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Vers une stratégie financière claire à travers une résilience financière

Le manuel de résilience de l’entreprise BDO et de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) présente le processus depuis le début de l’élaboration d’une stratégie jusqu’à son ancrage et sa vérification au cours des étapes suivantes et sur la base d’exemples concrets: 1. Début du projet 2. Analyser l’environnement stratégique 3. Evaluer la résilience financière 4. Elaborer des principes de politique financière 5. Définir des objectifs 6. Définir des mesures 7. Formuler et approuver une stratégie financière 8. Ancrer une stratégie financière 9. Contrôler la stratégie et les mesures 10. Vérifier et adapter la stratégie financière A l’étape 3, la capacité d’une collectivité publique à réagir à moyen terme et durablement à des défis externes est analysée. La résilience est représentée par une maison avec sept éléments de construction. A côté d’une base culturelle adéquate, il s’agit d’anticiper et de gérer de manière stratégique. La résilience est atteinte grâce à des réserves financières, à la diversification et à la flexibilité. Le manuel de résilience (en allemand): https://www.zhaw.ch/storage/sml/institute-zentren/ivm/pfm/Resilienz_Playbook_Final.pdf Oliver Wullschleger

Animation des centres-villes et des centres des communes

Comment revitaliser les centres des petites villes? Une étude de la FHNW arrive aux résultats suivants: la clientèle souhaite y trouver des produits sanitaires et cosmétiques, des articles de luxe et des idées cadeaux, des aliments et des produits de consommation courante ainsi que des produits durables et de proximité. Elle combine ses achats avec d’autres prestations comme des visites chez le médecin ou des repas au restaurant. Les heures d’ouverture dans les centres-villes doivent être uniformisées et axées sur celles des grands distributeurs. Les zones piétonnes sont appréciées mais une majorité utilise néanmoins son propre véhicule. Afin de ne pas devoir porter ses achats sur une longue distance, les clients veulent des trajets courts et une durée de stationnement de deux heures au minimum. Pour l’aménagement des centres-villes, les particularités les plus importantes sont dans l’ordre: propreté, sécurité, opportunités de rencontre. Claude Wagner

Pas de mesures d’économie sur le dos des communes

La situation financière de la Confédération est tendue. Elle doit économiser et propose 59 mesures d’économie qui sont actuellement mises en consultation. Une douzaine d’entre elles concernent aussi les communes. L’Association des Communes Suisses (ACS) reconnaît que la Confédération doit faire des économies mais s’oppose à des transferts unilatéraux de charges au détriment des cantons et communes. Il en va ainsi de la réduction de la contribution fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile (forfait global) qui menacerait les efforts d’intégration à long terme. Les réductions prévues dans les transports laissent craindre une détérioration de la situation dans les agglomérations et dans les petites communes rurales. Le paquet d’économies est l’un des objets les plus importants pour l’ACS cette année. C’est pourquoi elle a invité les associations cantonales de communes à participer à une brève procédure de consultation interne. La position définitive de l’ACS sera arrêtée par le comité lors de sa séance du 19 mars prochain. Elle sera publiée ensuite sur le site de l’ACS. «Le paquet d’économies est l’un des objets les plus importants pour l’ACS cette année.» Silvan Müggler, responsable des secteurs politiques numérisation, économie et finances, Association des Communes Suisses Silvan Müggler

