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Créer des logements, économiser l’espace: la sobriété en action

Grâce à une planification clairvoyante, la commune d’Entlebuch (LU) a développé un nouveau centre du village avec une place animée et des logements de tailles variées. Ces appartements permettent à des personnes âgées, qui ne souhaitent plus entretenir leur maison et jardin, de rester dans le village et de transmettre leur maison à des familles. Les logements sous-occupés sont ainsi libérés et mieux utilisés. Un bel exemple de politique de sobriété réussie: le projet améliore la qualité de vie tout en réduisant la consommation de ressources. Cela montre que les communes rurales disposent de leviers pour appliquer la sobriété - non seulement dans le logement, mais aussi dans d’autres domaines. D’autres «Exemples de mesures de sobriété éprouvées» et des informations sur le projet de recherche de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL: https://www.wsl.ch/fr/services-produkte/comment-les-communes-peuvent-promouvoir-la-sobriete/ Annika Müller, Tonja Iten

Shared Mobility Booster: amener la mobilité partagée dans les communes

Le programme «Shared Mobility Booster» a pour objectif d’aider les communes à découvrir, à planifier et idéalement à mettre en œuvre la mobilité partagée. Un site web propose des informations générales, un outil d’analyse de l’offre et des potentiels, un aperçu des produits et de nombreux exemples pratiques. En complément, le «coaching» individualisé offre aux communes une occasion de formuler leurs préoccupations et d’être aidées dans le choix et la mise en œuvre d’offres adaptées. Nombre de communes des cantons pilotes ont déjà profité de cette possibilité. Certains accompagnements ont donné lieu à des projets concrets, tandis que pour d’autres communes, le coaching visait plutôt à promouvoir des offres existantes ou à montrer comment la mobilité partagée peut être encouragée sans grands efforts, par exemple à travers le covoiturage entre particuliers ou des mesures de communication. Dans le cadre de la «Feuille de route des mobilités pendulaires», un projet mené par l’Office cantonal des transports du canton de Genève en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, la Ville de Meyrin nous a contactés. Hébergeant avec deux communes voisines une zone industrielle en développement comptant plus de 1100 entreprises, la commune fait face à d’intenses flux routiers, dont une grande partie sont causés par les pendulaires en transport individuel motorisé. Si le covoiturage se pratique déjà, principalement au sein du personnel français, il y a une volonté politique de mieux l’implanter, de le systématiser et de mieux coordonner les actions des entreprises. Après une séance commune afin de poser les enjeux et les questions, nous avons reçu le mandat d’évaluer (benchmarking) les différentes solutions et plateformes de covoiturage, en fonction de leur pertinence pour une utilisation interentreprises. Aussi avons-nous relevé les éléments saillants issus de la littérature et des meilleures pratiques en matière de covoiturage pendulaire, notamment l’importance de l’accompagnement et de l’implication des employeurs, au-delà de la simple dimension technique des plateformes. Ces analyses ont contribué à nourrir le débat et à guider les autorités publiques dans leurs choix à venir. La Commune de Rüschegg (BE) s’est adressée à l’équipe de projet pour un conseil afin de s’informer en détail sur les différentes offres de mobilité partagée et de déterminer celles qui pourraient leur convenir. Il n’existe actuellement aucune offre de mobilité partagée. Petite commune à forte vocation touristique, Rüschegg souhaite proposer des offres adaptées tant aux visiteurs qu’à la population, mais aussi introduire des offres de partage au sein de l’administration communale. Dans ce contexte, une collaboration avec la commune voisine de Schwarzenburg est également prévue, car le potentiel de développement pour Rüschegg est plutôt faible selon les résultats de l’outil d’analyse en ligne. Le choix se porte principalement sur des services d’autopartage pour l’administration communale et la population, ainsi que sur un «banc de covoiturage». En outre, une offre de transport à la demande coordonnée avec les communes voisines est également à l’étude. L’autopartage P2P pourrait aussi être une autre option pour devenir actif dans le domaine de la mobilité partagée en partageant les véhicules déjà existants. La mobilité pendulaire doit encore être traitée, par exemple en mettant à disposition une flotte de vélos électriques. De nos jours, des solutions sur mesure sont possibles, de sorte que les offres peuvent être adaptées aux besoins locaux. Grâce au coaching, la Commune de Rüschegg procède actuellement à une évaluation plus approfondie des différentes offres disponibles et a également une vue d’ensemble des programmes de soutien existants. Si le coaching individuel pour les communes des cantons pilotes participants est gratuit, les communes et régions d’autres cantons ont également la possibilité de bénéficier d’un coaching personnalisé. Pour cela, elles peuvent contacter le secrétariat du «Shared Mobility Booster». Le site web contient également des informations pour les cantons qui souhaitent devenir partenaires. Christina Haas

Faut-il vraiment avancer chacun de son côté en matière de numérisation?

