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Le casse-tête de la densification pour une municipalité

Densifier le milieu bâti en 2026 dans une commune de moyenne importance au riche patrimoine historique est un jeu d’équilibriste et un travail de longue haleine. Comment maintenir et garantir entre autre une mixité sociale, un environnement et des paysages durables, un service public, une attractivité touristique? Les enjeux que sont: la préservation de ces patrimoines, le maintien de poumons verts, d’arbres majestueux et de lieux de rencontres intergénérationnels, la création de logements à loyers abordables, l’entretien des infrastructures existantes et leur développement sont au cœur des réflexions, des stratégies et des projets d’une municipalité, la densification faisant partie intégrante de son mandat. Une législature c’est court dans la vie de l’aménagement du territoire d’une commune et pourtant, dans ce laps de temps, des décisions sont à prendre dans le respect des lois en vigueur voulues par le peuple. Des choix politiques sont à faire pour satisfaire non seulement au plus grand nombre de citoyennes et citoyens, à leur qualité de vie, à leur santé, mais aussi, au développement d’un plan de quartier ou à l’aménagement d’une place de village à proximité d’un château par exemple. Le grand défi d’une législature est d’accompagner et de soutenir des projets d’envergure à long terme sur une période aussi courte, avec une attention et une écoute particulières; les intérêts publics se confrontant inévitablement aux intérêts privés et personnels. Bien que contraignant, n’est-ce pas cela qui motive et passionne celles et ceux qui s’engagent dans cette fonction publique? Nathalie Gigandet

Régions‑Énergie: trois approches pour la transition énergétique

Les Régions‑Énergie existent dans toute la Suisse, des vallées de la Suisse italienne aux plateaux du Jura bernois en passant par les zones urbaines. Depuis plus de dix ans, elles développent des projets intercommunaux afin de promouvoir les énergies renouvelables, de créer des synergies et de renforcer la coopération entre les communes. Trois exemples montrent à quel point les approches peuvent être différentes, tout en poursuivant des objectifs similaires. La Région‑Énergie Vedeggio Valley privilégie la valorisation des infrastructures existantes pour la production d‘énergie. Dans le cadre d’études de faisabilité, elle a analysé comment les dénivelés existants et la surpression dans les réseaux d’eau potable peuvent être utilisés pour produire de l’électricité. Les analyses montrent que plusieurs microturbines sont techniquement réalisables et économiquement intéressantes, à condition d’adapter certaines installations existantes. La région dispose ainsi d’une base concrète pour mettre progressivement en œuvre les installations prévues et produire localement de l’énergie renouvelable. Les analyses ont identifié un potentiel réalisable de 243 MWh par an. L’un des premiers défis a consisté à rendre visible un potentiel technique peu perceptible au quotidien. Il est également apparu que l’intégration de nouveaux équipements dans des infrastructures existantes nécessite une importante coordination. C’est précisément là que réside une valeur ajoutée essentielle du projet : il montre comment des systèmes existants peuvent remplir une double fonction: assurer l’approvisionnement en eau potable tout en contribuant à la production d’énergie. La région dispose ainsi d’une base solide pour concrétiser progressivement les installations prévues et renforcer sa production locale d’énergie renouvelable. Même si la puissance n’est pas comparable à celle des grandes centrales hydroélectriques, cette utilisation du potentiel de production d’électricité de l’approvisionnement en eau au niveau local contribue à la sécurité d’approvisionnement hivernal. Dans le Grand Chasseral , l’accent est mis sur la valorisation de la biomasse. Le projet a analysé le potentiel énergétique de ressources agricoles telles que le fumier, le lisier et les résidus organiques. Parallèlement, il a activement favorisé les échanges entre le monde agricole, les communes et d’autres acteurs régionaux. L’un des premiers défis a été de concilier les attentes des différents acteurs avec les contraintes logistiques et économiques du projet. Le projet a mis en évidence que la disponibilité des ressources n’est pas le seul facteur déterminant: l’organisation de la chaîne de valeur joue également un rôle clé. Les résultats montrent qu’un potentiel important existe et que l’intérêt du secteur agricole est en croissance. Le renforcement de la coopération régionale constitue l’un des principaux acquis du projet, car il crée les conditions nécessaires pour développer et mettre en œuvre des solutions biogaz concrètes. Le potentiel théorique de biomasse de la région est estimé à 38,6 GWh. La Région‑Énergie RET Sursee ‑ Mittelland adopte une approche fondée sur les données pour promouvoir l’énergie solaire. Un suivi continu des installations photovoltaïques garantit la transparence et permet des comparaisons systématiques entre les communes ainsi qu’avec les objectifs régionaux. La distinction «RET‑Sonnenkönigin» instaure par ailleurs une compétition ludique qui encourage les communes à poursuivre le développement du photovoltaïque. Des potentiels supplémentaires ont également été identifiés, notamment sur les 20 toitures les plus prometteuses, ainsi que pour des modèles d’autoconsommation collective tels que les regroupements virtuels dans le cadre de la consommation propre (RCPv) et les communautés énergétiques locales (CEL). Le développement du solaire devient ainsi non seulement visible, mais aussi pilotable, avec des résultats mesurables: depuis le lancement du projet, 499 nouvelles installations photovoltaïques représentant une puissance totale de 18 908 kW ont été annoncées dans la région. Aujourd’hui, le périmètre régional compte 2800 installations pour une puissance installée totale de 102 991 kW. Au départ, l’un des principaux défis consistait à rendre le développement du photovoltaïque comparable entre toutes les communes et à structurer les données de manière cohérente. Il est également apparu que les données seules ne suffisent pas: elles doivent être communiquées et utilisées activement. Grâce au système de monitoring mis en place, les communes disposent aujourd’hui d’un outil qui améliore la transparence, favorise les échanges et soutient la planification. Le développement du solaire est ainsi rendu à la fois visible, quantifiable et pilotable. Ces exemples montrent combien les approches peuvent être différentes et combien il est important de valoriser les atouts propres à chaque territoire: l’eau dans la Vedeggio Valley, la biomasse dans le Grand Chasseral et le soleil dans la région de Sursee. Ensemble, ces projets apportent une contribution remarquable: les potentiels identifiés correspondent à une production d’électricité renouvelable pouvant couvrir les besoins d’environ 8600 ménages. David Müller, Sarah Dujoncquoy, Stefano Mazzacarro