La station gruyérienne de Charmey se réinvente pour perdurer

Selon les spécialistes du tourisme et autres experts du climat, l’avenir de ces stations se situerait désormais au-dessus de 1800 mètres. En dessous, les communes doivent aujourd’hui impérativement revoir leur narratif. Par exemple aux Paccots, dans la Veveyse fribourgeoise, l’hiver dernier a été catastrophique aux environs de 1000 mètres d’altitude en raison du manque de neige. Pour survivre, la station s’est dotée ce printemps d’une nouvelle identité tout en élargissant son offre aux autres saisons. Car les prévisions pour les prochains hivers sont tout aussi alarmantes. Une diminution des quantités de neige de 10 à 40% est projetée d’ici à 2050. Si des stations comme Charmey ont déjà pris la mesure du changement qui s’opère, d’autres n’ont pas fait ce pas. «Beaucoup d’entre elles n’ont encore rien fait ou sont en retard», confie Claude Gendre, directeur général de TéléCharmey SA. Situés à 1000 mètres ou juste au-dessus, de petits domaines skiables commencent à disparaître, confirme-t-il. C’est le cas notamment dans l’Arc jurassien. «D’autres sont dans le dur. Nous avons réagi à temps à Charmey», relève le patron des remontées mécaniques. Il y a cinq ans, la population avait rejeté une hausse d’impôt destinée à renflouer un parc qui avait déjà englouti des millions depuis des années et qui était tombé en faillite. Des investisseurs du canton de Fribourg s’étaient penchés sur le dossier et une nouvelle société avait été constituée, axée sur un tourisme dit de quatre saisons. Avec une transition accentuée vers l’été pour compenser les pertes hivernales. «L’enneigement artificiel a été banni à Charmey dès le début», précise Claude Gendre. «Beaucoup de stations n’ont encore rien fait ou sont en retard. D’autres sont dans le dur. A Charmey, nous avons réagi à temps.» Claude Gendre, directeur général de TéléCharmey SA. Mais sans garantie d’avoir de la neige, comment attirer les adeptes de la glisse sur les 30 km de pistes balisées, atteignables ici par télésiège, télécabine, assiettes, arbalètes, skilift ou tapis? Et faire que la station puisse continuer de tourner. Car neige ou pas neige, l’entretien des infrastructures se monte toujours à quelque 150 000 francs par année. Avec des hivers qui n’en sont plus vraiment, planifier l’engagement du personnel complexifie aussi grandement l’exercice. «Nous évitons d’avoir aujourd’hui une charge fixe trop importante en ressources humaines», explique Claude Gendre. Mais l’exercice montre ses limites. «Nous rencontrons des difficultés à engager durant les mois de janvier et février quand la neige commence à tomber mais que les personnes auxquelles nous pensions ont entre-temps trouvé du travail ailleurs. On y arrive finalement, mais rien n’est facile.» Avec la pluie qui se mêle dorénavant à la neige à partir de 1200–1300 mètres, s’assurer aussi que les pistes sont en bon état et fonctionnelles n’est pas une sinécure. «C’est très embêtant. Il peut neiger et pleuvoir en même temps aujourd’hui au départ. La qualité d’enneigement remonte d’environ 100 mètres tous les dix ans depuis 50–60 ans», observe-t-il. La limite à partir de laquelle les flocons tombent devrait encore franchir un palier de 200 à 300 mètres dans les vingt prochaines années, selon MétéoSuisse. «En renforçant nos activités entre Pâques et novembre, nous réalisons désormais 65% de notre volume d’affaires pendant la période estivale et 35% en hiver», détaille Claude Gendre. Mais c’est encore en hiver pourtant que les visiteurs affluent le plus à Charmey, avec des pointes jusqu’à 30 000 visites les meilleurs mois contre 20 000 au summum de l’été. Le canton de Fribourg et son service de la promotion économique ont aussi porté secours à la station gruyérienne en s’appuyant sur la nouvelle politique régionale (NPR) initiée par la Confédération. Dans ce cadre, une aide à l’innovation touristique a été apportée. Si les fanatiques d’escalade peuvent profiter en toute sécurité d’une via ferrata à Charmey, tout près de l’arrivée des remontées mécaniques, c’est grâce au canton qui a injecté près de 200 000 francs dès 2020 pour encourager le développement d’activités estivales. Et maintenir l’attractivité de la station pour le public-cible, les familles, en toute saison. Et assurer des revenus suffisants durant l’été pour diminuer l’impact du ski. Alain Meyer

Sörenberg: entre durabilité et transformation

«Une caractéristique centrale de notre destination est son appartenance à la biosphère de l’Entlebuch reconnue par l’UNESCO», explique Simon Zobrist, directeur de Sörenberg Flühli Tourisme. La durabilité fait aussi partie intégrante de la stratégie de la commune, ajoute la présidente de la commune Hella Schnider. L’orientation durable de la bourgade de 1800 âmes est attendue jusqu’à un certain point par ses hôtes. Grâce à la création de «Top of Biosphere», les remontées mécaniques de Sörenberg ont mis en place sur le Rothorn, le plus haut sommet lucernois, une importante plateforme sur la durabilité. En ce qui concerne la gestion des ressources naturelles, Sörenberg fait preuve depuis longtemps d’une grande durabilité, affirme Hella Schnider, en citant en exemple la protection des marais. Pour les acteurs du tourisme impliqués, cette orientation durable est synonyme de recherche constante de solutions ciblées et de création d’offres attrayantes. «Nous voulons aussi miser davantage sur le tourisme estival. Nous ne pouvons pas nous en passer.» Hella Schnider, présidente de la commune de Flühli (LU) Fabrice Müller

