Menu
Logo Logo
  • DE
  • FR
  • IT
  • La Commune 2
  • Alain Meyer 1
  • Nadja Sutter 1
  • 3 l 2023 2
Search narrowed by: Catégorie: La Commune Édition: 3 l 2023 Remove all filters
Found 2 results in 1 milliseconds. Displaying results 1 to 2 of 2.
  • 1
Results per page:

Concept éprouvé, nouveaux formats: Suisse Public 2023

Le dernier salon Suisse Public a eu lieu il y a pas moins de six ans. Les éditions 2020 et 2021 du plus grand salon professionnel suisse pour le secteur public ont dû être annulées en raison de la pandémie de COVID-19. Le salon ouvrira à nouveau ses portes du 6 au 9 juin sur le site de Bernexpo, où il accueillera les professionnels et les responsables des achats des communes, des cantons et des autorités fédérales, ainsi que des grandes entreprises. «Beaucoup de choses se sont passées depuis 2017», souligne le directeur du salon Christoph Lanz dans l’entretien accordé à «Commune Suisse». Une pause d’une telle longueur peut faire craindre un changement dans l’organisation du marché avec une baisse de l’attrait des salons. Christoph Lanz observe toutefois l’inverse: le besoin de rattrapage est grand. «La place du marché où l’on se rencontre et échange a manqué. Il n’y a en effet pas d’événement comparable en Suisse», note-t-il. 95% des surfaces du salon étaient ainsi déjà réservées au début du mois de février. «La place du marché où l’on se rencontre et échange a manqué. Il n’y a en effet pas d’événement comparable en Suisse.» Christoph Lanz, directeur du salon Suisse Public A Suisse Public, les personnes intéressées peuvent découvrir sur place des innovations et tester directement beaucoup de choses dans l’espace extérieur. «Dans une vidéo, il est difficile de constater à quel point un camion poubelle est silencieux. Il faut pouvoir l’évaluer sur place», relève Christoph Lanz. Le salon permet aux exposants de susciter de la confiance en leurs nouvelles solutions. Et pour les visiteuses et visiteurs, c’est aussi l’occasion d’échanger. L’aspect divertissant ne doit pas non plus être oublié. Le «Fire Fit Challenge» dans le secteur du salon réservé aux services du feu permet ainsi à des sapeurs-pompiers de se mesurer lors d’un concours sportif. Le secteur des exposants devrait aussi permettre de nombreuses découvertes. Le cycle de l’innovation n’a en effet pas été stoppé par la pause due au COVID-19, au contraire. Les thèmes prioritaires et les solutions techniques sont différents de ceux d’il y a six ans. «Le thème de l’énergie est aujourd’hui très sensible. Il n’en allait pas de même les années passées», argue Christoph Lanz. A côté de la crise énergétique, les communes s’intéressent actuellement aux stations de recharge pour les véhicules électriques ou aux véhicules communaux électriques. La numérisation est aussi un thème récurrent et un domaine qui évolue très rapidement. Suisse Public lui consacre un salon dans le salon: Suisse Public SMART. Celui-ci a déjà eu lieu en ligne en 2021 et sous la forme d’une journée conférence en 2022. Dans le cadre du salon principal, il proposera cette année un programme sur quatre jours et présentera des solutions intelligentes dans les secteurs les plus divers. Suisse Public SMART est divisé en deux parties: un salon et une conférence. Dans la partie salon, les exposants présenteront leurs produits sur des stands et sur une tribune au moyen de brefs exposés. S’y ajoutera un «solution park» conçu comme une zone de rencontre où les visiteuses et visiteurs pourront expérimenter directement divers objets exposés grâce à des applications pratiques. Par exemple des réverbères intelligents ou des bancs publics permettant de recharger les téléphones portables. Le responsable du projet SMART Christopher Wehrli ne veut toutefois pas dévoiler trop de détails. «Nous sommes en pleine planification», confie-t-il. Un étage au-dessus, les personnes intéressées par la partie conférence de Suisse Public SMART pourront approfondir leurs connaissances en matière de solutions intelligentes. Pendant les quatre jours, les contenus des exposés et des tables rondes seront centrés sur des thèmes précis. Le mardi 6 juin, il sera question du travail et des services de voirie du futur, le mercredi 7 des infrastructures du futur et de la transition en matière de mobilité. Le jeudi 8 juin sera consacré à la cyberadministration et le vendredi 9 juin aux solutions intelligentes pour les services d’urgence. La partie salon de Suisse Public SMART ainsi que le programme de conférence du mardi 6 juin et du vendredi 9 juin seront compris dans le prix d’entrée de Suisse Public. Pour la partie conférence du mercredi 7 et du jeudi 8 juin, un billet séparé sera nécessaire. En plus de l’entrée à la conférence et à Suisse Public, il comprendra aussi un repas de midi et un apéritif. «Nous voulons présenter de nouvelles voies permettant aux communes de renouveler leurs infrastructures en réseau et de manière intelligente. Cela vaut aussi pour la numérisation des services administratifs.» Christopher Wehrli, chef de projet Suisse Public SMART «Le salon SMART se concentrera sciemment sur des solutions facilement applicables et taillées sur mesure pour les communes, fait valoir le chef de projet Christopher Wehrli. Nous voulons présenter de nouvelles voies permettant aux communes de renouveler leurs infrastructures en réseau et de manière intelligente. Cela vaut aussi pour la numérisation des services administratifs.» L’intérêt des exposants pour ce nouveau format est grand. «Le salon a une bonne cote et est sur le radar de nombreux acteurs», indique Christopher Wehrli. Le temps est aussi un atout pour cette thématique, remarque le directeur du salon Christoph Lanz. Et une chose est sûre: lorsque le prochain salon Suisse Public aura lieu en 2026, les innovations auront à nouveau progressé. Nadja Sutter

