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La Fondation de l’ACS cherche des projets à soutenir

Votre commune est-elle engagée dans une initiative intéressante ou un grand projet dont d’autres communes de la région, voire de toute la Suisse, peuvent également bénéficier? Cela mérite d’être reconnu! Chaque année, la Fondation de l’Association des Communes Suisses récompense des projets renforçant les communes en tant qu’institutions et piliers importants du système fédéral suisse. Un montant total de 50 000 francs par an est disponible à cet effet. L’adhésion à l’ACS est requise. Chaque année, trois institutions (commune ou association de communes) au maximum sont soutenues par des subventions de projet. Les projets doivent être adressés à l’ACS avant le 30 septembre à verband@chgemeinden.ch ou par courrier postal à: Fondation de l’Association des Communes Suisses Laupenstrasse 35 Postfach 3001 Bern Encourager des jeunes à effectuer un apprentissage professionnel dans les communes lucernoises, vidéo de l’Association lucernoise des secrétaires municipaux (GGV) et de LUnited «Table ronde numérique pour les communes» , en particulier le développement du format en Suisse romande Nadja Sutter

Concept éprouvé, nouveaux formats: Suisse Public 2023

Le dernier salon Suisse Public a eu lieu il y a pas moins de six ans. Les éditions 2020 et 2021 du plus grand salon professionnel suisse pour le secteur public ont dû être annulées en raison de la pandémie de COVID-19. Le salon ouvrira à nouveau ses portes du 6 au 9 juin sur le site de Bernexpo, où il accueillera les professionnels et les responsables des achats des communes, des cantons et des autorités fédérales, ainsi que des grandes entreprises. «Beaucoup de choses se sont passées depuis 2017», souligne le directeur du salon Christoph Lanz dans l’entretien accordé à «Commune Suisse». Une pause d’une telle longueur peut faire craindre un changement dans l’organisation du marché avec une baisse de l’attrait des salons. Christoph Lanz observe toutefois l’inverse: le besoin de rattrapage est grand. «La place du marché où l’on se rencontre et échange a manqué. Il n’y a en effet pas d’événement comparable en Suisse», note-t-il. 95% des surfaces du salon étaient ainsi déjà réservées au début du mois de février. «La place du marché où l’on se rencontre et échange a manqué. Il n’y a en effet pas d’événement comparable en Suisse.» Christoph Lanz, directeur du salon Suisse Public A Suisse Public, les personnes intéressées peuvent découvrir sur place des innovations et tester directement beaucoup de choses dans l’espace extérieur. «Dans une vidéo, il est difficile de constater à quel point un camion poubelle est silencieux. Il faut pouvoir l’évaluer sur place», relève Christoph Lanz. Le salon permet aux exposants de susciter de la confiance en leurs nouvelles solutions. Et pour les visiteuses et visiteurs, c’est aussi l’occasion d’échanger. L’aspect divertissant ne doit pas non plus être oublié. Le «Fire Fit Challenge» dans le secteur du salon réservé aux services du feu permet ainsi à des sapeurs-pompiers de se mesurer lors d’un concours sportif. Le secteur des exposants devrait aussi permettre de nombreuses découvertes. Le cycle de l’innovation n’a en effet pas été stoppé par la pause due au COVID-19, au contraire. Les thèmes prioritaires et les solutions techniques sont différents de ceux d’il y a six ans. «Le thème de l’énergie est aujourd’hui très sensible. Il n’en allait pas de même les années passées», argue Christoph Lanz. A côté de la crise énergétique, les communes s’intéressent actuellement aux stations de recharge pour les véhicules électriques ou aux véhicules communaux électriques. La numérisation est aussi un thème récurrent et un domaine qui évolue très rapidement. Suisse Public lui consacre un salon dans le salon: Suisse Public SMART. Celui-ci a déjà eu lieu en ligne en 2021 et sous la forme d’une journée conférence en 2022. Dans le cadre du salon principal, il proposera cette année un programme sur quatre jours et présentera des solutions intelligentes dans les secteurs les plus divers. Suisse Public SMART est divisé en deux parties: un salon et une conférence. Dans la partie salon, les exposants présenteront leurs produits sur des stands et sur une tribune au moyen de brefs exposés. S’y ajoutera un «solution park» conçu comme une zone de rencontre où les visiteuses et visiteurs pourront expérimenter directement divers objets exposés grâce à des applications pratiques. Par exemple des réverbères intelligents ou des bancs publics permettant de recharger les téléphones portables. Le responsable du projet SMART Christopher Wehrli ne veut toutefois pas dévoiler trop de détails. «Nous sommes en pleine planification», confie-t-il. Un étage au-dessus, les personnes intéressées par la partie conférence de Suisse Public SMART pourront approfondir leurs connaissances en matière de solutions intelligentes. Pendant les quatre jours, les contenus des exposés et des tables rondes seront centrés sur des thèmes précis. Le mardi 6 juin, il sera question du travail et des services de voirie du futur, le mercredi 7 des infrastructures du futur et de la transition en matière de mobilité. Le jeudi 8 juin sera consacré à la cyberadministration et le vendredi 9 juin aux solutions intelligentes pour les services d’urgence. La partie salon de Suisse Public SMART ainsi que le programme de conférence du mardi 6 juin et du vendredi 9 juin seront compris dans le prix d’entrée de Suisse Public. Pour la partie conférence du mercredi 7 et du jeudi 8 juin, un billet séparé sera nécessaire. En plus de l’entrée à la conférence et à Suisse Public, il comprendra aussi un repas de midi et un apéritif. «Nous voulons présenter de nouvelles voies permettant aux communes de renouveler leurs infrastructures en réseau et de manière intelligente. Cela vaut aussi pour la numérisation des services administratifs.» Christopher Wehrli, chef de projet Suisse Public SMART «Le salon SMART se concentrera sciemment sur des solutions facilement applicables et taillées sur mesure pour les communes, fait valoir le chef de projet Christopher Wehrli. Nous voulons présenter de nouvelles voies permettant aux communes de renouveler leurs infrastructures en réseau et de manière intelligente. Cela vaut aussi pour la numérisation des services administratifs.» L’intérêt des exposants pour ce nouveau format est grand. «Le salon a une bonne cote et est sur le radar de nombreux acteurs», indique Christopher Wehrli. Le temps est aussi un atout pour cette thématique, remarque le directeur du salon Christoph Lanz. Et une chose est sûre: lorsque le prochain salon Suisse Public aura lieu en 2026, les innovations auront à nouveau progressé. Nadja Sutter