Les communes singinoises s’associent pour renforcer leur collaboration

Toutes les communes sont préoccupées par la complexité et les exigences croissantes. Les 15 communes du district fribourgeois de la Singine ont trouvé leur propre réponse à ces défis: elles se sont regroupées au sein d’une seule association intercommunale. Celle-ci assume les missions que les communes doivent, selon la loi, accomplir ensemble. En font partie le service du feu, l’aménagement du territoire et la mobilité, la santé et le cycle d’orientation (secondaire I). L’objectif est une professionnalisation, l’exploitation de synergies ainsi qu’un allégement pour les conseillères et conseillers communaux de milice. Auparavant, les communes géraient ces tâches au sein de nombreuses associations communales différentes, ce qui impliquait beaucoup de séances. Les deux codirecteurs David Köstinger et Simon Ruch s’occupent pour le moment notamment de la communication avec les communes car la nouvelle structure n’est pas encore totalement comprise. Il ne s’agit en effet pas d’un nouveau niveau étatique mais d’une organisation des communes. Nadja Sutter

Un syndic atypique a marqué Saint-Moritz pendant huit ans

Christian Jott Jenny a été un syndic peu ordinaire. Musicien, entrepreneur culturel et fondateur du Festival da Jazz, ce politicien atypique a été élu en 2018, alors qu’il y avait une grande volonté de changement à Saint-Moritz (GR) et qu’aucune candidature locale ne s’était manifestée, explique-t-il dans l’interview accordée à «Commune Suisse». Il a trouvé ses débuts en politique difficiles, avec de la méfiance, des luttes de pouvoir, et la prise de conscience que les visions ne déploient leur effet qu'une fois formulées en propositions concrètes. Il attachait une importance toute particulière à instaurer un climat de renouveau positif, à l’écoute et à la conciliation entre les intérêts de la population locale et la renommée internationale de Saint-Moritz. Aujourd’hui, il estime que la commune est bien positionnée. Il considère ses années en tant que président de commune comme le meilleur et le plus beau deuxième apprentissage de sa vie: «Il est difficile d’être plus proche de gens dans toute leur diversité. Je suis énormément reconnaissant et touché que la population m’ait donné cette possibilité pendant huit ans.» Fabrice Müller