Logements abordables pour les saisonniers dans le tourisme

Les prestataires touristiques ont tout intérêt à proposer des logements attrayants à leurs employés et à les fidéliser à long terme. Les communes peuvent jouer un rôle important de médiateur en réunissant tous les acteurs autour d’une table. Face à la pénurie actuelle de logements, les communes doivent élaborer une politique du logement et prévoir des mesures concrètes. L’éventail des mesures possibles est très large et va d’une simple activité d’information et de sensibilisation à l’encouragement de la construction de logements d’utilité publique, en passant par des mesures de promotion des résidences principales. La Confédération et les cantons peuvent soutenir les efforts des entreprises touristiques et des communes avec leurs instruments respectifs. Thomas Egger

La Poste dans l’espace romanche

La Romantschia est marquée jusqu’à nos jours par l’exode des populations montagnardes. A la fin du XIX e siècle et au début du XX e notamment, la Poste a joué dans ce contexte un rôle important. Les échanges de courriers avec les proches demeurés au village étaient souvent la seule possibilité de rester en contact et d’utiliser sa langue maternelle. La Poste a ainsi assumé un rôle de pionnier dans l’usage de la langue romanche. Lorsque les PTT ont décidé en 1982 d’utiliser le romanche de façon proactive dans plusieurs domaines, par exemple dans certaines parties de l’annuaire, les romanches ont été ravis. Ils se sont sentis compris. «La langue ne sert pas uniquement à communiquer. C’est aussi un bien intellectuel de l’homme, la caractéristique et le point d’identification d’un peuple. Pour perdurer, une langue a également besoin de présence, de dignité, d’estime», soulignait la même année Bernard Cathomas, ancien secrétaire de la Lia Rumantscha, lors du congrès des administrateurs postaux à Thusis. Quarante ans plus tard, le papier à lettres et l’annuaire sont des reliques du passé et les offices postaux ne font plus partie du quotidien romanche. La Romontschia reste néanmoins vivante et accessible grâce à l’«Auto da Posta». Silvana Menzli

