Menu
Logo Logo
  • DE
  • FR
  • IT
  • Énergie et environnement 2
  • Anna Rosenthaler 2
  • Pieter Poldervaart 1
  • 5 l 2023 2
Search narrowed by: Catégorie: Énergie et environnement Auteur: Anna Rosenthaler Remove all filters
Found 2 results in 1 milliseconds. Displaying results 1 to 2 of 2.
  • 1
Results per page:

Eclairage LED + régulation intelligente = économies d’électricité

À l’heure actuelle, l’éclairage public communal a pour fonction d’assurer la sécurité dans les rues et sur les trottoirs, de rendre la vie urbaine plus agréable et de mettre en valeur la vieille ville … mais il s’agit aussi d’économiser de l’électricité. Afin de répondre à ces multiples défis, les autorités de Burgdorf n’ont pas tardé à s’atteler à la tâche: depuis janvier 2023, la vieille ville n’est plus éclairée par des tubes néon ou des lampes à décharge à haute pression, mais par des ampoules LED, beaucoup moins gourmandes en énergie. Le train du changement est en marche un peu partout. D’ailleurs, selon les nouvelles prescriptions légales, toute importation ou mise en circulation de sources lumineuses traditionnelles sera interdite d’ici deux ans. Seules seront encore autorisées à l’avenir les lampes à décharge relativement économiques. Les ampoules LED offrent un atout supplémentaire: capables de produire un éclairage ciblé, elles contribuent à limiter la pollution lumineuse. Par ailleurs, contrairement aux tubes fluorescents, cette technologie résiste particulièrement bien aux allumages fréquents et a pour avantage d’atteindre dès l’enclenchement un niveau maximal de luminosité. Hans-Jörg Riesen, responsable des services techniques à la Direction des travaux publics de la ville de Burgdorf, nous rappelle l’origine de cette opération: «Lors des travaux de planification, nous avons donné la priorité à l’aspect environnemental. D’une part, notre ancien système d’éclairage public consommait beaucoup trop d’énergie; d’autre part, les lampadaires, mal orientés, éclairaient de manière diffuse les façades au lieu de la chaussée, ce qui était irrationnel et entraînait une importante pollution lumineuse. À cela s’ajoutait la difficulté d’assurer la maintenance du système, les pièces de rechange de ce vieux dispositif devenant quasiment introuvables. Enfin, des raisons techniques tout à fait banales nous ont incités à changer de système: les ancrages des câbles de support de l’éclairage, dans les façades, avaient rouillé, et le risque de rupture s’avérait trop élevé.» Mais l’argument suprême a été celui du budget. En dépit du montant de 1,8 million de francs qu’il a fallu consacrer aux études préliminaires et à la mise en œuvre du projet, l’économie d’exploitation annuelle est significative. D’une part, le passage de l’ancienne technologie des tubes néon et de certaines lampes à vapeur de mercure à la technologie des LED a permis de réduire la consommation électrique de 16 000 kWh, soit 40%; d’autre part, Burgdorf s’étant associée au programme d’encouragement Optilight, l’installation d’un système de commande intelligent a permis de raboter encore 70% de la consommation restante. Ce programme vise à optimiser les éclairages intérieurs et extérieurs surdimensionnés dont les capteurs sont mal réglés. Selon Stefan Bormann, éclairagiste indépendant mandaté par la commune pour accompagner le processus, même les nouvelles installations LED sont encore trop souvent mal dimensionnées: «Il est possible d’ajuster l’éclairage à la densité du trafic en appliquant des profils d’abaissement.» Dans le cas de Burgdorf, on a pu ainsi réduire encore de 19 000 kWh par an la consommation d’électricité. Résultat: tout le système ne consomme plus que 6000 kWh/an, au lieu des 41 000 antérieurs à la rénovation. «Il est possible d’ajuster l’éclairage à la densité du trafic en appliquant des profils d’abaissement.» Stefan Bormann, éclairagiste indépendant Les nouvelles mesures d’économie ont fait leurs preuves: il a été possible de maintenir l’éclairage des façades historiques et de créer une ambiance lumineuse agréable tout en évitant d’aveugler les riverains. La solution a été de configurer et de gérer de manière distincte l’éclairage des rues et celui des façades, et également de faire en sorte que chaque source lumineuse puisse être pilotée de manière indépendante. Si quatre ans de travail ont été nécessaires pour mener à bien l’ensemble du projet, la réalisation proprement dite de l’installation, y compris les études préliminaires, n’a duré qu’une année et demie. «Désormais, l’éclairage de la vieille ville est commandé par un système informatique intelligent, explique Stefan Bormann. Chaque lampadaire est équipé d’un capteur analogue à un détecteur de mouvement. Par exemple, si un cycliste se présente à l’entrée d’une rue, dès qu’il pénètre dans l’aire d’influence du premier lampadaire, celui-ci dope son intensité lumineuse et transmet un signal au lampadaire suivant, afin que ce dernier renforce lui aussi sa luminosité. De cette manière, la lumière est réglée par vagues sur les besoins effectifs des utilisateurs de l’espace public.» Le projet a été approuvé en 2021 par la municipalité, et les travaux ont débuté en avril 2022. Selon Philipp Hert, directeur de l’entreprise Luminum GmbH, mandatée pour sa réalisation: «L’objectif a toujours été d’adapter au mieux l’éclairage aux besoins effectifs, en l’occurrence de concilier mise en valeur du patrimoine architectural, atmosphère plaisante et bien-être des habitants. Il a notamment fallu expliquer aux habitants et aux propriétaires la démarche générale et la complexité d’une telle opération.» Et Monsieur Hert de poursuivre: «Les émotions jouent un rôle essentiel dans notre perception de la lumière, qui varie d’une personne à l’autre. On remarque que, dans l’espace public, les avis peuvent être très partagés; des compromis doivent donc être trouvés pour en satisfaire le plus grand nombre.» En réalité, sur les 120 propriétaires concernés, seuls 5 ont manifesté des objections concernant l’éblouissement, les horaires d’illumination ou le changement d’aspect des façades. «Je m’attendais à une plus grande résistance et je suis content que cela se soit si bien passé», conclut Monsieur Riesen, plutôt satisfait du déroulement de l’opération. Liens vers les programmes de subventionnement: - lightbank.ch , pour les questions d’éclairage; - francsenergie.ch/fr , moteur de recherche pour toutes les mesures d’encouragement. Anna Rosenthaler , Pieter Poldervaart