Recherche personnel qualifié… désespérément

Si les emplois les plus malaisés à repourvoir relevaient jadis dans le canton de Vaud du domaine essentiellement technique (ingénieurs, géomaticiens, informaticiens), les besoins se sont bien élargis. A la tête de l’Union des communes vaudoises (UCV), Eloi Fellay constate «que les annonces concernent aussi maintenant le secteur de la finance avec des postes de boursier». C’est le cas à Gollion, dans le district de Morges, ou à Valeyres-sous-Rances dans le Nord vaudois. Quatre postes étaient aussi à repourvoir rien que pour les offices de la population des communes du canton début février. S’y ajoute, dit-il, «un manque de personnel stable et aux qualifications adéquates pour l’accueil de la petite enfance et du parascolaire». Les annonces pullulent en effet sur le site de l’UCV avec souvent la mention engagement de suite. «Le nombre de fois où les communes nous demandent de relayer leurs offres tend à augmenter», lance-t-il. D’environ 200 entre juin 2020 et juin 2021, elles sont passées à plus de 300 en un an. Bientôt une annonce par jour. Le Valais n’est pas épargné non plus par cette panne de personnel. Faisant écho à la fermeture début janvier des urgences la nuit à l’Hôpital du Valais à Martigny par manque de médecins, le président de Monthey Stéphane Coppey nous confirme des difficultés à recruter dans les soins, en particulier des infirmières et infirmiers pour les centres médicaux-sociaux et les homes. Même casse-tête pour la police de proximité, l’informatique ou pour dénicher des architectes et géomètres. La situation se tendrait aussi dans la construction avec les paysagistes et électriciens avec CFC. «Le nombre de fois où les communes nous demandent de relayer leurs offres tend à augmenter.» Eloi Fellay, directeur de l’Union des communes vaudoises (UCV) Directrice de l’Association des communes fribourgeoises, Micheline Guerry-Berchier dresse ce constat: «On observe aujourd’hui une plus grande mobilité du personnel communal alors qu’on comptait auparavant sur des secrétaires et caissiers qui faisaient carrière dans la commune et y habitaient. Le personnel peut davantage se former et faire valoir ses compétences pour monter les échelons ou postuler dans d’autres administrations.» Dans son canton, les secteurs de la finance et de l’informatique sont vulnérables par exemple. «On observe aujourd’hui une plus grande mobilité du personnel communal alors qu’on comptait auparavant sur des secrétaires et caissiers qui faisaient carrière dans la commune et y habitaient.» Micheline Guerry-Berchier, directrice de l’Association des communes fribourgeoises Cette pénurie préoccupe moins la grande commune genevoise de Meyrin et ses 25 000 âmes. «Les seuls profils pour lesquels nous rencontrons des difficultés sont les responsables de projets pour le génie civil et l’urbanisme», confesse Eric Spielmann, responsable des RH. Mais depuis le COVID-19, l’engagement de collaborateurs saisonniers s’avère ardu, surtout l’été pour le gardiennage des piscines. «Beaucoup ont recherché depuis des activités plus