«Il est important que le système soit facile à utiliser»

Stéphane Schwab: L’objectif est de permettre à la population fribourgeoise d’avoir accès grâce à une plateforme à des services d’administration en ligne du canton et des communes. Le canton met à disposition des communes un guichet virtuel et des services de base. Ceux-ci englobent par exemple un programme pour authentifier des documents, un service de paiement ou un login pour la population. Ces services de base permettent aux communes de se concentrer sur le développement des prestations. La cyberadministration est un domaine très complexe. Si les 126 communes fribourgeoises doivent chacune réinventer la roue, c’est compliqué. Par exemple en matière d’e-inclusion, soit d’accès sans barrière aux prestations pour les personnes en situation de handicap. Si nous collaborons, nous pouvons exploiter des synergies et proposer à la population la même logique de navigation. Ce n’est pas seulement plus simple mais aussi moins cher pour les communes. Il n’y a qu’un point d’accès par le guichet virtuel. Derrière, il n’y a cependant pas une banque de données pour tout, mais plusieurs systèmes différents. Nous avons de très hauts standards de sécurité. Nous ne pouvons les garantir que parce que nous collaborons. Pour une seule commune, notamment une petite, cela pourrait être plus difficile et très cher de développer de tels standards de sécurité. Nous testons actuellement deux prestations d’administration en ligne dans des communes pilotes des sept districts et des deux régions linguistiques: l’annonce électronique d’un déménagement ainsi que la commande d’une attestation de domicile. Les tests ont débuté à la fin de 2021 et nous récoltons maintenant leurs résultats. Nous adapterons ensuite si nécessaire les prestations et les préparerons pour leur reprise dans d’autres communes. Cela devrait être possible fin 2022. Notre objectif est de mettre sur pied un catalogue standard avec diverses prestations de cyberadministration. Les communes peuvent s’informer à travers le catalogue et activer les prestations souhaitées. Le guichet virtuel et les services de base sont mis à disposition par le Canton de Fribourg. Le Conseil d’Etat a aussi financé un centre de conseils qui soutient les communes. L’Association des Communes Fribourgeoises, la Ville de Fribourg et le Rechenzentrum der Gemeinden Deutschfreiburgs travaillent actuellement à une feuille de route, à de premières prestations et à un outil d’aide. Les communes doivent être autonomes dès 2023. Les sondages montrent que la population et les communes veulent surtout une chose: une plateforme commune. Les gens ne veulent pas avoir à utiliser différents mots de passe pour des prestations différentes. Il est aussi important d’avoir une logique de navigation qui reste toujours la même afin de s’y retrouver rapidement. Bref, le système doit être facile à utiliser, aussi bien pour la population que pour les communes. Le guichet virtuel s’est d’ailleurs déjà implanté au sein de la population. Les sondages montrent que 65% des gens utilisent les services en ligne pour obtenir des documents d’état civil. A Fribourg, 97’000 personnes se sont déjà enregistrées pour les prestations cantonales. Nadja Sutter