Le Canton d’Obwald mise sur l’e-mobilité

L’élimination des déchets est aujourd’hui une affaire qui ne fait presque plus de bruit dans le canton d’Obwald. Depuis 2020, ce sont des camions électriques silencieux et non plus des véhicules diesel bruyants qui s’occupent du ramassage des ordures ménagères. Ces deux nouveaux camions poubelles sont les premiers du genre à être utilisés en Suisse centrale pour la collecte des déchets. Obwald est ainsi devenu le premier canton suisse où la collecte des ordures se déroule de manière totalement électrique. «Lors du salon Suisse Public, j’ai vu pour la première fois le prototype d’un camion poubelle à moteur électrique», se souvient Sepp Amgarten, directeur de l’Association de gestion des déchets d’Obwald (EZV OW). A l’époque, le véhicule était trois fois plus cher que son pendant au diesel. «Mais dans le calcul, je n’ai pas seulement tenu compte du prix d’achat, mais aussi des coûts d’entretien et de la durée de vie.» Afin que l’investissement dans les véhicules électriques de collecte des déchets ne soit pas à la charge du transporteur, c’est l’EZV OW qui les achetés puis mis à disposition. Du fait du montant de l’investissement, l’achat a dû faire l’objet d’un appel d’offres public. A côté du moteur électrique, un autre critère était exigé. Il fallait qu’un véhicule soit déjà en fonction afin de garantir sa capacité fonctionnelle. Suite à une opposition, l’appel d’offres a dû être répété. On y exigeait une collecte des déchets aussi écologique que possible, y compris au niveau des véhicules de ramassage. La firme Zimmermann Umweltlogistik AG à Alpnach Dorf (OW) a décroché le contrat. Elle assume désormais avec les deux camions poubelles électriques l’ensemble de la collecte des déchets dans tout le canton d’Obwald – même à plus de 2000 mètres d’altitude. «Au début, nos chauffeurs étaient sceptiques, se souvient Sepp Amgarten. Entre-temps, ils sont enthousiastes et ne jurent que par ces camions électriques.» Cela serait notamment lié au fait que ces véhicules fonctionnant au courant vert roulent plus silencieusement que leurs cousins au diesel. Le prix d’un véhicule a finalement atteint environ 1 million de francs, y compris le passage du moteur diesel au moteur électrique. Ce modèle n’existait en effet pas dans une version prête à la vente. Les deux camions roulent tous les jours et assurent l’évacuation des déchets de façon fiable. Sepp Amgarten cite de nombreux avantages. «Le moteur électrique est nettement plus silencieux qu’un diesel. Le processus de collecte se déroule aussi plus rapidement car, contrairement aux camions habituels, ils compriment le chargement tout en roulant et ne doivent pas s’arrêter.» Enfin, les risques sanitaires sont réduits pour les éboueurs qui ne sont plus exposés aux gaz d’échappement. Cette conversion a été bien acceptée par la population. Une enquête de satisfaction est actuellement menée en ligne. Dans le canton d’Obwald, il y a deux possibilités d’éliminer les déchets: de façon classique avec un sac poubelle taxé et une collecte des déchets, ou de façon plus avantageuse avec une carte prépayée et une évacuation à une des installations d’élimination des déchets. Situées dans un lieu centré dans chaque commune, celles-ci fonctionnent selon un système de dépôt. La Commune de Kerns (OW) est particulièrement innovante en matière de mobilité électrique. Depuis 2019, un véhicule de service hybride est en fonction. A la fin 