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Association féminine Igis: une voix à prendre au sérieux dans la commune

Dans la localité d’Igis au sein de la commune de Landquart (GR), l’Association féminine Igis accompagne les gens tout au long de leur vie: des groupes de jeu et discos scolaires, aux repas pour séniors, en passant par les cours de yoga et les rencontres de réseautage pour les femmes actives professionnellement. Afin que l’association puisse dispenser son offre diversifiée, elle est organisée en différents groupes dont les responsables dépendent chacune d’une membre du comité. «Grâce à nos structures flexibles et notre large réseau, nous pouvons rapidement mettre des projets sur pied», note la présidente Katharina Hoppeler. Cela a été particulièrement frappant pendant la pandémie de Covid-19, lorsque les femmes ont organisé en peu de temps une entraide de voisinage. Depuis, il apparaît clairement que l’association féminine, dont les activités contribuent fortement à la cohésion sociale et mettent en évidence des lacunes dans le système, est une voix à prendre au sérieux dans la commune. Nadja Sutter

Trois quarts de siècle dédiés au sauvetage à Estavayer-le-lac

La Société de Sauvetage d’Estavayer-le-lac (SSE) compte environ 200 membres, tous volontaires, dont une trentaine pour le service d’intervention sur le lac, les autres étant actifs pour d’autres actions. «Ces dernières années, de nombreux jeunes âgés de 10 à 20 ans nous ont rejoints. Des anciens les secondent avec leur expertise», indique Gwennaëlle Riedweg, présidente d’une société qui fête en août ses 75 ans et dont les pôles d’activité recouvrent l’intervention, la formation et la prévention. Tous les deux ans, avant les vacances d’été, des sauveteurs de la SSE rendent ainsi visite aux classes primaires d’Estavayer pour les rendre attentives aux dangers et aux comportements justes à adopter dans et sur l’eau. En complément de l’école, la SSE prodigue aussi des cours pour les 10 ans et plus désirant perfectionner leurs techniques de nage. «Pour poursuivre dans le secourisme, nous délivrons des brevets conformes aux lignes directrices de la Société Suisse de sauvetage», poursuit-elle. Pour les enseignants, parents et accompagnants, l’accent est mis notamment sur la prévention des noyades dites «silencieuses». Secourir les usagers du lac qui sont en difficulté reste la mission de base de la SSE. Reliée à un système d’alarme, celle-ci est appelée par la police dès qu’une alerte est signalée. Une équipe de trois à quatre intervenants, selon leur disponibilité, peut alors partir en opération à bord du Jonas II, l’embarcation de la SSE. Qu’il s’agisse d’un problème technique sur un bateau ou d’un sauvetage à la personne. «La centrale d’engagement nous mobilise via l’alarme sur notre téléphone privé central. S’ensuit une brève description du cas. A nous de dire si nous sommes disponibles de suite, dans l’heure ou pas du tout. Notre responsable des interventions reçoit à ce moment-là les quittances de nos membres. Il évalue alors la situation et définit combien de sauveteurs sont nécessaires. C’est via notre groupe WhatsApp que l’on se coordonne pour partir en équipe complète», résume Gwennaëlle Riedweg. Selon les cas, d’autres compagnies peuvent aussi intervenir. «Nous pouvons les contacter, le but étant d’arriver le plus vite possible. Selon la nature de l’alarme, nous obtenons du renfort», précise-t-elle. La police du lac et ses plongeurs ou encore la REGA, la nuit, peuvent compléter le dispositif pour des recherches liées en particulier à des personnes. Il faut agir souvent rapidement car les risques de noyade et d’hypothermie sont présents. La SSE forme au surplus de nouveaux pilotes pour conduire le Jonas II. Avec un lac de Neuchâtel à cheval sur quatre cantons (NE, VD, FR, BE), c’est la police fribourgeoise qui gère la zone autour d’Estavayer. Mais comme la police ne possède qu’un seul bateau, il arrive qu’il opère déjà sur le lac de Morat ou en Gruyère. Comme toutes les communes n’ont pas de société de sauvetage sous la main, le lac de Neuchâtel a été scindé en plusieurs zones pour faciliter les interventions. «La société Sauvetage des Iris à Yverdon couvre la portion jusqu’à Yvonand. Nous prenons le relais jusqu’au port de Chevroux. De là, c’est la Société de sauvetage de Delley-Portalban-Gletterens qui intervient», dépeint-elle. «Nous repêchons des kitesurfers au milieu du lac. Quand le vent faiblit, ils sont parfois trop loin pour revenir au bord.» Gwennaëlle Riedweg, présidente de la Société de Sauvetage d’Estavayer-le-lac Avec l’arrivée de nouveaux sports nautiques sur le lac (paddle, kitesurf, windfoil, etc.), ces sociétés ne manquent pas de travail. Si à la hauteur de la réserve naturelle de la Grande Cariçaie des zones ont été interdites aux paddles, des avis de détresse s’invitent ailleurs. «Nous repêchons des kitesurfers qui ont chuté par exemple au milieu du lac. N’arrivant plus à remonter sur leur planche, ils s’épuisent. Et lorsque le vent faiblit, ils sont alors trop loin pour pouvoir revenir au bord», explique Gwennaëlle Riedweg. La SSE répond également à des pannes de moteur avec des bateaux remorqués sans faire le plein jusqu’à un port. Des voiliers et catamarans peuvent également se retourner à cause des vents violents. Et des embarcations sont retrouvées sans occupant et sans que la police ait été alertée. «Nous conseillons aux propriétaires de paddle d’inscrire leurs noms et téléphones sur les planches en cas de recherches», conclut Gwennaëlle Riedweg. Le Canton de Fribourg et la Commune d’Estavayer allouent des aides à la SSE comme aux autres sociétés de sauvetage (Vully et Delley-Portalban). Son local, tout près du bord, a été mis à disposition par la commune qui en est propriétaire. Les dépenses de la SSE se résument surtout à des frais d’essence et d’entretien du bateau. Alain Meyer

