Menu
Logo Logo
  • DE
  • FR
  • IT
  • Colonne 7
  • Mathias Müller 7
  • 1-2 l 2025 1
  • 11 l 2025 1
  • 3 | 2026 1
  • 4 | 2024 1
  • 6 l 2025 1
  • 7-8 | 2026 1
  • 9 | 2024 1
Search narrowed by: Catégorie: Colonne Auteur: Mathias Müller Remove all filters
Found 7 results in 1 milliseconds. Displaying results 1 to 7 of 7.
  • 1
Results per page:

Supprimer le bénévolat?

J’étais récemment assis dans le kiosque de la plage du Flötzli au bord de la rivière Thur, à Lichtensteig. L’atmosphère était détendue, l’apéro sympathique. Et pourtant, il y avait beaucoup de travail derrière tout ça. Des bénévoles sont à l’origine de ce lieu. Depuis dix ans, ils gèrent et développent ce parc sur un terrain de football désaffecté. À titre bénévole, avec fiabilité et passion. C’est à Lichtensteig qu’est né Zeitgut Toggenburg. Plus de 700 personnes y ont consacré 50 000 heures de bénévolat. Et j’entends pourtant des associations qui se plaignent d’avoir du mal à pourvoir leurs comités. Est-ce contradictoire? Je ne crois pas. Les gens n’ont pas cessé de s’engager. Mais ils examinent de plus près à quoi ils consacrent leur temps. Ils veulent voir des résultats, faire vivre la communauté et ne pas être submergés par les séances et les obligations. Cela interpelle les communes. Nous disons volontiers combien les associations sont importantes. Mais nous leur rendons parfois la tâche difficile au quotidien. Un formulaire de trop, un refus précipité, un espace qui fait défaut, et voilà déjà une idée qui reste en rade. Le bénévolat ne se décrète pas. Mais nous pouvons le faciliter: ouvrir un espace, simplifier les autorisations, promouvoir des événements et assumer les conséquences en cas de problème. Nous devrions avant tout nous demander plus souvent comment cela pourrait marcher. Chaque idée n’a pas besoin d’un règlement. Parfois il faut de la confiance, une clé ou quelqu’un qui dise: allez, essayons! Lichtensteig vit grâce à des personnes qui s’investissent. Notre mission n’est pas de tout faire nous-mêmes. Elle est de faire en sorte que d’autres se mettent à l’œuvre. Supprimer le bénévolat? Non. Mais supprimer des obstacles qui empêchent que des gens s'engagent. Mathias Müller

La pénurie de personnel qualifié comme opportunité

Pénurie de personnel qualifié? Oui. Mais au lieu de nous plaindre, posons-nous la question: que pouvons-nous faire? La pénurie est réelle, mais ce n’est pas une fatalité. C’est une invitation à penser différemment. La pénurie ne touche pas seulement le personnel qualifié, mais le personnel tout court, dans les soins, les arts et métiers, l’administration. Ce n’est pas un problème, c’est une opportunité. Tout d’abord pour nos services sociaux qui peuvent intégrer davantage de gens sur le marché du travail. Une chance également pour pour celles et ceux qui ont jusqu’ici travaillé dans de mauvaises conditions et qui bénéficient maintenant de meilleures perspectives. Trouver les collaboratrices et collaborateurs appropriés est bien sûr aussi devenu plus difficile pour les administrations, les services techniques et les entreprises publiques. Mais il existe des solutions, grâce à des places d’apprentissage, des formations continues et des reconversions professionnelles. Une ancienne charpentière travaille actuellement chez nous à la comptabilité. Elle a acquis le savoir-faire nécessaire pas à pas. Notre service des constructions est codirigé par deux mères de famille, des spécialistes que nous n’aurions guère pu engager sans un modèle flexible. Et notre secrétaire du conseil? Elle étudie à côté. Il est clair que cela nécessite de la coordination. Mais c’est là que réside justement l'opportunité: de nouveaux modèles amènent des solutions et souvent davantage de qualité, de motivation et d’esprit d’équipe. Ce qu’il faut? Une stratégie claire. Plus de flexibilité, plus de confiance, plus de courage. Travail à temps partiel, partage de poste: du potentiel plutôt que de la perfection. Lorsque nous remettons en question les structures existantes, des solutions et de nouvelles perspectives naissent pour tout le monde. L’année 2026 est pour moi celle du changement de perspective. Nous pourrions nous plaindre ou agir. Et nous avons choisi: arrêtons de nous lamenter! Mathias Müller