«La cyberadministration a besoin d’une base solide»

«Numérisation et cyberadministration ne sont pas la même chose», souligne Philippe Jenny en préambule de l’entretien accordé à «Commune Suisse». Directeur depuis 2012 du Service de l’informatique de la Ville de Fribourg, il a dans cette fonction vécu de près les développements fulgurants dans ce secteur. «Lorsque nous parlons de numérisation, nous pensons notamment aux systèmes au sein de l’administration, comme l’infrastructure, les logiciels ou les banques de données que nous utilisons pour travailler.» La cyberadministration est en revanche la gestion purement numérique de prestations. «Plus rien n’est imprimé ou rempli à la main», note Philippe Jenny. Le but est que les systèmes communiquent entre eux et traitent des informations. «Remplir un formulaire qui doit ensuite être imprimé et retraité dans un service n’est pas de la cyberadministration.» On ne peut en parler qu’au moment où, suite à une demande, des processus sont enclenchés au sein des systèmes. Cela est valable aussi bien pour des demandes venant de la population, de l’extérieur donc, que pour des processus au sein de l’administration. La cyberadministration de la Ville de Fribourg est en plein développement. Philippe Jenny cite un exemple: le paiement des factures téléphoniques de ses quelque 600 employés. Auparavant, c’était une tâche complexe avec des piles de factures, ce qui prenait deux semaines. Le Service de l’informatique a développé une méthode pour consolider les factures et les transférer de façon groupée à la comptabilité. Deux semaines de travail sont ainsi économisées. Fribourg est aussi l’une des huit communes pilotes du canton qui testent actuellement le programme eDéménagement. Ce dernier permet aux habitants et habitantes d’annoncer leur déménagement en ligne. «Nous avons débuté le 1 er février, mais n’avons pas encore fait trop de publicité, précise-t-il. Nous voulons d’abord tester comment cela marche et devons encore améliorer certains processus. A l’arrière-plan, tout ne fonctionne en effet pas de façon purement numérique.» La publicité active n’aura lieu que quand tout marchera sans problème. «La confiance est centrale en informatique. La protection des données est un thème sensible et en tant que pouvoir public, nous devons être particulièrement fiables.» eDéménagement est dans tous les cas promis au succès, le nombre des usagers et usagères augmentant sans cesse. Mais Philippe Jenny ne veut pas encore citer des chiffres. «Il est trop tôt pour cela.» Philippe Jenny entend parfois des critiques parce que certains services ne sont pas encore en ligne. «Le fait est que la cyberadministration est une affaire très complexe.» Et particulièrement pour une commune. «Quand vous êtes une entreprise, vous offrez des prestations dans un secteur. Les communes, qu’elles aient 40 ou 400 000 habitants, offrent toujours des prestations dans de nombreux secteurs différents.» Il y a l’élimination des déchets, la gestion de l’eau, les finances, les écoles et bien plus encore. Cela complexifie les choses et exige des solutions très spécifiques. «L’objectif de la cyberadministration est de simplifier le travail et d’industrialiser les processus.» Philippe Jenny, chef du Service de l’informatique de la Ville de Fribourg Le défi est de connaître les processus et les besoins de ces divers secteurs et de développer des solutions sur mesure. «Cela nécessite d’abord beaucoup de travail au sein de l’administration, avant de pouvoir proposer une offre virtuelle à la population, relève Philippe Jenny. La cyberadministration a besoin d’une base solide.» Il faut procéder pas à pas et avancer uniquement quand une solution a fait ses preuves. Pour Philippe Jenny, la collaboration avec les autres communes et le canton est centrale. Il prend à nouveau un exemple: «Nous avons un système de réservation numérique pour les salles de gymnastique. Tous les processus se déroulent en ligne.» Pour ce faire, Fribourg a repris le système d’une autre ville. «La collaboration dans le secteur public a pour but de partager les frais de développement. Nous n’assumons ainsi qu’une partie de ces coûts, mais prenons en revanche pleinement en charge ceux pour l’installation et l’entretien.» Cette collaboration entre les communes est sensée car elles sont toutes confrontées aux mêmes défis et ne sont pas en concurrence sur ce terrain. Si des bonnes solutions sont partagées, des coûts peuvent être épargnés, ce qui est important car il s’agit d’argent public. Depuis 2018, les communes fribourgeoises et le canton collaborent étroitement sur le projet DIGI-FR. Ce que Philippe Jenny juge fructueux. «Je sens de la part du canton une grande volonté de travailler avec les communes.» Il est important que les solutions des communes et du canton soient compatibles, ce qui facilite les choses pour les communes. Malgré les développements actuels, le guichet communal analogue n’est pas encore obsolète. «Tout le monde n’a pas un smartphone ou accès à Internet. On ne peut pas laisser des gens de côté.» C’est pourquoi le guichet classique va subsister. «Le travail au guichet pourrait alors être axé sur l’aide aux personnes qui ont de la peine à s’orienter.» Ce n’est pas seulement ce travail qui pourrait être modifié par la cyberadministration, mais celui de nombreux employés communaux. «L’objectif de la cyberadministration est de simplifier le travail et d’industrialiser les processus.» C’est pourquoi il faudra éventuellement moins de personnel pour certaines tâches. Les communes sont responsables de ce personnel et devraient engager les ressources libérées de façon sensée. «Pour cela, il faut un plan, et cela doit être pris en compte lors du changement des processus», estime Philippe Jenny. Nadja Sutter

