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Plus de biodiversité dans les bordures vertes des routes

La tonte des espaces verts le long des routes doit être rapide et pas trop onéreuse. C’est pourquoi on a souvent recours à des broyeurs à fléaux, ce qui ne porte pas seulement préjudice aux insectes mais aussi à la biodiversité des plantes. Les fabricants de tondeuses procèdent actuellement à des améliorations techniques afin de préserver la biodiversité, par exemple avec des dispositifs pour la coupe et un effet d’aspiration moins fort. On ne sait en revanche pas vraiment quelles mesures sont efficaces. Une étude de la ZHAW et du bureau pour l’environnement Nateco effectuée sur mandat de l’Office fédéral des routes et de ses pendants allemand et autrichien veut combler cette lacune. Le projet de recherche n’est pas encore terminé, mais le chercheur Lukas Bollack conseille déjà de préférer les faucheuses à barre de coupe aux broyeurs à fléaux et de maintenir des îlots d’herbe haute pour permettre aux insectes de s’y réfugier. Nadja Sutter

Le brouillard givrant remplace la neige dans l’arc jurassien

A La Chaux-de-Fonds (NE), à 1000 mètres d’altitude, il n’était pas rare d’assister autrefois, il y a une quinzaine d’années encore, à l’édification d’imposantes murailles de neige mesurant parfois plus de 2 mètres le long de l’avenue Léopold-Robert. Transformé au fil des jours en glace, ce mur scindait littéralement la ville en deux à hauteur de l’artère principale. Le service de la voirie devait déblayer nuit et jour routes et trottoirs, sans quoi il eût été impossible de circuler intra-muros. Or le réchauffement climatique est passé par là. Les hivers ne sont plus aussi rigoureux sur les hauteurs. Ni dans les Montagnes neuchâteloises. Ni à Saint-Imier, dans le Jura bernois, légèrement en contrebas. «Mais la variabilité des hivers n’a pas permis de faire des économies sensibles sur le poste de déneigement», estime Nicolas Vuilleumier, chef du service urbanisme de cette commune bernoise de 5000 habitants située à 820 mètres. Laquelle ne perçoit aucune subvention cantonale en compensation des conditions géotopographiques, ni pour le déneigement ni pour l’entretien des routes. Mais à Saint-Imier, dès qu’une faible quantité de neige s’abat, les équipes passent à l’action. «Qu’il tombe 8 ou 20 centimètres, le travail est peu ou prou le même aujourd’hui», concède-t-il. En revanche, l’espacement entre deux épisodes neigeux peut avoir une incidence sur le nombre d’interventions. Mais cela ne signifie pas moins de travail. Les tâches sont plus proactives. «Si le réchauffement n’a pas induit de modification de notre système de veille, celui-ci engendre d’autres missions comme le salage préventif des routes et des trottoirs. Ces opérations nécessitent aussi du personnel.» Pour faire attention par exemple aux coulées d’eau de fonte pour que celles-ci ne gèlent pas. «Qu’il tombe 8 ou 20 centimètres de neige, le travail est peu ou prou le même aujourd’hui.» Nicolas Vuilleumier, chef du service urbanisme à Saint-Imier (BE) Comme à La Chaux-de-Fonds, des alertes neige peuvent être déclenchées à tout moment de début novembre à mi-avril. Via ici un système de piquet (veille active) actionnant l’alarme. Il faut scruter la météo tous les jours, anticiper gel ou/et neige pour les nuits suivantes, vérifier l’état réel de la situation. En cas de faibles précipitations, de petits effectifs partent saler les rues. Mais de gros contingents sont prêts si la neige tombe en abondance, le but étant de rendre le système viaire opérationnel entre 6h00 et 7h00 du matin. Un nouveau danger apparaît depuis que le mercure s’affole aussi sur les hauteurs: les brouillards givrants. «Un problème auquel nous sommes confrontés plusieurs fois par an alors que cela relevait de l’exceptionnel par le passé. Il s’agit de rester vigilants aux conditions météo, aux températures, à l’air sec ou humide. Et continuer d’observer si une intervention de salage préventif est appropriée», relève Nicolas Vuilleumier. A La Chaux-de-Fonds, ces brouillards givrants sont observés avec méfiance. «Un phénomène ingérable obligeant nos équipes à rester en éveil», confirme Bekir Omerovic, voyer-chef de la Métropole horlogère. Là non plus, les coûts fixes pour le poste de déneigement n’ont pas bougé. Les opérations de salage seraient même plus régulières qu’avant. Car le gel et le dégel peuvent se succéder en une seule journée, contraignant la voirie à saler trois à quatre fois par jour. Au cours de l’hiver 2022-2023, très sec, il n’est tombé que 90 cm de neige cumulés à La Chaux-de-Fonds. Du jamais vu dans la ville la plus haute perchée d’Europe. Mais la garde ne baisse pas. Des alertes continuent d’y être envoyées par SMS aux habitants qui le souhaitent. Dès le mois d’octobre, du personnel auxiliaire intéressé à seconder la voirie peut également s’inscrire auprès de la Ville sur une offre en ligne baptisée «Carte neige». Ce recrutement d’extras date d’il y a une vingtaine d’années. «Rattachées au Service des espaces publics, ces personnes, dont l’âge minimum requis est 18 ans, doivent se présenter – les nuits où il a neigé au moins 5 à 10 cm – au Centre des Travaux Publics à 3h00 du matin, au début des opérations, ou alors à 7h00 pour renforcer les équipes qui déneigent les passages piétons et les escaliers», explique Bekir Omerovic. Entre 20 à 30 personnes s’inscrivent en moyenne chaque hiver à cette offre rémunérée. Offre pour laquelle la Ville octroie cette année une enveloppe de 85 000 francs. Des personnes en attente de régularisation de leur situation en Suisse ou des chômeurs s’inscrivent. Une vingtaine de candidats s’étaient annoncés fin octobre. Alain Meyer