Car même si les contextes sont différents, les enjeux sont les mêmes. Toutes les communes doivent garantir la protection des données personnelles, faire face aux exigences croissantes en matière de conformité, s’adapter à de nouvelles obligations légales, ou encore faire évoluer les compétences internes. Toutes cherchent à simplifier l’accès aux services publics, à moderniser leurs processus, à répondre à des attentes de plus en plus numériques. Dans ce cadre, les échanges entre communes - quels que soient leurs profils - permettent de gagner en efficacité et en cohérence. Partager des retours d’expérience, codévelopper certaines solutions, bénéficier de formations communes ou simplement poser les bonnes questions au bon moment: autant de gestes simples qui évitent de perdre du temps ou de l’argent. Inversement, avancer seul peut conduire à faire des choix peu adaptés aux besoins réels ou à mettre en place des outils qui ne s’intègrent pas avec les futurs standards. Mutualisation ne signifie pas uniformisation. Il s’agit plutôt de construire ensemble un socle commun, un langage partagé, des référentiels utiles à toutes et à tous. C’est dans cet état d’esprit que l’initiative DIGI-FR se poursuit dans le canton de Fribourg. Numériser, ce n’est pas se replier. C’est coopérer. Et dans ce domaine, les plus petits comme les plus grands ont toujours quelque chose à apporter. Grégory Grin

Deux communes romandes parmi les lauréates du Minergie-Rating 2025

Epalinges est connue de certains, car Georges Simenon, le «papa» du commissaire Maigret, ou encore le fondateur d’IKEA, Ingvar Kamprad, ont vécu dans cette commune vaudoise. Grâce à sa première place dans le Minergie-Rating 2025, cette localité de 9900 habitants est désormais également reconnue comme l’une des communes suisses les plus respectueuses du climat. Cette première place est sans doute atteinte grâce à un grand complexe immobilier, le Biopôle, un campus qui regroupe plus de 160 entreprises. Entre 2015 et 2024, le campus est passé de six bâtiments de 33 000 m² à dix bâtiments totalisant 72 000 m². La plupart des bâtiments du campus sont certifiés Minergie, l’un d’entre eux étant même labellisé Minergie-P-ECO. Grâce à une politique communale encourageant la durabilité et la transformation énergétique, Epalinges mise de manière exemplaire sur la construction bas carbone et a notamment valorisé son patrimoine administratif ces trois dernières années grâce à plus de 10 000 m² de surfaces construites et rénovées Minergie-P. La commune mixte de Rossemaison (JU), quant à elle, est la plus petite commune du canton du Jura. Elle compte quelque 700 habitants et pas moins de 7 bâtiments certifiés, provisoirement ou définitivement, Minergie-P. Un bilan magnifique! Marcel Habegger

Agilité dans les communes: vers une administration du futur

Une étude de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) révèle comment certaines communes suisses adoptent des approches agiles pour moderniser leur administration. Le changement ne passe pas par des outils, mais par une nouvelle culture: autonomie, responsabilité partagée et coopération sur un pied d’égalité. A Buchrain (LU), un processus stratégique participatif a permis de résoudre le manque de personnel. La hiérarchie rigide laisse place à des équipes autonomes et à une gouvernance plus stratégique. Les décisions sont souvent prises en groupe, soutenues par des outils comme des check-lists ou le «Policy Sprint Playbook». Les espaces de travail deviennent flexibles, tout comme les budgets pour l’innovation. L’agilité coexiste avec les structures classiques, afin de concilier stabilité avec transformation. Adrian Irniger

La norme LEA pour des logements mieux adaptés aux personnes âgées

Développé en Suisse, le label LEA constitue le premier standard certifiable en matière de construction sans obstacles. Il s’agit d’un projet commun entre les secteurs public et privé. LEA signifie «Living Every Age». Les constructeurs qui se conforment à ce standard construisent des logements pour toutes les générations. La construction selon le standard LEA ne favorise toutefois pas uniquement l’habitat intergénérationnel: elle améliore également le confort général de l’habitat et permet de vivre de manière autonome et autodéterminée jusqu’à un âge avancé. Le label LEA contribue considérablement à une société inclusive. www.lea-label.ch Andreas Huber

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