2022, un break totalement électrique a complété la flotte. «Les moteurs électriques sont un thème lors de l’achat de chaque véhicule communal ou machine manuelle», relève Lucas Goerre, responsable du secteur construction et infrastructure. A quoi s’ajoutent des appareils sur accu comme le souffleur de feuilles électrique qui fait partie depuis 2016 de l’équipement de la voirie. En 2011, le Conseil communal a exigé d’être particulièrement attentif à l’écologie lors de nouvelles acquisitions. Depuis 2021, un site de mobilité électrique avec deux bornes de recharge électriques a été installé à côté de la maison communale. Le carsharing est activement utilisé par les collaborateurs et collaboratrices pour des rendez-vous auxquels on ne peut pas se rendre à pied. «Le Conseil communal prévoit de passer complètement à l’électrique et aux énergies renouvelables. Dès qu’un appareil n’est plus utilisable, la nouvelle acquisition doit si possible fonctionner à l’électricité», explique Thomas Arnold, responsable du service d’exploitation. Actuellement, la commune dispose d’un souffleur de feuilles manuel, d’une cisaille et d’une scie à perche de la marque «Pellenc». Avec un accu compatible pour tous les appareils et le sac à dos avec souffleur, un appareil coûte environ 3000 francs. D’autres avantages sont le poids plus léger par rapport aux appareils à essence et la plus grande liberté de mouvement et donc une meilleure ergonomie, la réduction des émissions et des risques pour la santé des collaborateurs et collaboratrices, mais aussi le calme immédiat lorsqu’on éteint la machine. Les appareils à essence vrombissent en mode pause alors que ceux à l’électricité sont immédiatement silencieux. «Les réactions de la population de Kerns sont positives. Ces appareils à accu sont particulièrement appréciés au centre de la localité et au cimetière», confirme Thomas Arnold. Sur la prochaine liste des acquisitions figurent une tondeuse à gazon à accu et un porte-outils mono-axe entièrement électrique. Ils complèteront le stock cette année encore. Pour le service hivernal, la commune mise encore sur des moteurs diesel. «Actuellement, les batteries ne sont pas assez performantes pour pouvoir employer les véhicules pour le déblayage de la neige. Du fait des temps de chargement et des heures de service trop brèves, un tel appareil n’est pas approprié en cas de fortes chutes de neige», argue Thomas Arnold. Si une machine adéquate arrive sur le marché, la commune de Kerns n’y sera pas opposée. Rétrospectivement, Lucas Goerre et Thomas Arnold sont d’accord: il n’est jamais facile de passer à une autre technologie. Au début de la crise énergétique, la commune s’est demandée si elle avait fait les bons choix et si la nouvelle technologie était vraiment fiable. Les avantages écologiques l’emportent toutefois. «Les durées de livraison pour les véhicules et appareils électriques sont longues et peuvent s’étendre sur des mois», note Lucas Goerre. Il recommande à d’autres communes de prévoir suffisamment de temps lors des appels d’offres et de définir et fixer clairement les critères pour les véhicules et appareils, les moteurs électriques étant une obligation. Anna Rosenthaler

  • 1
  • Abonnements
  • Protection des données
  • Impressum
  • Données médias
  • Archives PDF
  • Cookies
© Association des Communes Suisses
  • Home
  • Recherche
  • Archive
  • Abonnements
  • Données médias
  • Protection des données
  • Impressum
Fermer