Du gaz au réseau de chauffage à distance: Wetzikon, commune pionnière

En 2020, la population de Wetzikon (ZH) s’est prononcée en faveur d’une planification énergétique ambitieuse visant à réduire drastiquement la dépendance aux combustibles fossiles, en particulier le gaz naturel. Ce plan a été élaboré dans le cadre des efforts de la commune pour répondre aux enjeux climatiques et aux objectifs nationaux de décarbonation. La ville a choisi de privilégier les sources d’énergie renouvelable locales, notamment la chaleur récupérée de l’usine de valorisation des déchets ainsi que celle issue de l’usine de traitement des eaux usées (STEP). Grâce à ces ressources, l’objectif est de mettre en place un réseau thermique étendu, capable de couvrir la majorité des besoins en chauffage des bâtiments publics et privés de la commune, réduisant ainsi l’empreinte carbone de la ville tout en assurant une transition vers un modèle énergétique plus durable et résilient. Le succès de Wetzikon repose sur l’adoption de mesures non techniques qui facilitent la transition vers le réseau de chauffage à distance et le démantèlement progressif du réseau de gaz, mesures se composant entre autres de celles énumérées ci-dessous: Planification énergétique coordonnée: Wetzikon a élaboré une planification harmonisée des réseaux de gaz et de chauffage à distance. Cette approche permet de gérer efficacement la transition, en identifiant les zones où le gaz sera maintenu temporairement avant d’être remplacé par le chauffage à distance. Directives aux fournisseurs de gaz: La commune, propriétaire de son réseau, a fixé des objectifs clairs à ses fournisseurs de gaz, comme la fermeture progressive du réseau dans certaines zones, en alignement avec ses objectifs de décarbonation. Concertation avec les acteurs locaux: La commune a travaillé en étroite collaboration avec les gestionnaires de réseaux, les autorités locales et régionales, pour garantir une transition fluide. Cette concertation a permis d’aligner les intérêts de toutes les parties prenantes et de garantir une mise en œuvre cohérente des nouvelles infrastructures thermiques. Incitations financières: Wetzikon a mis en place des subventions pour encourager le remplacement anticipé des chauffages au gaz. Cette mesure aide à atteindre une densité de raccordement suffisante pour assurer la viabilité des réseaux thermiques dès le début de leur déploiement. Adaptation des concessions : La commune a également renégocié les contrats de concession avec les fournisseurs de gaz pour permettre la fermeture des sections du réseau gazier et orienter les utilisateurs vers les alternatives renouvelables. Wetzikon illustre comment une commune peut encourager des solutions durables et locales sans recourir à des mesures techniques complexes. En adaptant sa planification énergétique et en créant des conditions favorables au développement des infrastructures thermiques, la ville montre qu’il est possible de réduire la dépendance au gaz naturel tout en adoptant un modèle énergétique plus respectueux de l’environnement. Le guide sur le retrait du gaz a été rédigé par EBP sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie dans le cadre du programme «Accélération du développement des réseaux thermiques», un programme commun de la Confédération, des cantons, de l’Union des villes suisses et de l’Association des Communes Suisses. Le guide est basé sur des exemples concrets tels que celui de Wetzikon. Il propose une série de solutions non techniques adaptées aux communes quelle que soit la configuration dans laquelle elles se trouvent vis-à-vis du gestionnaire de réseau de gaz. Ce document, bientôt accessible en français, sera intégré à la bibliothèque en ligne «Planification des réseaux thermiques». En complément, d’autres ressources comme la Boîte à outils pour la planification énergétique territoriale et un futur guide sur le financement des réseaux thermiques apportent un soutien précieux aux collectivités engagées dans cette démarche. Laure Deschaintre