Le tri centralisé des colis à Vétroz profite aux zones périphériques

Dans la plaine du Rhône, le centre de Vétroz se transforme en ruche entre 5h30 et 8h00 du matin, à l’heure où les facteurs chargent leurs colis dans les camionnettes jaunes. Direction Orsières et Verbier, le val d’Anniviers ou la Riviera vaudoise. Le long de la trentaine de quais de chargement du centre, des dizaines de fourgons se connectent alors à la grande bande roulante pour le remplissage des véhicules. «Déposés ou redistribués en Valais, ou venant d’autres centres régionaux ou nationaux de tri, tous les colis passent par Vétroz», indique Laurent Savary, porte-parole de la Poste pour la Romandie. Pour les lettres, le tri s’opère à Martigny, Sion, Sierre, Crans-Montana et Haute-Nendaz. Avant l’ouverture en août 2020 de ce nœud névralgique, le tri des colis s’effectuait en Valais depuis Brigue pour le Haut du canton, Sion pour le centre et Bex pour le Chablais. Mais avec le boum des envois, une centralisation s’est avérée nécessaire, a fortiori pour les zones périphériques. Un même site que celui de Vétroz a été inauguré en 2019 déjà à Cadenazzo au Tessin, puis un autre à Untervaz aux Grisons en 2020. D’une surface de 25 000 m2, celui de Vétroz a coûté 60 millions de francs. Jusqu’à 8000 colis peuvent y être traités par heure. «Au centre de tri de Vétroz, on sait quand on commence, jamais quand on finit.» Berthin Morisod, responsable Support au centre de tri de Vétroz «On sait quand on commence, jamais quand on finit», décrit Berthin Morisod, responsable Support du centre valaisan. «Un facteur peut livrer un jour 260 colis, le lendemain 320, puis 170 le surlendemain.» En hiver, la neige rallonge aussi les temps de distribution. La charge est plus intense encore à la veille de Noël. Plus de 72 000 paquets traités à Vétroz le 18 décembre 2023, un record! «Les tapis roulants s’actionnent vers 14h30 avec le tri des quelque 1200 envois quotidiens pour la distribution du soir. Les premiers colis qui partent du Valais sont évacués vers 18h00», précise Laurent Savary. Ne pouvant excéder une charge de 30 kg, ils sont scannés avant de s’empiler sur la bande selon leur poids. L’ensemble du système est numérisé. L’humain n’intervient ici que si des codes-barres sont effacés ou des colis défectueux. Dans ce cas, du personnel les répare dans un espace appelé clinique des colis. Les données relatives à chaque paquet sont transmises à la bande roulante principale pour définir laquelle des glissières emprunter selon les zones à desservir. Ce codage est utile à la clientèle pour suivre l’itinéraire des paquets. «Dès 17h00, ceux-ci sont relevés dans les offices postaux et filiales de la Poste (épiceries, supermarchés, etc.)», ajoute Berthin Morisod. A Vétroz, une cinquantaine d’employés s’affairent au tri et à la manutention. Et 120 à la distribution, facteurs compris. En terres viticoles, des encaveurs font parfois ici aussi un détour pour y déposer leurs commandes de bouteilles qui prendront une voie plus sécurisée que la bande roulante. «Le nombre de colis triés s’est stabilisé depuis le Covid, mais à une hauteur bien plus élevée qu’en 2019», commente Laurent Savary. Pour faire face à l’afflux, d'autres centres de tri plus petits ont aussi été ouverts près de Bâle, Berne et Zurich. L’annonce de la Poste de supprimer d’ici 2028 environ 170 offices préoccupe en particulier les vallées latérales du Valais. Mi-juin, le Grand Conseil a demandé au géant jaune de revoir sa position. Président de Vétroz et son buraliste durant trente ans, Olivier Cottagnoud note certes une baisse d’environ un tiers du trafic postal depuis trois ans, les lettres se faisant plus rares. «L’accès à notre office est entravé au surplus par des travaux», précise-t-il. Mais il fait remarquer qu’entre Martigny et Sion, il ne reste plus que quatre offices sur une trentaine de kilomètres. Selon lui, de nouvelles suppressions entraîneraient un déclassement des régions périphériques. «A Vétroz, les PME ont besoin d’un service postal performant et les commerçants doivent pouvoir verser leurs recettes sur leurs comptes et faire de la monnaie. Nous avons en définitive les mêmes besoins qu’en ville», rappelle-t-il. Olivier Cottagnoud a soutenu l’arrivée du centre régional de tri postal tout en soulignant que la Poste l’a installé dans sa commune parce qu’un vaste terrain y était disponible à un prix abordable. «Le nom de Vétroz est maintenant davantage connu à la ronde», conclut-il. Alain Meyer

A Matran, je vais à la Poste à la Commune!