Les faiseuses et faiseurs de notre Suisse

J’admire les collègues qui ont une influence marquante sur leur commune. Je me demande souvent comment j’agirais si j’étais à Ernen, à Blatten ou à Saint-Moritz? A Ernen, le président de commune est à la fois responsable du village et du festival de musique, la culture y est une affaire de chef et un succès depuis plusieurs années. A Blatten, détruit par un éboulement, le retour de certains habitants est déjà prévu en 2026. Le président mène avec courage et clarté sa commune à travers une crise existentielle et dissipe les doutes sur l’avenir des villages de montagne. A Saint-Moritz, le président montre comment diriger en alliant cosmopolitisme et authenticité, avec créativité, pouvoir d’innovation, rayonnement et en harmonie avec le lieu. Je souffre et je vibre avec eux, car je sais que les grandes questions ne sont pas résolues dans des salles de réunion mais à l’extérieur, là où des rues sont dégagées, des écoles peintes et des fontaines réparées. Il y a des décisions claires et une responsabilité directe, toujours en regardant la population droit dans les yeux. Et derrière tout cela il y a beaucoup de travail. Les présidentes et présidents de commune sont des bâtisseuses et bâtisseurs de ponts, entre l’administration et la population, entre le quotidien et le futur. Elles et ils cherchent à trouver des solutions et n’attendent pas que d’autres les fournissent. Elles et ils agissent, concrètement, de façon tangible, avec courage et bienveillance. Ce sont des modèles, œuvrant avec calme mais grande efficacité. Ce sont aussi des spécialistes du marketing qui racontent l’histoire de leur lieu, rendent son identité visible et le font rayonner à l’extérieur. Il n’y a pas de plus beau métier. C’est ici que se manifeste la force de notre démocratie - proche, humaine, efficace. Mathias Müller

Le papier glacé se décolore - la culture reste

Ce matin, j’ai ouvert une lettre avec une invitation à un événement local. La télévision alémanique sera (une nouvelle fois) invitée. En me rendant à des séances, de grandes affiches me sautent aux yeux à la gare de Saint-Gall: nos organisateurs de manifestations culturelles font de la publicité et montrent leur présence bien au-delà des limites de la commune. Grâce à la culture, notre petite ville est omniprésente sur les réseaux sociaux. Lichtensteig fait figure de centre culturel dans la région et cela bien que nous accordions moins de 1% de notre budget communal à la culture. La clé de ce succès? Une scène culturelle forte et autonome. Des journées de jazz au «Chössi Theater» en passant par le «Rathaus für Kultur», nos organisations font des choses extraordinaires, avec peu d’argent mais beaucoup de passion, de créativité et de travail bénévole. Elles rédigent des demandes, développent des réseaux, organisent des manifestations et mettent sur pied des événements qui créent du lien. L’impact de ces projets culturels se fait sentir bien au-delà de nos frontières communales. Ils sont créateurs d’identité, attirent des visiteurs, remplissent les pages des médias et enrichissent sensiblement notre vie. La culture réunit à la fois promotion du site, liant social et travail pour l’avenir. Plutôt que dans des magazines sur papier glacé et des affiches onéreuses, nous devrions investir encore davantage dans une culture vivante. Car ce qui définit notre commune n’est pas la qualité du papier d’une brochure mais le rayonnement de nos acteurs culturels. Celui qui l’a compris n’investit pas dans la publicité mais dans l’action. Mathias Müller

Construire plus et mieux: résolument local!

Je ne suis pas un très bon joueur de ping-pong. Dans le domaine de la construction, ces qualités sont pourtant de plus en plus demandées. Un exemple? A la fin de l’année, nous avons accordé un permis de construire pour la transformation d’une fabrique dans la zone à bâtir. La demande a auparavant atterri dans pas moins de 10 services cantonaux. Les procédures prennent du temps. Ce n’est pas une question de mauvaise volonté ou de manque de compétence, mais de carences systémiques. Dans un contexte de pénurie de logements, il importe de réfléchir à la manière de rationaliser les procédures. Je vois deux approches. Il faut premièrement massivement renforcer l’autonomie communale en matière de construction dans la zone à bâtir. La Confédération et les cantons doivent définir des conditions-cadres importantes pour les constructions dans la zone à bâtir et les communes décider elles-mêmes des permis de construire, y compris en ce qui concerne la protection des eaux, la protection contre les incendies ou les transports. Cela nécessite des adaptations législatives à tous les échelons étatiques et le développement des connaissances techniques au niveau communal. Il y a deuxièmement souvent des conflits d’objectifs insolubles entre diverses prescriptions légales et réflexions stratégiques. Toutes les prescriptions ne peuvent pas toujours être respectées à 100%. Des solutions pragmatiques sont nécessaires, conformément au principe de Pareto. Un «système de points pragmatique» pourrait systématiser des permis exceptionnels et autoriser des dérogations. Des conférences de conciliation entre les services officiels concernés pourraient encore plus rapidement être mises en place. Vous trouvez que tout cela ne va pas? Là où il y a de la volonté, il y a un chemin. Nous devons être courageux et choisir des solutions novatrices afin de renforcer les compétences de nos communes en matière de construction et surmonter les obstacles bureaucratiques. «Un ‹système de points pragmatique› pourrait systématiser des permis exceptionnels et autoriser des dérogations.» Mathias Müller, Syndic de Lichtensteig (SG) Mathias Müller