Plan-les-Ouates: un Plan du réseau piéton exemplaire

La planification du réseau piéton est ancrée dans la loi sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre (LCPR) de 1985. 40 ans après son entrée en vigueur, les manques sont encore importants quant à l’élaboration des plans de réseau piéton dans les communes, selon un rapport de l’Office fédéral des routes (OFROU) et de Mobilité piétonne Suisse en 2024. Seul un tiers des communes suisses environ affirme avoir un tel plan. Le canton de Genève fait exception, avec plus de 30 de ses 45 communes dotées d’un plan, ayant valeur de plan directeur. Lorsque cet instrument existe et est mis à jour régulièrement, il constitue un outil précieux pour différents services, comme le montre le cas de Plan-les-Ouates, une commune avec une population de 12 700 personnes. Il y est aussi possible de réaliser des plans opposables aux propriétaires fonciers (les Plans localisés des chemins pour piétons [PLCP]). Les autorités de la Commune de Plan-les-Ouates se réfèrent régulièrement au Plan directeur des chemins pour piétons (PDCP) pour asseoir leur planification. Les interventions sur le réseau piéton engagent à la fois l’urbanisme (planification), la mobilité (réaménagements routiers, circulation) et l’octroi des permis de construire. Le PDCP traite les lacunes du réseau, les discontinuités et les points problématiques (sécurité, obstacles, attractivité, connexions, etc.). Il distingue le réseau existant des liaisons à créer, ainsi que la hiérarchie des réseaux. Le PDCP est un allié de poids dans les projets urbains et routiers, puisqu’il définit une vision qui assure la cohérence du développement urbain et des mesures d’aménagement. Il facilite la coordination entre acteurs et assoit la sécurité juridique, notamment le maintien des traversées piétonnes ou leur inscription dans une planification contraignante, une autorisation de construire ou une servitude. Les trois cas ci-dessous illustrent l’application du plan par différents services (planification, mobilité, permis de construire): Liaisons piétonnes dans le Plan localisé de quartier (PLQ) d’Arare-Dessous: Un projet d’urbanisation est en cours dans le village d’Arare-Dessous. Comme le PDCP a identifié des lacunes dans les liaisons piétonnes nord-sud dans ce site en pente, le PLQ a intégré les liaisons qui comblent ce déficit. La commune a en outre obtenu qu’un second tracé soit adapté aux personnes à mobilité réduite (paliers, pentes maximales, etc.). Les cheminements, réalisés par les développeurs, restent de propriété privée, mais au bénéfice d’une servitude de passage public. Passages piétons à la route de la Galaise: La réalisation d’une piste cyclable et la sécurisation des traversées piétonnes sur la route de la Galaise ont permis la création de deux nouveaux passages piétons et le réaménagement d’un troisième. Ces traversées sont situées sur un axe emprunté par des poids lourds en zone industrielle et artisanale. Une cession gratuite au domaine public communal était inscrite dans le Plan directeur de la zone industrielle et artisanale (1996) ainsi que dans le PDCP. Permis de construire au chemin de la Redoute: Dans le cadre de la réalisation d’un nouvel immeuble, le préavis communal (consultatif à Genève) sur l’autorisation de construire a demandé d’intégrer une nouvelle liaison piétonne. A l’origine, le cheminement emprunté se situait sur fond privé et n’était pas adéquat (lacune soulevée dans le PDCP) et son utilisation provoquait des conflits de voisinage. Cette liaison, dans un contexte apaisé, est désormais empruntée par les enfants et leur famille. L’itinéraire a passé en domaine public communal. Un itinéraire ou une traversée inscrite dans un plan du réseau piéton est un déclencheur pour parvenir progressivement à des cheminements piétons sûrs et attractifs. C’est parfois aussi une opportunité en «dormance»; même si une mesure n’est pas réalisée immédiatement, son inscription entrera en force lors de la réalisation de projets ultérieurs. Enfin, si une mesure est prévue dans le PDCP pour remédier à un conflit d’usage, le plan permet de pacifier la cohabitation ou de sécuriser les déplacements via une réalisation sur fond privé. Jenny Leuba, Thomas Aligisakis

Les communes ont-elles le droit de publier en ligne des procès-verbaux numérisés?

