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Pénurie de personnel qualifié: l’Arc jurassien cherche des solutions 

Recruter du personnel qualifié reste une tâche ardue dans l’Arc jurassien, zone affectée depuis deux ans par le chômage partiel, en particulier dans la micromécanique et l’horlogerie. La pénurie de personnel médical et soignant est ressentie avec toujours plus d’acuité dans les hôpitaux, cliniques, centres médicaux et EMS. «Nous atteignons régulièrement nos limites», atteste le nouveau directeur du Centre hospitalier de Bienne, Philippe Plodeck. Pour certaines spécialités, les équipes sont moindres et l’absence d’une seule personne peut compromettre la prise en charge d’un cas, a-t-il alerté cet été dans la presse régionale. C’est au prix de sacrifices que l’ensemble des lits du Centre, environ 230, sont exploités. «Parce que les équipes se remplacent et s’entraident», confie-t-il. La pénurie fragilise l’offre des soins et accentue la concurrence pour le recrutement. Pour recruter et renforcer ses équipes, Philippe Plodeck compte sur l’ouverture, normalement en 2032, du nouvel hôpital en périphérie de Bienne, sur la commune de Brügg (BE), susceptible d’attirer du personnel. Il en faudra. Avec le vieillissement de la population, le directeur s’attend à une hausse d’ici 2040 de 30% du nombre de patients. A 30 km de là, le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNE) traverse les mêmes tourments. Un quart des soignants du RHNE viennent aujourd’hui de France pour pallier le manque de personnel indigène. Parmi les options stratégiques présentées en décembre dernier par le RHNE, une des priorités sera «d’attirer et de fidéliser les collaborateurs-trices». Mais il faudra sans doute se mettre à niveau. «Dans certains domaines, nous devons encore proposer une rémunération plus conforme au marché et développer de nouveaux modèles de travail», concède Philippe Plodeck à Bienne. Outre la santé, la branche de la gastronomie vit également toujours sous haute tension. «La pénurie de personnel qualifié demeure une réalité dans les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie dans notre canton», confirme le président de Gastro Neuchâtel, David Maye. Problématique renforcée, selon lui, par le ralentissement de l’activité économique dans une zone où de plus en plus d’entreprises font face à un manque de travail et rentrées. Et font appel à une réduction de l’horaire de travail. «Près de 50% des demandes de RHT enregistrées en Suisse se concentrent dans notre région actuellement», rappelle David Maye. Il ajoute que «cette situation a un impact direct sur nos établissements, qui doivent adapter leur activité alors qu’ils peinent déjà à recruter certains profils». Pour faire tourner les enseignes, l’apport de forces nouvelles, a fortiori durant la saison haute, est nécessaire. Et une partie du personnel vient là aussi de France. «Nous constatons néanmoins que les établissements font souvent appel en priorité à du personnel local, qui a déjà une expérience de la restauration plutôt qu’à de nouveaux travailleurs frontaliers», note-t-il. Les contraintes liées aux déplacements quotidiens et au passage de la frontière peuvent constituer un frein. En particulier pour les horaires atypiques des professions de la gastronomie. On entend également toujours plus des bribes d’ukrainien en tendant l’oreille dans les bistrots de la région. «Nous avons recours à l’apport de jeunes réfugiés d’Ukraine ou d’ailleurs. A Neuchâtel, des programmes comme Start’intégration encouragent cette démarche. Et cela fonctionne particulièrement bien», explique David Maye. Le principe est le suivant: offrir à des jeunes âgés de 16 à 35 ans la possibilité de découvrir les métiers de la restauration-hôtellerie, d’effectuer des stages et de s’engager ensuite, s’ils le désirent, dans une formation professionnelle. Ce