des demandes de soutien pour des projets auprès du Parrainage suisse pour les communes de montagne. Sans cette aide, la commune ne pourrait pas assumer d’importants projets d’infrastructure, note son président Jochen Mooser. Avec les années, Jaun a par ailleurs développé des relations amicales avec quelques communes donatrices. Nadja Sutter

Des villes et des quartiers vivants grâce à Verd

Luterbach (SO) a été la troisième commune après Riggisberg (BE) et Heitenried (FR) à activer son fonds communal Verd. Michael Ochsenbein, ancien président de la commune de Luterbach, tire un bilan positif un an après l’activation: «Verd fonctionne. En tant qu’autorité, notre charge de travail a été minime et l’administration n’a pas eu à supporter de frais supplémentaires.» Il ajoute: «Les impulsions données par Verd sont déjà perceptibles. Verd mobilise les habitantes et habitants et les premiers fonds affluent dans le fonds communal.» Il recommande à d’autres communes d’activer le fonds communal dès que possible. «Il n’y a aucune raison d’attendre. Et d’après notre expérience, ne perdez pas de temps à chercher le hic, investissez plutôt votre temps dans la conception d’une mise en œuvre adaptée aux besoins locaux. Vous pouvez ensuite confier la mise en œuvre effective à Verd et à la population.» Informations sur Verd et le rôle des autorités communales: www.verd.swiss/fr/commune . Christian Wohlwend

Analyse et projection financières des communes vaudoises

Le canton de Vaud présente un équilibre remarquable entre territoire urbain et agraire. Il est une composante centrale de la métropole lémanique, avec une population dense et un tissu économique dynamique, mais constitue aussi le deuxième canton suisse en superficie agricole utile, avec des parcelles viticoles emblématiques. Le tourisme, entre stations alpines, Jura et lacs, complète cette diversité, source de bien-être, de richesse mais également de défis variés selon les régions. Sur 300 communes, 159 comptent moins de mille habitants, représentant seulement 9% de la population cantonale. Pour assurer leurs services, certaines engagent du personnel à temps partiel avec des salaires peu compétitifs rendant le recrutement et la fidélisation difficiles. Chaque commune doit fournir ses services de manière efficace et sans dépenser plus que nécessaire. La gestion financière fournit les outils de planification, décompte, suivi et contrôle. Ceux-ci lui permettront de comprendre sa situation financière et de prendre les mesures visant à l’amélioration de cette situation si besoin. Dans le but d’apporter une aide concrète à des responsables des finances parfois débordés et de permettre une meilleure compréhension des mécanismes financiers communaux aux autorités politiques, l’UCV met à disposition des communes vaudoises un outil Excel de gestion financière. Celui-ci est essentiellement basé sur l’analyse et la planification financière. Un accompagnement personnalisé est également proposé. L’analyse financière se base sur le compte de résultat, le compte d’investissement et le bilan des cinq années précédentes et est donc essentiellement rétrospective. Elle permet de déterminer la santé financière de la commune et de mesurer son aptitude à faire face à ses engagements. Elle doit guider les décisions de gestion, de budget et d’investissement. La planification financière est le volet prospectif de l’analyse financière, utilisant les tendances dégagées par celle-ci et traduisant les politiques prévues pour déterminer les investissements, charges et revenus des cinq prochaines années. Elle aide ainsi à visualiser l’impact futur du plan de législature de la municipalité en termes financiers. Elle permet d’arbitrer entre besoins en développement et contraintes financières, pouvant conduire à retarder, redimensionner ou réaliser certains projets avec l’appui d’autres partenaires. L’analyse et la planification financière sont particulièrement pertinentes dans les contextes suivants. Investissements: Le canton de Vaud connaît une forte croissance de population. L’afflux de nouveaux élèves impacte fortement les communes qui sont propriétaires des bâtiments de scolarité obligatoire et doivent entreprendre leur rénovation ou la construction de nouveaux locaux. De nombreuses auberges sont de propriété communale. Leur rénovation est très coûteuse et rarement rentable. Il s’agit cependant de patrimoine affectif et d’un lieu de rassemblement permettant une meilleure cohésion sociale et la commune peut être réticente à leur disparition. L’attractivité économique du canton a entraîné une pénurie de logements. Certaines communes cherchent à construire pour offrir à leur population des loyers abordables. La planification financière permet de déterminer la soutenabilité de ces investissements en variant les scénarios de réalisation. Santé financière: Certaines communes présentent des budgets et parfois des comptes déficitaires. Il est important d’établir si cela se confirme sur le long terme, d’en déterminer les causes et de définir des stratégies d’amélioration. Les dépenses liées aux trois domaines que sont l’eau, l’épuration et les déchets doivent légalement être couvertes exclusivement par les taxes. Or, dans de nombreuses communes vaudoises, une partie de ces coûts est financée par les revenus fiscaux, ce qui peut contribuer à creuser les déficits. Un coefficient d’imposition insuffisant peut entraîner une insuffisance de revenus. Fusion: Lorsque des communes discutent d’une potentielle fusion pour améliorer leur synergie, une analyse financière doit être réalisée dans le contexte de l’étude de fusion pour déterminer la santé financière de chaque commune partenaire. Eve Zeender

  • 1
  • 2
  • 3
  • »
  • Abonnements
  • Protection des données
  • Impressum
  • Données médias
  • Archives PDF
  • Cookies
© Association des Communes Suisses
  • Home
  • Recherche
  • Archive
  • Abonnements
  • Données médias
  • Protection des données
  • Impressum
Fermer