Les innovations et les défis de la gestion des déchets urbains

Le secteur de la gestion des déchets urbains est confronté au défi de traiter efficacement et durablement des quantités croissantes de déchets. Cela ne concerne pas seulement la collecte et le traitement des déchets ménagers, mais aussi la complexité croissante du tri et du recyclage des substances valorisables. Face à la pénurie mondiale de ressources et à la nécessité de réduire l’empreinte carbone (CO 2 ), la pression sur les villes et les communes pour trouver des solutions innovantes se fait toujours plus forte. L’économie circulaire, c’est-à-dire la fermeture systématique des circuits des matières, joue notamment un rôle fondamental dans la réduction des quantités de déchets et l’utilisation plus efficace des ressources. L’un des points à l’ordre du jour du Congrès sur le recyclage 2025, organisé par Swiss Recycle et l’Association suisse Infrastructures communales (ASIC), portera sur les innovations technologiques. L’électromobilité est un thème important, notamment en ce qui concerne l’utilisation de véhicules électriques dans la gestion des déchets. Scania Suisse tiendra une conférence sur les défis que posent la mise en place et l’exploitation de stations de recharge pour les flottes de véhicules électriques. L’expert Reto Trauffer y présentera les infrastructures nécessaires et les obstacles potentiels à surmonter avant de pouvoir disposer d’une flotte de véhicules électrifiés. Une attention particulière sera accordée à l’optimisation de la gestion de la recharge grâce à l’utilisation de logiciels. Cela comprend aussi bien la planification des heures et des lieux de recharge que la formation des collaborateurs afin de garantir une intégration sans accroc de cette nouvelle technologie dans le travail quotidien. Une formation et un perfectionnement adéquats du personnel seront décisifs pour tirer pleinement parti de l’efficacité des nouvelles structures. Un autre thème central du congrès portera sur la gestion en circuit fermé dans le domaine du recyclage des textiles et de la matière plastique. Compte tenu de la quantité croissante de déchets textiles et plastiques, il est essentiel de trouver des moyens de réintroduire ces matériaux dans le circuit de manière plus efficace. Dans le cadre du congrès, différentes approches seront présentées afin d’identifier les systèmes les mieux adaptés à la fermeture des circuits des matériaux. Dans ce contexte, l’accent sera mis sur les technologies et les stratégies qui permettent une grande recyclabilité tout en étant respectueuses de l’environnement. On attend également un nombre croissant de nouvelles réglementations de la part de l’Union européenne, qui pourraient avoir des répercussions indirectes sur la Suisse. Bien que la Suisse ne soit pas membre de l’UE, elle y est étroitement liée sur le plan économique et politique. Dans le domaine de la gestion des déchets en particulier, les nouvelles directives de l’UE concernant les taux de recyclage, la prévention des déchets plastiques (PPWR) ou la promotion de l’économie circulaire pourraient placer la Suisse face à de nouveaux défis. Dans ce contexte, le Congrès sur le recyclage sera une tribune de premier plan pour se préparer aux changements à venir et pour élaborer des stratégies en vue d’assurer le suivi des normes internationales. Le Congrès sur le recyclage 2025 se penchera en outre sur des aspects qui dépassent les frontières nationales. Paul Christiaens de Verpact y présentera les défis et les progrès du recyclage aux Pays-Bas. Il montrera de quelle manière les Pays-Bas maîtrisent certains enjeux et quelles leçons la Suisse pourrait en tirer. Il s’agira notamment de savoir quels systèmes et stratégies innovants ont été mis en œuvre avec succès dans d’autres pays et comment il serait possible de les adapter en Suisse afin d’atteindre nos propres objectifs de recyclage. Janina Wolfsberger, Anja Raaber

