Menu
Logo Logo
  • DE
  • FR
  • IT
  • Commune numérique 3
  • Nadja Sutter 3
  • 1-2 | 2026 3
Search narrowed by: Catégorie: Commune numérique Auteur: Nadja Sutter Édition: 1-2 | 2026 Remove all filters
Found 3 results in 1 milliseconds. Displaying results 1 to 3 of 3.
  • 1
Results per page:

«Chaque commune devrait se préoccuper de l’IA»

L’intelligence artificielle se développe de manière fulgurante. Les administrations publiques doivent toutefois faire preuve de prudence dans son utilisation. Des données saisies une seule fois dans un outil d’IA peuvent devenir publiques, ce qui ne doit absolument pas se produire, en particulier lorsqu'il s'agit de données personnelles sensibles. L’expert IA Reto Vogt recommande aux communes de de se saisir de ce thème, d’élaborer des directives et de former les collaboratrices et collaborateurs à l’utilisation de l’IA. Pour les communes, les outils d’IA peuvent notamment être utiles dans la communication avec la population, dans la mesure où ils peuvent contribuer à rédiger de façon plus compréhensible des textes sur Internet, des newsletter ainsi que des communiqués de presse. Des chatbots IA sur les sites web des communes peuvent aussi être pertinents, car ils permettent de répondre à des questions dans plusieurs langues. Les communes devraient cependant veiller à ce que ces chatbots n'aient accès qu'aux informations fournies et ne fassent pas des recherches sur l’ensemble d’Internet. Cela minimise le risque de fausses réponses. En effet, les communes en assumeraient la responsabilité, une responsabilité qu’elles ne peuvent déléguer à l’IA. Nadja Sutter

Chatbots IA sur les sites des communes: sensé ou pas?

«Commune Suisse» a testé les chatbots IA sur les sites Internet des communes de Hochdorf (LU), Mendrisio (TI) et Morges (VD): nous avons demandé aux bots un contact pour les médias et ceci dans une langue étrangère. Le bot de Morges a été le plus performant. Il a immédiatement fourni le contact de l’office de la communication de la commune et a répondu à la question posée en allemand dans un allemand correct. A Mendrisio, il a fallu préciser la première question pour que le bot livre le résultat souhaité. Il a compris la question posée en allemand mais a répondu en italien. Le chatbot de Hochdorf a mis plus de temps à répondre, un délai peut-être lié au fait que la commune lucernoise n’a pas de responsable de la communication. Après trois questions supplémentaires en français, le bot a finalement donné le nom du président de la commune ainsi que l’adresse e-mail générale de la commune, aussi en français. Tous les chatbots mettent par ailleurs en lien les sources d’où proviennent les informations. Le phénomène des chatbots sur les sites web des communes est plutôt nouveau. Hochdorf utilise un chatbot depuis octobre 2024, Morges depuis janvier 2025 et Mendrisio depuis la mi-novembre 2025. Les trois communes indiquent qu’elles utilisent notamment des chatbots afin de permettre à la population de s’informer plus facilement et de décharger le personnel communal. «Notre site contient de très nombreuses informations et nous avons remarqué que quelques utilisatrices et utilisateurs avaient de la peine à trouver ce qu’elles et ils recherchaient», écrit Patrick Le Fort, chargé de communication de la ville de Morges. Le plurilinguisme des bots est un grand avantage pour les communes. Sur les sites des trois communes, la fonction de recherche est davantage placée en évidence que les bots qui apparaissent dans un coin au moyen d’une icône en forme de cercle. «Le bot a toujours été pensé en complément du site et de la fonction de recherche intégrée», note Thomas Bühlmann, secrétaire communal de Hochdorf. Les réponses de l’IA ne sont pas toujours correctes. C’est ce que montrent des études mais aussi les expériences vécues par les communes interrogées. Si le bot fournit une mauvaise réponse, cela irrite les citoyennes et citoyens et provoque un dégât d’image. Le risque peut être minimisé en limitant les sources que l’IA peut employer. A Mendrisio et à Morges, le chatbot n’a accès qu’aux informations prédéfinies par la commune. A Hochdorf, l’IA est aussi «alimentée» avec des informations spécifiques, mais peut par ailleurs effectuer des recherches dans l’ensemble d’Internet. Le chatbot de Morges a fait la une du journal local car il livrait de fausses réponses. La ville recueille maintenant des réactions et des expériences et prévoit de tirer un bilan afin de savoir si le chatbot offre vraiment une plus-value. Le chatbot de Mendrisio est encore dans une phase de test, une procédure que la ville recommande aux autres communes, comme le relève la responsable de la communication Laura De Santis Bernasconi. «Dans une prochaine phase, nous allons analyser les données d’utilisation afin d’identifier des possibilités d’amélioration.» Pour l’introduction de ces outils, les trois communes ont misé sur des entreprises locales et ont été accompagnées par des experts externes. Mendrisio et Morges ont choisi leurs partenaires sur la base des exigences strictes qu’ils pouvaient remplir en matière de protection des données. Les coûts varient et ne peuvent pas encore être chiffrés précisément par Morges et Mendrisio. A Hochdorf, ils s’élèvent à environ 5000 francs par an. Il ne faut en outre pas sous-estimer les efforts consentis par la commune pour tester l’outil avant son introduction, fait valoir Patrick Le Fort, à Morges. Les trois communes se montrent en principe satisfaites de l’outil. «Avec plusieurs centaines de requêtes par mois, nous partons de l’idée qu’il y a moins de demandes par téléphone», souligne Thomas Bühlmann, à Hochdorf. Selon Patrick Le Fort, le chatbot de Morges est consulté quelques fois par jour. «Nous sommes loin d’une forte utilisation.» Mendrisio ne peut pas encore fournir de chiffres concrets. Laura De Santis Bernasconi recommande à d’autres communes et villes d’intégrer l’introduction d’un chatbot IA dans une stratégie globale de transformation numérique. «Une cohérence des canaux de communication entre l’administration et la population peut ainsi être garantie, les processus peuvent être optimisés et les services en ligne être plus efficacement et plus facilement accessibles.» Nadja Sutter

Zollikofen a établi des directives IA

La commune de Zollikofen (BE) a introduit en automne 2025 des directives IA qui règlent l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle. L’élément déclencheur a été l’intérêt croissant de quelques collaboratrices et collaborateurs pour l’IA, alors que d’autres avaient des réticences. Les directives sont volontairement formulées de façon concise et pragmatique. Elles indiquent quelles applications sont autorisées ou non, comment la protection des données est assurée et précisent que l’IA ne peut pas prendre des décisions au sens légal du terme. Pour accompagner la notice et sensibiliser les collaboratrices et collaborateurs, la commune a organisé un atelier qui a eu un écho positif. Le secrétaire communal Stefan Sutter considère l’IA comme un outil utile qui peut augmenter l’efficacité, mais uniquement s’il est employé correctement. Selon lui, les communes ont en particulier une grande responsabilité en matière de protection des données. C’est pourquoi il est indispensable qu’elles se préoccupent de ce thème en tant qu’employeuses. Nadja Sutter

  • 1
  • Abonnements
  • Protection des données
  • Impressum
  • Données médias
  • Archives PDF
  • Cookies
© Association des Communes Suisses
  • Home
  • Recherche
  • Archive
  • Abonnements
  • Données médias
  • Protection des données
  • Impressum
Fermer