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La multimodalité: le gymkhana de la mobilité

La multimodalité est la possibilité de relier deux lieux par divers modes de déplacements. Un déplacement dit «intermodal» signifie un déplacement au cours duquel le pendulaire change de moyen de transport. Les lieux de transition entre plusieurs modes de transport sont des interfaces de transport de voyageurs. Le bon fonctionnement de notre système de transport dépend de la facilité à pouvoir passer d’un moyen de transport à un autre. La planification et la réalisation des interfaces multimodales incombent aux cantons, aux communes et aux entreprises de transport. La Confédération peut apporter un soutien financier à ces infrastructures à travers le Programme en faveur du trafic d’agglomération. Chacune des 2148 communes suisses fait face à des défis en termes de mobilité qui vont de la «simple» gestion d’une route communale à la réflexion d’un plan de mobilité complexe gérant tant la politique de stationnement que de nouveaux outils pour favoriser un report modal de la voiture individuelle aux transports publics et à la mobilité douce. Les communes font face à des défis croissants pour faire cohabiter mobilité et aménagement du territoire. Cette complexité ne s’arrête pas aux frontières des plus grandes villes du pays, car près de 20% des trajets pendulaires trouvent leur origine en périphérie des agglomérations. Ces zones moins densément peuplées sont aussi moins bien desservies par les transports publics; par conséquent, les déplacements s'effectuent entièrement en voiture, alors même que les transports publics sont développés sur une grande partie du trajet. Le conseiller aux Etats Matthias Michel (ZG) met le doigt sur la cause: peu de possibilités de passer d’un moyen de transport à un autre. Les possibilités de cofinancement d’infrastructures de la Confédération sont claires et significatives pour les communes géographiquement comprises dans les périmètres d’agglomération. Grâce à ce programme, la Confédération, à partir du moment où les communes se regroupent en structure d’agglomération, cofinance des mesures liées à des infrastructures de transport entre 30 et 45%. Pour les communes en dehors du périmètre d’agglomération ou non organisées en structure d’agglomération un cofinancement est possible mais l’accès à ces fonds est plus complexe et la participation financière significativement moins importante. C’est spécifiquement ce raccordement en milieu rural qui est défaillant. L’ACS s’engage pour que toutes les communes qui le souhaitent et où un besoin est avéré puissent être soutenues dans un développement coordonné et efficient de l’urbanisation et des transports indépendamment de leur emplacement géographique. Cette position est portée par notre président le conseiller aux Etats Mathias Zopfi: «Ces infrastructures doivent être adaptées aux besoins tout en proposant des alternatives attractives au transport individuel motorisé, et ce également dans les régions rurales et périphériques.» «Ces infrastructures doivent être adaptées aux besoins tout en proposant des alternatives attractives au transport individuel motorisé, et ce également dans les régions rurales et périphériques.» Mathias Zopfi, conseiller aux Etats, président de l’ACS En septembre 2021, la Confédération, les cantons et les communes suisses ont signé la Déclaration d’Emmenbrücke afin de sceller politiquement leur collaboration en matière de multimodalité. Cette étape a officiellement lancé un programme pluriannuel. Trois ans plus tard, les mêmes acteurs se réunissent à nouveau pour tirer un bilan de ce programme. Le conseiller fédéral Albert Rösti le juge positif car il contribue à renforcer le trait d’union entre zones rurales et zones urbaines: «Avec le programme pour les interfaces multimodales, nous avons fait un grand pas en avant pour rendre notre système de transport encore plus efficace et plus résistant. Il faut maintenant passer à la mise en œuvre dans les cantons, les communes et les villes, et j’ai bon espoir que ce travail se poursuivra avec le même engagement qu’auparavant.» «Avec le programme pour les interfaces multimodales, nous avons fait un grand pas en avant pour rendre notre système de transport encore plus efficace et plus résistant.» Albert Rösti, conseiller fédéral C’est par ce proverbe que Ulrich Seewer, sous-directeur de l’Office fédéral du développement territorial (ARE), illustre la fin du programme pour les interfaces multimodales. Car, même si ce programme prend officiellement fin lors de la manifestation du 16 août, la multimodalité continuera à se développer. Ces interfaces font déjà partie intégrante de tous les programmes d’agglomération: la preuve que ce concept est déjà bien en route. Pour l’ACS, l’objectif est clair: permettre à toutes les personnes qui le souhaitent de pouvoir changer facilement de moyen de transport et cela aussi dans les régions périphériques. Manon Röthlisberger