Nendaz: l’optimisation des chauffages pour la transition énergétique

Pour Nendaz, l’engagement pour la transition énergétique et la durabilité fait déjà partie des enjeux stratégiques de la commune depuis 2010. C’est en effet cette année-là qu’elle obtient le label Cité de l’énergie. Pour devenir Cité de l’énergie, des actions peuvent être entreprises dans de multiples domaines, comme la planification urbaine et régionale, les bâtiments communaux et les installations, la mobilité ou l’adaptation au changement climatique. La commune valaisanne s’est tout d’abord concentrée sur les domaines de l’énergie et de la planification urbaine avec, par exemple, la mise à disposition d’économiseurs d’eau pour la population, la mise sur pied d’un concept de mobilité ou encore le renouvellement de l’éclairage public avec des LED. Afin d’atteindre le label Cité de l’énergie Gold, des mesures supplémentaires ont été développées par les autorités communales. La gestion des bâtiments publics a notamment été un domaine important dans l’atteinte des critères du label. C’est en 2020, sous l’impulsion de son président Frédéric Fragnière et de son architecte communal Yves Balet, que Nendaz rejoint d’autres communes valaisannes labellisées Gold, telles que Martigny, Saas-Fee ou Sierre. Pour Frédéric Fragnière et Yves Balet, la commune vise «l’excellence au niveau énergétique». Des actions comme l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques ou l’investissement dans les énergies renouvelables ont participé à la stratégie communale de transition énergétique. «Pour notre commune, nous visons l’excellence au niveau énergétique.» Yves Balet, architecte communal de Nendaz (VS) Actuellement, les bâtiments représentent plus de 40% de la consommation énergétique en Suisse selon des chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique en 2024. La part dédiée au chauffage de cette consommation représente plus de deux tiers de ce chiffre. Les chauffages de nos bâtiments restent à ce jour largement dépendants des énergies fossiles, représentant une part importante des émissions de gaz à effet de serre du pays. Afin d’atteindre les objectifs de la Stratégie énergétique 2050, les communes et entités publiques ont un rôle d’exemplarité crucial à jouer. C’est ce que Nendaz a compris dès les débuts de son engagement pour intégrer la durabilité à ses activités. Avec ses bâtiments communaux, un travail important pour l’efficience énergétique a été entrepris au fil des années. Des travaux d’isolation et de remplacement des systèmes de chauffage fossiles sont inévitables afin d’atteindre les réductions des émissions de gaz à effet de serre prévues dans les objectifs suisses. Néanmoins, d’autres mesures peuvent permettre d’améliorer l’efficacité du chauffage avec un effet à court terme et s’intégrant à une vision d’avenir. Dès 2022, Nendaz choisit de mettre en œuvre l’optimisation énergétique des systèmes de chauffage de plusieurs bâtiments communaux avec une entreprise fribourgeoise, Yord. Sa solution intelligente d’optimisation convainc les autorités communales par sa facilité d’installation sur les systèmes de chauffage existants. Elle est capable de comprendre l’inertie thermique du bâtiment afin d’anticiper ses demandes en chaleur. Ceci couplé aux prévisions météo lui permet de chauffer uniquement lorsque c’est nécessaire. Cet outil d’optimisation garantit également le confort thermique au sein des bâtiments. Après un premier hiver permettant de tester la solution, un plus grand nombre de bâtiments communaux sont équipés dès 2023. Parmi ceux-ci se trouvent notamment plusieurs établissements scolaires. Durant l’hiver 2023-2024, une économie moyenne de 25% de la consommation énergétique de chauffage a pu être réalisée sur ces installations. La consommation du centre scolaire d’Aproz a par exemple pu être réduite de 35%. Pour Yves Balet, l’optimisation des bâtiments permet d’obtenir des résultats rapidement et «va dans la bonne direction au niveau des économies d’énergie». Afin de répondre aux enjeux de demain, la transition énergétique commence dès aujourd’hui pour les communes, comme l’exemple de Nendaz le montre. Julie Carron