Elles sont près de 1240 dans tout le pays, dans les villages, dans les vallées comme au cœur des villes. Les filiales en partenariat de la Poste permettent de traiter les transactions postales les plus courantes. Dans la grande majorité des cas, on retrouve ce guichet spécifique jaune dans des commerces d’alimentation. Toutefois il fait aussi partie du décor d’une soixantaine d’administrations communales dans toute la Suisse. Reportage dans la commune fribourgeoise de Matran, à quelques kilomètres de la capitale du canton, où ses 1800 habitants viennent au guichet communal pour effectuer leurs opérations postales depuis octobre 2017. Pour le syndic François Butty, une chose est claire: «Si les autorités communales de l’époque ont décidé d’accepter de gérer la filiale en partenariat de la Poste, c’est uniquement pour préserver un point d’accès desservi dans le village. Nous souhaitions répondre aux besoins de nos citoyens.» Et le secrétaire communal Olivier Pillonel d’ajouter: «En fait, nous devons simplement rendre service à la population.» La décision d’accueillir la Poste dans ces locaux s’est également imposée comme la seule solution pour une filiale en partenariat sur le territoire de la commune. Il y a certes bien une zone commerciale et industrielle importante en bordure de la bretelle autoroutière, «mais elle est éloignée du centre du village et il est compliqué d’y accéder en raison du trafic important aux heures de pointe. De plus, il n’y avait plus de commerce pérenne pour héberger cette solution au cœur du village, où se trouvent les habitants donc les clients qui utilisent ce service.» Enfin les représentants de la commune partagent le fait que ce n’est définitivement pas le revenu que rapporte la Poste qui a motivé le choix de la commune. Dans la gestion proprement dite des prestations postales, les autorités assument leur responsabilité ainsi: «Ce sont principalement nos deux apprentis qui s’occupent des clients de la filiale en partenariat de la Poste», explique Justine Guillet, collaboratrice de l’administration communale qui supervise le guichet postal. Pour le syndic, l’arrivée de ces nouveaux services supplémentaires a aussi quelques avantages, puisque cela a permis de former deux jeunes apprentis au lieu d’un seul jusque-là. Mais le choix de leur confier les rênes du service jaune revêt également un autre intérêt. «Cela leur fournit clairement une corde de plus à leur arc dans le cadre de leur formation d’employé de commerce. En effet, ils doivent développer une attitude orientée client pour la Poste qu’ils n’ont pas forcément dans leur cursus au sein d’une administration communale.» «Ce sont principalement nos deux apprentis qui s’occupent des clients de la filiale en partenariat de la Poste.» Justine Guillet, collaboratrice de l’administration communale de Matran (FR) La Poste représente ainsi l’un des seuls moments durant lesquels les apprentis ont un contact direct avec les citoyens de la commune. Le secrétaire communal partage ce constat avec un exemple. «La même personne n’a souvent pas la même attitude avec nos employés si elle vient nous voir pour une affaire communale ou pour une transaction postale. En fait, elle est un peu moins conciliante et plus exigeante lorsqu’elle vient pour un service postal», explique-t-il en souriant. Justine Guillet confie pour sa part que ce n’est pas toujours facile de répondre aux demandes des clients postaux. Le contact avec les employés de la Poste est quelque fois nécessaire pour débloquer la situation, «et il faut le reconnaître, cela prend du temps». Le secrétaire communal voit également un autre avantage pour la commune. «La gestion du courrier est clairement facilitée lorsqu’il s’agit de faire des envois en masse. On peut le transmettre directement aux transporteurs avec des délais beaucoup plus flexibles pour notre personnel.» L’arrivée de la filiale en partenariat dans les bureaux de l’administration communale a aussi eu un effet positif pour les citoyens comme pour les clients. «Nous avons élargi les horaires d’ouverture du bureau communal en 2017 dès que la Poste s’y est installée. Nous avons reconduit l’opération depuis quelques mois, puisque désormais le guichet communal et la Poste sont ouverts dès 6h30 les lundi et jeudi matin non-stop jusqu’à 16h. Ce sont nos employés qui nous l’ont demandé pour une question de flexibilité», explique le syndic. De son côté, Justine Guillet acquiesce et ajoute: «Il y a toujours du monde tôt le matin qui passe chez nous.» Une adaptation aux nouvelles habitudes qui répond au besoin des citoyens-clients. Laurent Savary

Grands changements dans le domaine de la TVA

Le Tribunal fédéral a établi, dans deux jugements, qu’il ne pouvait y avoir de subventions lors de couvertures de déficit et de contributions au sein d’une même collectivité publique. Il a ainsi considéré que la longue pratique de l’Administration fédérale des contributions (AFC) de ne pas accorder de déduction de l’impôt préalable ou de la réduire n’était pas légitime. Cela offre des opportunités aux collectivités publiques rétroactivement et à l’avenir. Dans le cadre de la révision partielle de la LTVA, un article de loi supplémentaire a été introduit afin de simplifier le vieux problème lié à la délimitation entre subvention et rémunération pour des prestations. Et la méthode des taux forfaitaires doit être modifiée au même moment que l’entrée en vigueur de la révision partielle de la LTVA. Les délais pour changer de méthode de décompte seraient réduits. Un tel changement aurait alors des conséquences financières, dans la mesure où, selon les cas de figure, des impôts préalables pourraient être remboursés ou exigés ultérieurement. Markus Metzger

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