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Illnau-Effretikon: les jeunes s’engagent pour leur commune

L’inclusion des jeunes est cruciale pour garantir un fonctionnement durable de la politique communale, comme en témoigne Lisa Weiller, responsable du département socioculturel d’Illnau-Effretikon (ZH): «La participation des jeunes au niveau communal permet à une commune d’adapter ses offres aux besoins des jeunes et d’augmenter ainsi la qualité de vie au sein de la commune. Par ailleurs, les jeunes sont encouragé-e-s à assumer des responsabilités et à s’impliquer activement dans une communauté, ce qui renforce leur sentiment d’appartenance. La participation des jeunes au niveau communal est donc une étape importante pour un développement communautaire inclusif et orienté vers l'avenir.» Pour répondre à ces attentes liées à la participation des jeunes et approfondir son engagement de longue date dans ce domaine, Illnau-Effretikon a décidé de mettre en place un processus engage.ch, une mesure à laquelle la commune avait déjà recouru par le passé. Lisa Weiller en souligne les avantages: «Le processus engage.ch est conçu de manière globale et permet à une commune d’aborder la participation des jeunes de manière ciblée et de l’ancrer dans ses structures. L’accompagnement par l’équipe engage.ch est un soutien important et utile.» «La participation des jeunes au niveau communal renforce leur sentiment d’appartenance à une communauté.» Lisa Weiller, responsable du département socioculturel d’Illnau-Effretikon C’est ainsi que les jeunes d’Illnau-Effretikon ont tout d’abord répondu à une enquête en ligne afin de mieux évaluer leurs besoins. Près de 300 jeunes ont répondu à l’appel. Leurs réponses témoignent d’une réelle envie de changer les choses, qui se heurte cependant à un sentiment d’impuissance: plus de la moitié des jeunes interrogé-e-s pensent que leur voix ne compte pas ou peu. L’enquête montre également qu’un manque d’information existe quant à leurs possibilités de participation. 42% des jeunes souhaitent bénéficier de nouvelles possibilités de participation, mais n’ont pas connaissance de celles qui existent déjà. En parallèle, les jeunes ont pu soumettre leurs souhaits en ligne. Ils/elles ont ainsi bénéficié d’une possibilité de participation qui, selon leur perception, faisait défaut. La campagne a permis à différents acteurs de la commune de collaborer. Les écoles, les animations jeunesse, la commune et la FSPJ ont encouragé les jeunes à participer à travers les réseaux sociaux, des affiches dans les lieux publics, des flyers distribués à des événements ou encore des ateliers participatifs. Plus de 260 idées ont ainsi été récoltées. Parmi celles-ci, un marché aux puces pour tou-te-s, un skate-park, un espace public réservé aux révisions, une croissance du réseau de transports publics, des jours fériés pour l’Aïd ou encore un panneau d’affichage dans le village de Kyburg. Une fois la campagne achevée, un événement a eu lieu dans la salle de l’hôtel de ville pour donner forme aux souhaits et rechercher des possibilités de mise en œuvre concrètes. Cet événement a permis aux jeunes d’Illnau-Effretikon de rencontrer des politicien-ne-s de leur commune et de comprendre ensemble les structures locales qui permettront peut-être de réaliser leurs souhaits. Concrètement, les discussions ont permis de créer des groupes de travail qui accompagnent chacun une ou plusieurs idées. Ainsi, les groupes de travail «espaces», «éducation», «sport» et «transport et infrastructure», composés chacun de jeunes et de responsables de la commune, s’occupent de mettre en œuvre différents souhaits – certains avec succès. Ainsi de l’exemple des trottinettes électriques: des jeunes souhaitaient étendre les possibilités d’utilisation de ces dernières dans leur commune. En mai, la phase-test d’un projet de trottinettes électriques en libre-service a été prolongée par le conseil communal, qui a démontré ainsi son engagement pour la jeunesse. En plus des trottinettes électriques, le marché aux puces a été mis sur pied et un tableau d’affichage à Kyburg a été installé. A présent, les différent-e-s participant-e-s du processus engage.ch œuvrent ensemble pour un ancrage à long terme de la participation des jeunes et s’efforcent à répondre aux besoins qui subsistent dans ce domaine. Emma Simonett

Que faire quand les fronts sont bloqués?

Traversées de localités, décharges, antennes de téléphonie mobile, ces thèmes et d’autres peuvent provoquer des conflits violents dans les communes. Parfois si graves que le dialogue n’est plus possible et que les fronts sont bloqués. Cela peut paralyser une commune et empoisonner l’atmosphère. Dans les cas les plus graves, cela peut mener à des agressions personnelles. Lea Suter sait quoi faire dans ce genre de situation. Elle codirige chez Pro Futuris un projet de dialogue pour les communes afin de les aider à gérer des fronts qui se sont durcis au sein de la population. Il ne s’agit pas prioritairement de trouver une solution aussi rapidement que possible mais bien plus de rétablir une base pour un dialogue constructif entre les camps politiques. Nadja Sutter

Défendre l’autonomie des communes

Le président de l’Association des communes tessinoises est l’instance de contact entre les communes et le Conseil d’Etat; il informe le canton sur les besoins des communes et s’engage en faveur de leur prospérité. Des points critiques sont apparus récemment dans les relations entre le canton et les communes. Il y a eu une centralisation progressive des tâches et/ou une répartition des compétences entre les deux niveaux institutionnels qui ne sont pas toujours compatibles avec les principes constitutionnels. Les solutions choisies au niveau cantonal ont trop souvent réduit l’autonomie et la marge de manœuvre des communes. Il y a trop de réglementations cantonales dans des domaines où la proximité est nécessaire. Les communes sont obligées d’utiliser leurs propres ressources pour remplir les tâches cantonales. Le besoin de proximité lors de la fourniture de nombreux services a multiplié le nombre des tâches partagées pour lesquelles le canton décide et les communes exécutent. D’un point de vue financier, cela a conduit à un entrelacement compliqué des flux financiers entre le canton et les communes. La gestion de ces flux entraîne des coûts administratifs élevés et génère surtout une transparence insuffisante sur qui décide et qui paye. Le Tessin n’est pas le seul canton à devoir affronter ces problèmes. La Confédération elle-même et de nombreux cantons ont mis en œuvre de diverses manières des projets de réforme de la répartition des tâches. Il s’agit maintenant de s’assurer que toutes les communes disposent des moyens financiers nécessaires pour remplir les tâches minimales. Felice Dafond

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