programme a été introduit précisément pour réduire la pénurie de personnel dans les secteurs les plus touchés (hôtellerie-restauration/bâtiment-construction/mécanique/social-santé). Dans le canton voisin du Jura, il est là difficile de dénicher des perles rares dans le secteur de l’éducation. Secrétaire générale de l’Association jurassienne des communes, Magali Voillat confirme qu’un problème persiste pour recruter du personnel qualifié pour les crèches notamment. Elle invoque «une concurrence entre les structures et entre les communes». Non pas en raison des conditions salariales, qui restent plus ou moins identiques dans le canton, mais en raison des conditions d’emploi, conclut-elle. Alain Meyer

La station gruyérienne de Charmey se réinvente pour perdurer

Selon les spécialistes du tourisme et autres experts du climat, l’avenir de ces stations se situerait désormais au-dessus de 1800 mètres. En dessous, les communes doivent aujourd’hui impérativement revoir leur narratif. Par exemple aux Paccots, dans la Veveyse fribourgeoise, l’hiver dernier a été catastrophique aux environs de 1000 mètres d’altitude en raison du manque de neige. Pour survivre, la station s’est dotée ce printemps d’une nouvelle identité tout en élargissant son offre aux autres saisons. Car les prévisions pour les prochains hivers sont tout aussi alarmantes. Une diminution des quantités de neige de 10 à 40% est projetée d’ici à 2050. Si des stations comme Charmey ont déjà pris la mesure du changement qui s’opère, d’autres n’ont pas fait ce pas. «Beaucoup d’entre elles n’ont encore rien fait ou sont en retard», confie Claude Gendre, directeur général de TéléCharmey SA. Situés à 1000 mètres ou juste au-dessus, de petits domaines skiables commencent à disparaître, confirme-t-il. C’est le cas notamment dans l’Arc jurassien. «D’autres sont dans le dur. Nous avons réagi à temps à Charmey», relève le patron des remontées mécaniques. Il y a cinq ans, la population avait rejeté une hausse d’impôt destinée à renflouer un parc qui avait déjà englouti des millions depuis des années et qui était tombé en faillite. Des investisseurs du canton de Fribourg s’étaient penchés sur le dossier et une nouvelle société avait été constituée, axée sur un tourisme dit de quatre saisons. Avec une transition accentuée vers l’été pour compenser les pertes hivernales. «L’enneigement artificiel a été banni à Charmey dès le début», précise Claude Gendre. «Beaucoup de stations n’ont encore rien fait ou sont en retard. D’autres sont dans le dur. A Charmey, nous avons réagi à temps.» Claude Gendre, directeur général de TéléCharmey SA. Mais sans garantie d’avoir de la neige, comment attirer les adeptes de la glisse sur les 30 km de pistes balisées, atteignables ici par télésiège, télécabine, assiettes, arbalètes, skilift ou tapis? Et faire que la station puisse continuer de tourner. Car neige ou pas neige, l’entretien des infrastructures se monte toujours à quelque 150 000 francs par année. Avec des hivers qui n’en sont plus vraiment, planifier l’engagement du personnel complexifie aussi grandement l’exercice. «Nous évitons d’avoir aujourd’hui une charge fixe trop importante en ressources humaines», explique Claude Gendre. Mais l’exercice montre ses limites. «Nous rencontrons des difficultés à engager durant les mois de janvier et février quand la neige commence à tomber mais que les personnes auxquelles nous pensions ont entre-temps trouvé du travail ailleurs. On y arrive finalement, mais rien n’est facile.» Avec la pluie qui se mêle dorénavant à la neige à partir de 1200–1300 mètres, s’assurer aussi que les pistes sont en bon état et fonctionnelles n’est pas une sinécure. «C’est très embêtant. Il peut neiger et pleuvoir en même temps aujourd’hui au départ. La qualité d’enneigement remonte d’environ 100 mètres tous les dix ans depuis 50–60 