pérennes», estime-t-il. Dans le canton du Jura, le maire de la commune de Boncourt Lionel Maître s’inquiète, lui, d’une pénurie dans les métiers techniques, le bâtiment notamment. «J’avoue que les places dans l’administration sont appréciées par ici pour leur stabilité», relativise-t-il. Sa commune n’aurait recours à des frontaliers français que pour des remplacements. Mais plus au sud, à Bienne, la situation semble plus complexe puisqu’une prime de 800 francs devrait être accordée dans les prochains mois aux employés de la ville, du moins celles et ceux bénéficiant de contrats à durée indéterminée, qui recommanderaient à des connaissances de postuler. Du personnel soignant manque dans les EMS. Idem pour les crèches et écoles à journée continue. «Nous cherchons aussi un jardinier-paysagiste», admet Ruth Perracini-Liechti, responsable du personnel municipal. «J’avoue que les places dans l’administration sont appréciées par ici pour leur stabilité.» Lionel Maître, maire de la commune de Boncourt (JU) Concernant la santé, elle doit admettre que des directives cantonales imposent un plan de postes à respecter, la santé restant une prérogative cantonale. «Mais en cas de maladie, de grossesse ou autres absences et départs, il devient toujours plus dur de trouver du personnel pour assurer la transition. Il arrive en outre que nos annonces ne débouchent sur aucune réponse», avoue-t-elle. Début février, les autorités ont fait le forcing avec des affiches bilingues où il est écrit «Arbeite für die Stadt que tu aimes». La ville veut aussi en profiter pour faire des appels du pied au personnel du canton voisin de Neuchâtel, à qui Bienne offre des cours d’allemand parlé à la pause à midi. Mais les candidatures peinent à tomber. Et pour cause. Selon Frédéric Mairy, président de l’Association des communes neuchâteloises (ACN), son canton fait aussi face à des problèmes pour recruter dans les structures d’accueil extrafamilial en raison d’un nombre de places qui a fortement augmenté. Des personnes compétentes pour la gestion des eaux ne se poussent pas non plus au portillon dans le canton. A la tête de l’exécutif de Val-de-Travers, Frédéric Mairy relève que les enjeux énergétiques conduisent également toujours plus de communes à se doter d’experts. «Car elles n’ont pas la capacité de proposer des postes à taux d’activité suffisant pour être attractifs.» Conséquence: des emplois mutualisés voient le jour. Les communes de Val-de-Travers et du Littoral Ouest se partagent déjà un coach en insertion professionnelle. Un contrat avec 40% pour le Val-de-Travers et 60% pour le Littoral Ouest. Un poste de délégué à l’énergie pourrait être aussi mutualisé. Même topo pour la santé. Depuis janvier, les services ambulanciers de Val-de-Travers et de Val-de-Ruz se sont ainsi regroupés en une seule S.à.r.l. en main publique. Alain Meyer

  • 1
  • Abonnements
  • Protection des données
  • Impressum
  • Données médias
  • Archives PDF
  • Cookies
© Association des Communes Suisses
  • Home
  • Recherche
  • Archive
  • Abonnements
  • Données médias
  • Protection des données
  • Impressum
Fermer