La durabilité commence par le matériel de bureau: l’exemple d’Ecublens

L’approvisionnement durable peut commencer à petite échelle dans les communes, et ce littéralement. Un exemple: si chaque collaboratrice et chaque collaborateur achète lui-même le matériel de bureau nécessaire, cela peut avoir des effets secondaires indésirables. Ainsi, une collaboratrice peut préférer les stylos à bille noirs, mais il y en a beaucoup trop qui traînent inutilisés parce que leurs collègues préfèrent écrire avec des stylos à bille bleus. C’est un exemple de gaspillage de ressources que cite Yolan Menoud, chef du Service des bâtiments, évacuation des eaux et durabilité d’Ecublens. A l’avenir, de telles situations ne devraient plus exister dans l’administration communale d’Ecublens. Depuis environ deux ans, des lignes directrices pour l’approvisionnement durable sont en place dans la commune de l’ouest lausannois. Yolan Menoud explique: «Nous avons publié une directive plus générale, qui s’applique avant tout aux achats plus importants tels que les véhicules.» Celle-ci fixe des objectifs plus généraux tels que des critères écologiques, la prévention du gaspillage ou le fait de bien réfléchir avant d’effectuer des nouvelles acquisitions: en a-t-on vraiment besoin? La manière dont ces objectifs sont atteints n’est toutefois pas définie plus précisément. La mise en œuvre est laissée à l’appréciation des responsables. D’autre part, il existe une ligne directrice très spécifique, qui s’applique à l’achat de matériel de bureau, de papier et de carton. Dans l’administration communale, seul un certain type de papier recyclé avec un label environnemental est commandé, qui est exempt de produits chimiques. Pour le matériel de bureau, il existe un catalogue limité de produits qui peuvent être commandés. «De cette façon, nous voulons empêcher l’accumulation de matériel qui n’est finalement pas utilisé», explique Yolan Menoud. De plus, la commune a lancé un guide des bonnes pratiques à l’attention des personnes effectuant leurs propres acquisitions pour la commune. «Notre objectif ici est d’expliquer les règles applicables et de sensibiliser les personnes concernées.» Une conférence, qui aura bientôt lieu à Bienne et qui est consacrée aux marchés publics durables (voir encadré), poursuit également un objectif similaire. «La protection de l'environnement mais aussi la compatibilité sociale sont des critères importants pour nous.» Yolan Menoud, chef du Service des bâtiments d’Ecublens (VD) Les lignes directrices pour l’approvisionnement durable faisaient partie des objectifs de législature 2016–2021 de la commune d’Ecublens, en lien avec la politique énergétique et climatique. «La protection de l'environnement mais aussi la compatibilité sociale sont des critères importants pour nous», explique Yolan Menoud. La commune porte également le label «Cité de l’énergie». L’Association Cité de l’énergie avait lancé un appel d’offres pour des projets dans le cadre duquel Ecublens a obtenu des subventions. «Nous avons pu compter sur le soutien d’un expert pour la mise en œuvre. Cela a très bien fonctionné.» Désormais, Ecublens est déjà en train de mettre en œuvre ses lignes directrices. «Bien sûr, ce n’est pas toujours facile, car nous n’effectuons pas de contrôles systématiques.» Cependant, les règles en vigueur sont rappelées de temps à autre aux collaborateurs et collaboratrices. Nadja Sutter

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