ans», observe-t-il. La limite à partir de laquelle les flocons tombent devrait encore franchir un palier de 200 à 300 mètres dans les vingt prochaines années, selon MétéoSuisse. «En renforçant nos activités entre Pâques et novembre, nous réalisons désormais 65% de notre volume d’affaires pendant la période estivale et 35% en hiver», détaille Claude Gendre. Mais c’est encore en hiver pourtant que les visiteurs affluent le plus à Charmey, avec des pointes jusqu’à 30 000 visites les meilleurs mois contre 20 000 au summum de l’été. Le canton de Fribourg et son service de la promotion économique ont aussi porté secours à la station gruyérienne en s’appuyant sur la nouvelle politique régionale (NPR) initiée par la Confédération. Dans ce cadre, une aide à l’innovation touristique a été apportée. Si les fanatiques d’escalade peuvent profiter en toute sécurité d’une via ferrata à Charmey, tout près de l’arrivée des remontées mécaniques, c’est grâce au canton qui a injecté près de 200 000 francs dès 2020 pour encourager le développement d’activités estivales. Et maintenir l’attractivité de la station pour le public-cible, les familles, en toute saison. Et assurer des revenus suffisants durant l’été pour diminuer l’impact du ski. Alain Meyer

Le tri centralisé des colis à Vétroz profite aux zones périphériques

Dans la plaine du Rhône, le centre de Vétroz se transforme en ruche entre 5h30 et 8h00 du matin, à l’heure où les facteurs chargent leurs colis dans les camionnettes jaunes. Direction Orsières et Verbier, le val d’Anniviers ou la Riviera vaudoise. Le long de la trentaine de quais de chargement du centre, des dizaines de fourgons se connectent alors à la grande bande roulante pour le remplissage des véhicules. «Déposés ou redistribués en Valais, ou venant d’autres centres régionaux ou nationaux de tri, tous les colis passent par Vétroz», indique Laurent Savary, porte-parole de la Poste pour la Romandie. Pour les lettres, le tri s’opère à Martigny, Sion, Sierre, Crans-Montana et Haute-Nendaz. Avant l’ouverture en août 2020 de ce nœud névralgique, le tri des colis s’effectuait en Valais depuis Brigue pour le Haut du canton, Sion pour le centre et Bex pour le Chablais. Mais avec le boum des envois, une centralisation s’est avérée nécessaire, a fortiori pour les zones périphériques. Un même site que celui de Vétroz a été inauguré en 2019 déjà à Cadenazzo au Tessin, puis un autre à Untervaz aux Grisons en 2020. D’une surface de 25 000 m2, celui de Vétroz a coûté 60 millions de francs. Jusqu’à 8000 colis peuvent y être traités par heure. «Au centre de tri de Vétroz, on sait quand on commence, jamais quand on finit.» Berthin Morisod, responsable Support au centre de tri de Vétroz «On sait quand on commence, jamais quand on finit», décrit Berthin Morisod, responsable Support du centre valaisan. «Un facteur peut livrer un jour 260 colis, le lendemain 320, puis 170 le surlendemain.» En hiver, la neige rallonge aussi les temps de distribution. La charge est plus intense encore à la veille de Noël. Plus de 72 000 paquets traités à Vétroz le 18 décembre 2023, un record! «Les tapis roulants s’actionnent vers 14h30 avec le tri des quelque 1200 envois quotidiens pour la distribution du soir. Les premiers colis qui partent du Valais sont évacués vers 18h00», précise Laurent Savary. Ne pouvant excéder une charge de 30 kg, ils sont scannés avant de s’empiler sur la bande selon leur poids. L’ensemble du système est numérisé. L’humain n’intervient ici que si des codes-barres sont effacés ou des colis défectueux. Dans ce cas, du personnel les répare dans un espace appelé clinique des colis. Les données relatives à chaque paquet sont transmises à la bande roulante principale pour définir laquelle des glissières emprunter selon les zones à desservir. Ce codage est utile à la clientèle pour suivre l’itinéraire des paquets. «Dès 