Pourquoi l’IA révolutionne la qualité de vie à Lichtensteig

J’utilise ChatGPT pour rassembler des idées, pour optimiser des textes ou pour écrire actuellement cette chronique. Selon moi, l’intelligence artificielle (IA) ne devrait pas seulement être un outil mais un moyen d’améliorer et de simplifier la vie. Pour la chronique, j’établis d’abord une liste avec des thèmes. J’en suis resté à: «Pourquoi l’IA révolutionne la qualité de vie à Lichtensteig.» Certes, le mot «révolution» est peut-être exagéré. Mais je vois à coup sûr beaucoup de potentiel dans l’IA, par exemple pour l’encouragement individuel des écolières et écoliers, dans les services de santé ou pour une administration efficace. Ce dernier élément est évident. Nous savons tous combien les procès verbaux de séances, l’élaboration de rapport d’activités ou le traitement de questions posées par des citoyens prennent du temps. Notre temps et celui du personnel sont précieux. Nous devrions les utiliser intelligemment. Nous devrions accorder la plus grande priorité à l’automatisation d’activités administratives routinières grâce à l’IA. Pour cela, une stratégie pragmatique et courageuse est nécessaire. Nous avons commencé avec l’implémentation de ChatGPT. Nous sommes maintenant en train d’identifier les processus inefficaces et répétitifs et d’exploiter le potentiel de l’IA ensemble avec d’autres communes et partenaires. Je suis curieux de voir jusqu’où l’IA nous amènera ces dix prochaines années. Il ne s’agira sans doute pas d’une révolution, mais des pas significatifs sont possibles. En tant que «cellules d’innovation» agiles, les communes assumeront une nouvelle fois un rôle central en la matière dans le système étatique. Mathias Müller

Pourquoi Lichtensteig est le centre du monde

Lors de mes parcours de jogging dans le Toggenburg, mes pensées se tournent souvent vers Lichtensteig. De nouvelles solutions et idées me viennent. La présidence d’une commune est une tâche prenante et constante mais pas pesante. Je l’accomplis par passion pour «mon» monde. René s’engage lui aussi depuis longtemps en faveur de Lichtensteig. Ce guide local m’a envoyé récemment des photos d’une horloge historique cassée, de pavés disjoints et d’un automobiliste récidiviste du stationnement interdit. Les services de la voirie sont alors intervenus. René a été entendu et a fait avancer les choses. Il n’utilise son gilet jaune décrié que lors du jour de ramassage qu’il organise depuis quelques années. Il ne se borne pas à signaler les problèmes mais s’y attaque bénévolement et de façon responsable. A une époque marquée par des troubles et des changements globaux, ce qui est local devient plus important que jamais. Cette affinité offre de nombreuses potentialités aux communes. Développer une culture participative et associer les gens de façon conséquente au travail de la commune est un bon moyen de les exploiter. Les habitantes et habitants se sentent ainsi valorisés mais surtout coresponsables. Cela entraîne une plus grande identification et plus d’engagement. Pour moi, pour René et pour nombre de ses 2000 habitantes et habitants, Lichtensteig est effectivement le centre du monde pour lequel nous nous engageons. Que Lichtensteig soit effectivement le centre du monde du point de vue de celui-ci est une autre histoire. Mathias Müller

  • 1
  • Abonnements
  • Protection des données
  • Impressum
  • Données médias
  • Archives PDF
  • Cookies
© Association des Communes Suisses
  • Home
  • Recherche
  • Archive
  • Abonnements
  • Données médias
  • Protection des données
  • Impressum
Fermer