Lyss: les associations pilier d’un paysage culturel varié

«Sans les associations et le travail bénévole, cette diversité culturelle ne serait pas possible», note Peter Locher, chef du Service de l’éducation et de la culture de Lyss (BE). Afin que la collaboration fonctionne, Lyss est en contact étroit avec les associations et les organisations. La promotion de la culture étant un élément important de l’agenda politique communal, Lyss peut soutenir les associations et les projets culturels de façon ciblée avec les moyens prévus à cet effet. Le financement des institutions culturelles reste toutefois une tâche exigeante car les coûts croissants et la baisse des contributions fédérales nécessitent de nouvelles solutions. Il est de plus en plus difficile de fidéliser les bénévoles à long terme et de la flexibilité est requise pour la relève dans les associations. Selon Peter Locher, une collaboration plus forte entre les communes et les associations régionales ainsi que des fonds fédéraux et cantonaux supplémentaires sont essentiels à l’avenir. «Sans les associations et le travail bénévole, cette diversité culturelle ne serait pas possible.» Peter Locher, chef du Service de l’éducation et de la culture de Lyss (BE) Nina Ammon

Médiateur entre associations et commune

Norbert Thaler a fortement contribué à façonner le nouveau projet «Sportwelt» à Gossau (SG). L’ancien chef du Service des sports, de la culture et des loisirs de la Ville de Gossau a, en collaboration avec les associations, écoles et autorités, développé une conception communale des installations sportives (CISCO). Celle-ci a ouvert la voie au renouvellement progressif des infrastructures sportives. Sa marque de fabrique: une collaboration étroite avec les futurs usagères et usagers. Au lieu de planifier des projets derrière des portes closes, il a rapidement réuni les associations autour d’une table et se voyait comme un «représentant des usagères et usagers» au sein de l’administration. Pour Norbert Thaler, les associations fournissent davantage que des offres de loisirs: elles favorisent les rencontres, renforcent la cohésion et apportent une contribution inestimable à la société. Selon lui, le plus grand défi a été de convaincre le monde politique et l’administration du bien-fondé des solutions communes. Même à la retraite, l’ancien fonctionnaire continue à s’engager en faveur de la collectivité. Marion Loher

«Les associations font partie de l’ADN de la Suisse»

Les associations participent grandement au dynamisme d’une commune et permettent à celle-ci de prendre le pouls de la population. Selon Fanni Dahinden de Vitamin B, le centre de compétences pour les associations, les communes peuvent faire beaucoup pour encourager un monde associatif actif. Elles peuvent non seulement soutenir financièrement les associations et mettre à leur disposition des infrastructures comme des halles de sport, mais aussi attirer l’attention, via leurs canaux de communication, sur la large offre associative. Afin que la collaboration entre communes et associations fonctionne sans accroc, il est utile d’instaurer une communication d’égal à égal et des structures claires, comme des règles d’utilisation pour les infrastructures. Un interlocuteur spécifique au sein de la commune est aussi important pour de nombreuses associations. «Avec des associations fortes, nous pouvons faire face à de nombreux défis de notre époque.» Fanni Dahinden, centre de compétences Vitamin B Informations: www.vitaminb.ch Nadja Sutter

Comment les communes encouragent le bénévolat

Le travail bénévole a une longue tradition en Suisse et est à la base de l’existence de nombreuses organisations et associations. L’ONU a déclaré 2026 Année internationale des volontaires et honore ainsi l’engagement de millions de personnes qui s’investissent gracieusement au service du bien commun. Pour pouvoir perdurer, l’engagement bénévole de la population doit toutefois être soutenu et reconnu par les pouvoirs publics. Les communes de Spiez (BE) et de Vordemwald (AG) en sont conscientes. A Spiez, des ressources sont, depuis 15 ans, mises à disposition du centre de coordination du bénévolat. Celui-ci soutient des associations et des organisations, tout comme des personnes privées, qui ont besoin d’aide de manière spontanée. Il recrute et place des bénévoles, rassemble des informations sur de possibles engagements bénévoles à Spiez et les présente lors de l’accueil des des nouvelles et nouveaux arrivants. A Vordemwald, un prix de soutien communautaire destiné aux habitantes et habitants particulièrement engagés est décerné chaque année. «Le bénévolat a toujours été le pilier de la société suisse de milice.» Karin Berglas, syndique de Vordemwald (AG) Karin Freiermuth

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