17h00, ceux-ci sont relevés dans les offices postaux et filiales de la Poste (épiceries, supermarchés, etc.)», ajoute Berthin Morisod. A Vétroz, une cinquantaine d’employés s’affairent au tri et à la manutention. Et 120 à la distribution, facteurs compris. En terres viticoles, des encaveurs font parfois ici aussi un détour pour y déposer leurs commandes de bouteilles qui prendront une voie plus sécurisée que la bande roulante. «Le nombre de colis triés s’est stabilisé depuis le Covid, mais à une hauteur bien plus élevée qu’en 2019», commente Laurent Savary. Pour faire face à l’afflux, d'autres centres de tri plus petits ont aussi été ouverts près de Bâle, Berne et Zurich. L’annonce de la Poste de supprimer d’ici 2028 environ 170 offices préoccupe en particulier les vallées latérales du Valais. Mi-juin, le Grand Conseil a demandé au géant jaune de revoir sa position. Président de Vétroz et son buraliste durant trente ans, Olivier Cottagnoud note certes une baisse d’environ un tiers du trafic postal depuis trois ans, les lettres se faisant plus rares. «L’accès à notre office est entravé au surplus par des travaux», précise-t-il. Mais il fait remarquer qu’entre Martigny et Sion, il ne reste plus que quatre offices sur une trentaine de kilomètres. Selon lui, de nouvelles suppressions entraîneraient un déclassement des régions périphériques. «A Vétroz, les PME ont besoin d’un service postal performant et les commerçants doivent pouvoir verser leurs recettes sur leurs comptes et faire de la monnaie. Nous avons en définitive les mêmes besoins qu’en ville», rappelle-t-il. Olivier Cottagnoud a soutenu l’arrivée du centre régional de tri postal tout en soulignant que la Poste l’a installé dans sa commune parce qu’un vaste terrain y était disponible à un prix abordable. «Le nom de Vétroz est maintenant davantage connu à la ronde», conclut-il. Alain Meyer

Plan-les-Ouates table sur l’événementiel

Des dizaines d’ouvriers redoublent d’efforts en ces derniers jours d’été indien pour que puisse être inaugurée à temps, le 9 décembre prochain, l’extension de la ligne 15 du tram en direction de la zone industrielle de Plan-les-Ouates, qu’on appelle communément ici ZIPLO. Ce prolongement est devenu depuis quelque temps déjà indispensable pour améliorer le quotidien des pendulaires qui s’y rendent pour travailler ou étudier. «Notre commune attend ce tram depuis longtemps et la mobilité douce est un défi que nous prenons à bras le corps», explique Xavier Magnin, conseiller administratif de cette cité suburbaine peuplée de 12 000 habitants. Une population qui a quasi quadruplé depuis 1970. D’abord agricole, Plan-les-Ouates est devenue en une décennie un haut lieu de l’industrie horlogère et de la manufacture de luxe en Suisse, héritant même du surnom de «Plan-les-Watches». Selon l’annuaire statistique suisse 2023, elle se classerait au second rang des villes du pays en proportion d’emploi dans l’horlogerie et les instruments de mesure avec 52%. C’est dire si cette liaison directe du tram, notamment avec la gare de Cornavin, est cruciale, et les entreprises demanderesses. Elles sont nombreuses dans cette ZIPLO en périphérie de Genève, 600 environ, dont des marques célèbres qui concentrent ici leurs outils de production: Rolex, Piaget, Patek Philippe, Vacheron Constantin, Frédérique Constant. De multiples sous-traitants et centres de formation ont pris également leurs quartiers dans cette zone devenue en quelque sorte une ville en soi avec des restaurants et des supermarchés, ainsi qu’un dépôt pour les aficionados du second hand. Au surplus, l’Ecole d’horlogerie de Genève vient d’y emménager ses classes pour environ 300 élèves. Pour autant, Plan-les-Ouates «ne fait pas de marketing», précise bien Xavier Magnin, chargé d’entretenir les liens et bonnes relations avec les entreprises. Lui préfère utiliser le terme de promotion