L’urbaniste qui a fait le tour de la Suisse

Heinz Egli est parti en mars 2022 de Balzers au Liechtenstein. Après avoir traversé la vallée du Rhin, il est parvenu au lac de Constance et a poursuivi sa route en passant par Schaffhouse, Bâle et le Jura jusqu’à Genève. Son parcours l’a ensuite mené le long de la frontière sud du pays jusqu’aux Grisons en passant par le Valais et le Tessin. Avant de rejoindre à nouveau Balzers en octobre. L’ancien urbaniste de Frauenfeld a vu plein de choses pendant son périple, des paysages et des habitats très variés et d’innombrables bornes frontalières. Cette randonnée lui a permis d’expérimenter les frontières dans les deux sens du terme. Sur les 3000 kilomètres de distance et 150 000 mètres de dénivelé parcourus le long de la frontière, il a parfois atteint ses propres limites. Il partage aujourd’hui ses expériences de randonneur au long cours lors de conférences. Nadja Sutter

Le projet transfrontalier «Rhin, mon amour» anime la région rhénane

Né dans le cadre de l’exposition internationale d’architecture IBA Basel 2020, le projet «Rhin, mon amour» a transformé le tronçon du fleuve entre Bad Bellingen (D) et Kembs (F) jusqu’à Stein (CH) et Bad Säckingen (D) en un espace de détente transfrontalier. La création de chemins pour les piétons et les cyclistes, d’aménagements durables sur les berges et de nouvelles offres de loisirs a redéfini le Rhin en tant que lien entre l’Allemagne, la France et la Suisse. Malgré des défis dus aux cadres juridiques différents et aux retards liés à la pandémie, le projet peut se targuer de succès durables. Les communes prévoient de poursuivre des projets déjà existants et d’intensifier la coopération. Cette initiative transfrontalière n’a pas seulement donné un nouvel élan touristique à la région mais a aussi renforcé la coopération intercommunale. «Le projet ‹Rhin, mon amour› a renforcé le tourisme dans la région et la coopération entre les communes.» Patrick Pauli, Ville de Rheinfelden (Baden, Allemagne) Flyer Rheinliebe-Rundweg Yvonne Kiefer-Glomme

Une vision pour le Grand Genève

Un million de personnes vivent actuellement dans le Grand Genève, des deux côtés de la frontière. Entre 200 000 et 400 000 habitantes et habitants devraient s’y ajouter d’ici 2050. Le Grand Genève souhaite leur offrir de bonnes conditions d’accueil et en même temps réduire les émissions de CO 2 . Le Groupement local de coopération transfrontalière GLCT, au sein duquel la Suisse et la France ont chacune quatre représentants, est chargé des planifications nécessaires. Nouvel itinéraire de 37 km dédié à la mobilité douce et aux loisirs, la Voie verte doit relier Bonne en Haute-Savoie à Saint-Genis-Pouilly dans le département de l’Ain en passant par Genève. Le projet a une importance particulière dans la commune de Vernier dont les quartiers sont séparés par de grands axes routiers. Une passerelle enjambant l’autoroute permettra à nouveau de les relier. «La Voie verte va complètement changer la mobilité à Vernier.» Mathias Buschbeck, conseiller administratif de Vernier (GE) Annegret Mathari

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