En tant que commune, vérifiez toujours le type de procès-verbal, les délais et les données à caractère personnel. Masquez ou anonymisez les informations sensibles. Le droit cantonal et communal fait autorité en la matière. Deux exemples: dans le canton de Bâle-Campagne, une demande d’accès formelle est requise pour les documents datant de moins de 30 ans ou contenant des données à caractère personnel pendant la durée de protection. Les données à caractère personnel non anonymisées deviennent accessibles 10 ans après le décès, au plus tard 100 ans après la naissance ou, si celle-ci est inconnue, après la création du document. Les obligations de confidentialité et les intérêts prépondérants restent réservés. En revanche, le canton de Zurich entend, dans le cadre d’une révision totale en cours de la loi sur les archives, prévoir expressément que les procès-verbaux et les décisions des pouvoirs législatif et exécutif soient, dans la mesure du possible, numérisés et mis à disposition en ligne. Attention: cela ne signifie pas que les documents puissent être publiés en ligne sans autre forme de procès. Toute publication en ligne nécessite une base légale et une mise en balance des intérêts. Metkel Yosief

Aadorf encourage la biodiversité avec son prix des jardins

Alors que les espaces publics sont de plus en plus aménagés pour encourager la biodiversité, un levier central reste souvent inexploité: les jardins et les environnements privés. La commune d’Aadorf (TG) a, dans ce but, développé sa propre méthode. Grâce au prix des jardins d’Aadorf, elle mise sciemment sur la motivation, la visibilité et la reconnaissance plutôt que sur la régulation. Cette distinction ne récompense pas le jardin parfait mais l’idée qu’il y a derrière. La commune recherche des jardins et des environnements qui montrent comment la biodiversité, la conception et l’utilisation du patrimoine arboré peuvent aller de pair. Peu importe qu’il s’agisse de jardinets en bordure de rue, de jardins de maisons mitoyennes ou de grands domaines. Ce qui est décisif, c’est la qualité des surfaces, la conception et l’approche du site et de l’existant. La participation demande peu d’efforts. Les personnes intéressées envoient des photos et une brève description. Le jury se rend ensuite sur place pour juger les jardins. Les participantes et participants apprécient tout particulièrement ces échanges personnels. Informations: https://www.gartenpreis-aadorf.ch/ Stefan Brunner

Quand les enfants planifient la ville de demain

Les enfants et les jeunes connaissent bien leur cadre de vie, mais sont encore rarement associés aux projets d’aménagement et de construction. Une étude d’Unicef Suisse et Liechtenstein et de la ZHAW signale que 75 des 172 communes interrogées ont mis en place une démarche participative ces cinq dernières années. Il s’agissait surtout de lieux concrets, comme des places de jeux, des espaces ouverts ou des cours d’école. Dans les planifications stratégiques, les jeunes sont moins souvent impliqués. A Kriens (LU), lors de la révision du plan d’aménagement local, des enfants et des jeunes ont développé et priorisé des idées, puis les ont intégrées à la planification au moyen de prototypes. Leurs propositions ont été prises en compte dans le concept de développement spatial. La participation nécessite un mandat clair, des méthodes adaptées, du temps et un retour d’information. Informations: https://www.unicef.ch/fr/actualites/news/2026-04-13/la-participation-des-enfants-dans-les-projets-de-construction-n-est-pas Alissa Brenn

Massagno: densification de qualité

Massagno compte plus de 7000 habitantes et habitants sur seulement 0,74 km² et est, après Genève, la commune la plus densifiée de Suisse. Sa proximité avec Lugano, les bonnes liaisons de transport et un taux d’imposition bas rendent cette commune attrayante. Massagno est toujours restée autonome et contrairement à Lugano a toujours été dirigée par le parti du Centre. Malgré des surfaces limitées, la commune voit encore du potentiel grâce à des réserves de terrains à bâtir et à la rénovation de bâtiments existants. Elle défend une densification de qualité qui va de pair avec des espaces publics, des zones vertes, des infrastructures et des services. Un exemple réussi est la Residenza Radice inaugurée en 2022, avec 167 logements et un parc ouvert au public. A l’avenir, la couverture de la ligne ferroviaire au nord de la gare de Lugano offrira des opportunités pour de nouveaux espaces publics et une meilleure liaison urbanistique. Gerhard Lob