Déshumidifier sans gaspillage d’énergie

Lorsque l’air est humide, le risque de moisissures est grand. C’est par exemple le cas dans les bibliothèques, les musées et les abris de protection civile, explique Markus Sonderegger. «Ces derniers sont particulièrement exposés à la condensation. Ils sont en effet souvent situés sous des locaux techniques de salles de gymnastique ou d’autres bâtiments, pas ou peu chauffés.» Lorsque Markus Sonderegger a pris ses fonctions de responsable du matériel incendie et concierge des abris de protection civile de la ville d’Arbon (TG), deux douzaines de petits déshumidificateurs étaient installés. Depuis, il remplace chaque année trois ou quatre de ces appareils par d’autres, plus modernes, plus performants et nettement moins gourmands en électricité. Il veille aussi à les entretenir soigneusement: «Le filtre et la natte de protection doivent rester constamment propres, afin que le rendement reste optimal. Je vérifie chacun d’eux une fois par mois.» Pieter Poldervaart

Convertir durablement l’éclairage public au LED

Une solution d’éclairage durable n’est pas seulement une question d’efficacité énergétique mais aussi de gestion économe des ressources. Lors de la modernisation de lampes LED connectées, cela signifie de continuer si possible à utiliser les composants existants au lieu de les remplacer. D’un point de vue technique, cela ne pose pas problème aujourd’hui. C’est aussi l’approche poursuivie par la commune de Zumikon (ZH). Depuis 2024, les anciennes lampes sont converties en LED et équipées à une large échelle d’un pilotage intelligent. La lumière est couplée à un détecteur de mouvement et est tamisée, ce qui fait baisser la consommation d’énergie. Zumikon réduit ainsi les besoins en électricité de l’éclairage de 80 à 85% et économise chaque année environ 120 MWh d’électricité. «Nous voulons montrer l’exemple et promouvoir la durabilité chaque fois que c’est possible.» Thomas Krauer, responsable du génie civil de Zumikon (ZH) Remo Bürgi

Prix de la biodiversité pour le Parco del Laveggio

Au sud du Tessin, entre Stabio et Riva San Vitale, le mouvement citoyen Cittadini per il territorio a créé, grâce au Parco del Laveggio, une précieuse zone de détente au bord de la rivière du même nom. Ce cours d’eau coule le long d’une vallée urbanisée chaotique du Mendrisiotto, un «non-lieu» bétonné. La zone frontalière avec l’Italie présente toutefois des éléments naturels de grande qualité qui sont maintenant reliés par le Parco del Laveggio dans une ceinture longue de 11 km. Pour ce parc officiellement inauguré en octobre 2023, le mouvement citoyen Cittadini del territorio a reçu le Prix Binding pour la biodiversité 2024, doté d’un montant de 100 000 francs. Le parc a été réalisé en étroite collaboration avec les communes de Stabio, Mendrisio et Riva San Vitale ainsi qu’avec le canton. Informations: Parco del Laveggio: www.parcolaveggio.ch Prix Binding pour la biodiversité 2024: www.preis-biodiversitaet.ch Gerhard Lob

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