économique. «Nous soutenons ces compagnies en les mettant en valeur sous l’angle événementiel», éclaire-t-il. Grosse campagne de communication à l’appui, Plan-les-Ouates leur consacre chaque année une Journée spéciale. Des visites pour sensibiliser les élèves aux métiers de l’horlogerie sont aussi organisées. Un engagement de longue date pris en faveur du tissu industriel. «De façon structurelle d’abord en accueillant ici cette zone industrielle, puis en discutant avec les représentants des entreprises». La ZIPLO profite également de sa proximité avec l’autoroute de contournement de Genève, reliant la France, l’aéroport et le canton de Vaud, ce qui la rend d’autant plus attractive. «Nous soutenons ces compagnies en les mettant en valeur sous l’angle événementiel.» Xavier Magnin, conseiller administratif Plan-les-Ouates Mi-octobre et pour la seconde fois après 2021, la commune a mis les petits plats dans les grands en organisant pour ces firmes, et pour le grand public en général, des «Journées du savoir-faire horloger» baptisées «Autour du temps». Au programme plus d’une centaine de visites, une exposition, des conférences, des ateliers et un parcours horloger pour initier les jeunes en quête de débouchés. L’occasion de visiter durant un week-end prolongé – de jeudi à samedi – près d’une vingtaine d’entreprises implantées dans ce cadre un peu futuriste. Hormis de gros groupes mondialement connus, des dizaines de microentreprises s’y sont également implantées. Souvent des sous-traitants de l’horlogerie et du luxe. Parmi les inscrits à ces visites, des parents et leurs enfants avides d’obtenir des informations pour trouver des places d’apprentissage ou s’enquérir des filières de formation. Directeur de l’Ecole d’horlogerie de Genève, qui inaugure en ce mois de novembre son nouveau bâtiment en plein cœur de cette zone industrielle, Pierre Amstutz fait le tour du propriétaire en commençant par l’atelier de micromécanique. «De la main-d’œuvre manque dans l’horlogerie avec près de 5000 postes à pourvoir», lâche-t-il. De quoi aiguiser les appétits. Moins concernés mais très curieux, des retraités passent d’un bâtiment à l’autre, invités à pénétrer dans ces tours érigées en enfilade à la lisière de la commune. La population locale ne boude pas son plaisir en découvrant, outre les dessous des grandes marques, là un concepteur de composants 3D officiant pour de nombreuses firmes présentes ici, ou là encore une société spécialisée dans l’analyse horlogère. «Nous montrons leur savoir-faire. C’est un juste retour sur leurs contributions fiscales, lesquelles permettent à notre commune de développer des activités utiles à la population», relève Xavier Magnin. Par exemple dans le social, la culture, les sports, l’environnement. Plan-les-Ouates a engagé deux collaborateurs pour mieux communiquer et promouvoir ses activités. «Dès 2024, cette capacité sera augmentée pour répondre à la demande et aux besoins», annonce-t-il. Notamment pour doper sa visibilité sur les réseaux sociaux et satisfaire une population avide d’en savoir davantage sur la mobilité et l’urbanisation. Mais pas de poste dédié stricto sensu au marketing. En revanche, une place de délégué à la promotion économique a été créée pour mieux saisir les besoins des entreprises. Travail qui, selon l’élu, «comporte une part de marketing territorial en promouvant l’attractivité de la zone industrielle et en facilitant les relations interentreprises». Les autorités veillent à ce que ce développement économique se réalise de manière cohérente en minimisant les conséquences pour la population, notamment en termes de trafic. «L’opération Autour du temps s’inscrit dans cette démarche de mise en valeur, d’explications et de connaissance pour le grand public», conclut le conseiller administratif. Alain Meyer

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