Vers une densification douce et de qualité dans les quartiers de villas

Les quartiers de maisons individuelles forment le tissu résidentiel le plus étendu de Suisse. Bien que singuliers dans leur contexte local, les quartiers font face à des défis structurels communs. Loin de l’image traditionnelle de la maison familiale, plus de la moitié de ces habitations accueillent aujourd’hui de petits ménages. Si la densification de ces quartiers est souhaitable et inévitable face à la pression foncière et démographique, elle ne correspond souvent ni aux attentes des habitantes et habitants ni aux visions des communes. La question n’est plus de savoir s’il faut densifier, mais comment le faire avec doigté. Face à la granulosité fine du tissu bâti, caractérisé par une multitude de propriétaires, de temporalités, de bâtiments et de parcelles, il s’agit de travailler simultanément à l’échelle individuelle pour encourager une densification douce et choisie, et à l’échelle du quartier pour en préserver la cohérence et les qualités. La question n’est plus de savoir s’il faut densifier, mais comment le faire avec doigté. Mariette Beyeler, MétamorpHouse Le projet-modèle «Plateforme romande – Densification douce et de qualité des quartiers de villas» mise sur la mutualisation des efforts et l’instauration d’un dialogue entre régions, communes et propriétaires pour coproduire des outils transposables dans les différentes réalités locales. Il s’agit d’analyser des problématiques communes dans des contextes variés, d’identifier les bonnes pratiques, instruments ou processus et de les adapter aux spécificités locales. La stratégie communale de mise en œuvre de la densification ne peut se résumer à la révision des plans d’affectation et des règlements de construction communaux. Elle doit activer et combiner différents instruments d’aménagement du territoire, au bon moment, au bon endroit et avec les bons partenaires. La régulation peut se faire par le biais de la propriété (par exemple acquisition foncière publique, droit de superficie, etc.), le support financier (par exemple incitations fiscales, politiques de subvention, etc.) ou des contrats (par exemple contrat de développement urbain, partenariats public-privés, etc.). Le projet se déploiera en plusieurs étapes entre 2026 et 2029. Dès le lancement, qui s’est déroulé en mai dernier à Morges (VD), un état des lieux est organisé dans plusieurs communes hôtes sur la base d’une stratégie définie collectivement. Cette première phase s’appuie sur les critères du «Système Davos de qualité pour la culture du bâti» pour clarifier la position communale, analyser la situation initiale, identifier les acteurs-clés et dégager une vision partagée de l’évolution des quartiers. Les enjeux prégnants ainsi mis en lumière permettront de sélectionner un aspect spécifique à approfondir pour chacun des trois axes thématiques structurants du projet: les espaces ouverts, le bâti et le social. Pour l’axe thématique «Espaces ouverts», la question est formulée: comment assurer la fonctionnalité des espaces publics (circulation, stationnement, accès) tout en intégrant de nouveaux usages pour répondre aux besoins fonctionnels, conviviaux et sociaux liés à la densification? Chacun de ces axes fera l’objet d’un développement approfondi. Pour chaque thème, des journées de travail collaboratives permettront d’identifier des instruments, des outils de régulation ou des processus. Ces pistes d’action seront ensuite portées dans les communes afin d’en évaluer la réception, la faisabilité réglementaire et la concrétisation dans les règlements ou démarches locales. La synthèse de ces expériences permettra in fine de déduire des méthodes transposables à d’autres contextes. Au-delà des résultats opérationnels, le projet vise à poser les bases d’un pôle de compétences pour étendre la démarche collaborative à d’autres collectivités. Un événement de lancement est prévu pour la fin de l’année 2029, marquant la clôture du projet et la mise à disposition des documents et méthodes produits pour toutes les communes intéressées. Mariette Beyeler

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